La Scientologie pourra s’installer à Saint-Denis

Fin décembre 2021, la cour d’appel administrative de Paris a confirmé l’annulation d’un arrêté municipal empêchant l’installation à Saint-Denis (93) du « centre de formation » de la Scientologie. Depuis l’acquisition du bâtiment par le groupe en 2017, la mairie s’opposait à l’installation d’un centre scientologue sur son territoire.

Dans sa décision la cour d’appel administrative de Paris précise que le refus des travaux par la municipalité constituait un « détournement de pouvoir ». Cette décision se base notamment sur des déclarations publiques d’élus de la ville montrant leur hostilité au projet. En 2019, la mairie de Saint-Denis avait refusé par un arrêté que le bâtiment devienne un établissement recevant du public, stipulant des failles en matière de sécurité incendie et d’accessibilité aux personnes handicapées. En 2020, le tribunal de Montreuil avait annulé l’arrêté municipal.

À la suite de la décision en appel, la municipalité doit réexaminer sous trois mois la demande d’autorisation de travaux. 

(Sources : 20 minutes, 21.12.2021 & Le Figaro, 21.12.2021 & Libération, 21.12.2021)

Lire à ce sujet :

– La Scientologie va-t-elle pouvoir s’installer à Saint- Denis ? : https://www.unadfi.org/actualites/groupes-et-mouvances/la-scientologie-va-t-elle-pouvoir-s-installer-a-saint-denis/

– La Scientologie prend racine en région parisienne : https://www.unadfi.org/actualites/groupes-et-mouvances/la-scientologie-prend-racine-en-region-parisienne/ 

Réactions sur l’installation de la Scientologie à Saint-Denis : https://www.unadfi.org/non-classe/reactions-sur-linstallation-de-la-scientologie-a-saint-denis/

Chef indien, chaman et violeur

Début décembre 2021, un chaman surnommé « Loup Blanc » a été mis en examen et placé en détention provisoire à Nîmes pour des faits de viols, agressions sexuelles et abus de faiblesse. Cela fait suite à un signalement auprès de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) de la part d’anciennes adeptes.

Aujourd’hui septuagénaire celui qui se fait appeler « Loup Blanc » exerce depuis de nombreuses années en tant que chaman. Il aurait pris conscience de son pouvoir mystique à l’âge de 7 ans et il y a une trentaine d’années Sitting Bull lui serait apparu et lui aurait affirmé qu’il « fut un grand chef indien ». Entouré d’environ 200 fidèles, il vend de nombreux produits (cd, livres) et organise des initiations qui permettent selon lui d’ « évoluer vers un autre plan de conscience ». Ces stages qui durent deux jours coûtent entre 200 et 350 euros plus 150€ pour l’hébergement. C’est lors de ces séances que le gourou aurait commis des abus sexuels sur certaines fidèles.

Outre les faits de viols et d’agressions sexuelles, le chaman aurait profité de ses fidèles et de leur argent pour financer un train de vie luxueux. Il roulait dans une voiture luxueuse et vivait dans un château alors qu’il préconisait par ailleurs un mode de vie frugal et un retour à la nature.  La plupart des biens ne sont pas à son nom mais à celui de fidèles qui achètent les biens mis à la disposition exclusive du chaman. Différentes propriétés habitées par le gourou ont été perquisitionnées pour l’enquête. Les autorités ont découvert d’importantes sommes d’argent liquide et de l’or.

C’est à la fin de l’année 2020 que deux femmes ont dénoncé à la Miviludes les abus sexuels commis par le gourou à leur encontre ainsi que l’emprise exercée par « Loup Blanc ». Les abus auraient été commis sous l’emprise de l’ayahuasca, une plante aux vertus psychédéliques. A la suite de cette dénonciation, plusieurs autres victimes se seraient manifestées.

Dans l’attente de son procès, le chaman a été placé en détention provisoire.  

(Sources : Le Parisien, 09.12.2021 & Midi Libre, 09.12.2021 & France Bleu, 10.12.2021)

Sept membres d’une secte condamnés à 50 ans de prison

Le tribunal de Bocas del Toro (Panama) a condamné sept membres de la secte « La Nueva Luz de Dios » à 50 ans de prison, la peine maximale encourue au Panama. Deux autres membres du groupe avaient, précédemment, été condamnés à 47 ans de prison après avoir passé un accord avec la justice.

Ils étaient accusés d’avoir, lors d’une cérémonie d’exorcisme, tué six enfants, âgés d’un an à 17 ans, et une femme enceinte.

Le 14 janvier 2020, la femme avait été assassinée devant cinq de ses enfants, et un autre mineur. Ils avaient eux-mêmes été battus à mort par la suite, le tout en présence des autres membres du groupe. Ce sont des témoins de la scène, eux-aussi victimes de violences, qui ont alerté la police après avoir réussi à fuir.

Selon Claire Nevache, chercheuse au Centre international d’études politiques et sociales du Panama, l’affaiblissement des cultes institués serait à l’origine de l’infiltration d’églises animées de « mauvaises intentions » parmi les populations locales qui souffrent déjà de l’absence des autorités.

Ainsi en 2020 trois membres d’une autre secte avaient été arrêtés après avoir enlevé et violé six enfants. L’enquête de la police avait mené à l’arrestation du gourou et à la découverte d’une fosse commune cachée dans la jungle. 

