Comment les pratiques sectaires produisent-elles de la violence ?

La sociologue américaine Bernadette Barton a étudié les effets dévastateurs des groupes sectaires durant cinq années de recherche sur l’homophobie dans le contexte religieux et plus particulièrement dans la zone de la Bible Belt. Dans le sud des États-Unis, les organisations religieuses conservatrices sont partout. Le plus souvent isolées, elles contrôlent leurs membres par la peur.

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Quand le croyant devient victime

Lorsque la croyance religieuse devient une obsession, qu’elle nuit à l’intimité, qu’elle provoque l’insécurité, que seuls les cérémonies et les rituels sont devenus source d’apaisement, il est probable que cette croyance soit guidée par un gourou narcissique qui manipule, prend le contrôle et domine par la peur.

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Pourquoi entre-t-on dans une secte ?

La rencontre sectaire

Attiré par un groupe parce qu’il répond à certains espoirs : un futur adepte n’entre pas par hasard dans une secte. Ni plus faible, ni plus immature, ni plus déséquilibré que les autres, un futur adepte est un sujet ayant des désirs et des fantasmes conscients et inconscients et des aspirations à satisfaire.

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Apostat, une accusation récurrente

En guise d’introduction, il nous a paru essentiel de reprendre les grandes lignes d’une analyse menée par Jean-Pierre Jougla (avoué, membre de longue date de l’ADFI et administrateur de l’UNADFI) sur l’accusation d’apostasie, accusation destinée à neutraliser les témoignages douloureux qu’apportent d’anciens adeptes.

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Le syndrome de stress post-traumatique et autres conséquences de l’engagement dans une secte

Doni P. Whitsett, Ph. D, est professeur clinique en Sciences sociales à l’University of Southern California (Etats-Unis). Elle a travaillé avec des adeptes de sectes et leurs familles pendant de nombreuses années.
Extraits de son intervention lors du colloque de la FECRIS, « Les abus récurrents des sectes : témoignages et preuves », à Varsovie, le 7 mai 2011.

Le syndrome de stress post-traumatique (SSPT) est, je crois, essentiellement un trouble de la régulation de l’affect. De nombreux professionnels de santé mentale ont fini par estimer que la régulation de l’affect constitue la pierre angulaire d’une bonne santé mentale tandis que son dérèglement est à la base de la maladie mentale. Les connaissances actuelles sur le trauma et en particulier ses aspects neurologiques permettent de mieux comprendre ce syndrome.

Le syndrome de stress post-traumatique

Selon la définition du DSM-IV[1], le SSPT est : « L’exposition à un événement qui dépasse le cadre de l’expérience humaine normale ».

Pour remplir les conditions de ce diagnostic, la symptomatologie du client doit inclure trois aspects :
 

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