(Source : Sud-Ouest, 04.12.2021)

Pour rappel, lire sur le site de l’Unadfi : Découverte macabre d’une fosse commune : https://www.unadfi.org/actualites/groupes-et-mouvances/decouverte-macabre-dune-fosse-commune/

Des anciens adeptes en guerre contre la politique d’exclusion des Témoins de Jéhovah

Aux Pays-Bas plusieurs dizaines d’ex-Témoins de Jéhovah se sont réunis au sein du Dutch Committee Against JW’s Shunning (Comité néerlandais contre l’ostracisme des Témoins de Jéhovah) pour engager des actions contre la politique d’exclusion et d’évitement en vigueur dans le mouvement.

Fondé à l’initiative de Henri Dahlem, le comité, qui compte une trentaine de membres, réfléchit « sur la possibilité d’engager des poursuites civiles pour discrimination, ingérence dans les affaires personnelles et atteinte à la réputation ». Le comité a également rédigé un rapport et une pétition qui sera présentée à la Chambre des représentants en 2022 dans le but d’appeler les politiciens à agir contre les « politiques inhumaines » du groupe. Les anciens membres sont victimes d’insultes, de calomnies et de propos diffamatoires, explique Henri Dahlem.

L’ex-adepte Jim Winter, l’un des premiers à s’être joint à cette action, n’a plus de contacts avec ses proches restés dans le groupe depuis son exclusion en 2018. Selon lui, les Témoins de Jéhovah demandent à leurs adeptes de « choisir entre leur parent exclu et Dieu » car ils considèrent que ceux qui ne sont plus membres « vont sur le chemin de Satan ».

Le comité espère être entendu par la justice comme cela a été le cas en Belgique où un groupe d’anciens membres a remporté une victoire historique contre les Témoins de Jéhovah en 20211. Si le tribunal de Gand a statué que l’exclusion de personnes n’est pas punissable, il a cependant reconnu que la politique de rejet totale des anciens membres et la diffamation dont ils sont victimes constituent une incitation à la haine et à la discrimination. 

(Source : pointer, 23.12.2021)

1. Lire les articles sur cette affaire sur le site de l’Unadfi :

La Congrégation chrétienne des Témoins de Jéhovah belge poursuivie pour incitation à la discrimination : https://www.unadfi.org/actualites/groupes-et-mouvances/la-congregation-chretienne-des-temoins-de-jehovah-belge-poursuivie-pour-incitation-a-la-discrimination/

Les Témoins de Jéhovah ont fait appel de la décision rendue par le tribunal de Gand : https://www.unadfi.org/actualites/groupes-et-mouvances/les-temoins-de-jehovah-ont-fait-appel-de-la-decision-rendue-par-le-tribunal-de-gand/

Un lieu de culte illégal

Un tribunal a ordonné aux esséniens de cesser leurs cérémonies sur les terrains acquis à Cookshire-Eaton au Canada. La réglementation ne permet en effet pas que ce terrain soit utilisé pour l’exercice d’un culte.

Ce terrain avec été acquis en 2007 par le groupe afin de devenir l’un de ses principaux lieux de culte. Le mouvement y avait construit des bâtiments grâce à un permis pour usage récréotouristique qui est accompagné de taxes et ne permet pas l’établissement d’un lieu de culte. Le groupe jouait sur la confusion entre ces deux statuts afin de ne pas payer de taxes. La mairie de Cookshire-Eaton est donc satisfaite qu’un jugement clarifie la position. La juge a rappelé que dès l’achat de ce terrain le groupe savait qu’il ne pourrait pas y installer un lieu du culte, un courrier allant dans ce sens avait été envoyé trois mois avant la transaction.

En 2015, l’Eglise essénienne avait souhaité modifier le zonage afin de pouvoir établir un lieu de culte mais cela avait été refusé par le conseil municipal de la ville. Dans sa décision la juge rappelle que la ville avait proposé d’autres lieux au groupe avant que le litige ne soit judiciarisé. La ville n’empêche pas l’exercice d’activité religieuse mais ne le permet pas là où le groupe a décidé de s’établir.

Les esséniens souhaitent faire appel de la décision estimant que la Cour supérieure est dans l’erreur en stipulant que la liberté de religion n’avait pas été violée. Il souhaite aussi établir un nouveau dialogue avec la municipalité. 

(Sources : Radio Canada, 10.12.2021 & Le Journal de Montréal, 10.12.2021)

Lire l’ensemble des articles sur l’Eglise essénienne : https://www.unadfi.org/mot-clef/essenia-eglise-essenienne/

La FLDS condamnée à payer 1 million d’euros pour avoir violé les lois sur le travail des enfants

Le juge du tribunal de district de l’Utah a condamné l’Église fondamentaliste de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours (FLDS) et deux de ses membres à payer un million de dollars pour avoir enfreint les lois sur le travail des enfants.

L’évêque Lyle Jeffs devra verser 312 079,30 dollars d’arriérés de salaire et 312 079,30 dollars de dommages et intérêts aux victimes. Quant à l’Eglise et Brian Jessop, le dirigeant de Paragon Contractors, la société qui employait les enfants illégalement pour récolter des noix de pécans, ils devront s’acquitter d’un autre arriéré de salaire de 281 336,32 dollars.

L’affaire avait éclaté en 2012 à la suite de la diffusion d’une vidéo montrant des femmes et des enfants occupés à la récolte de noix de pécan dans une ferme du sud de l’Utah. Le Département américain du travail avait alors déposé une plainte. Selon des documents judiciaires rendus publiques en 2019, la société aurait utilisé des enfants sans les rémunérer entre 2008 et 2013.

Jeffs et Jessop n’avaient pas documenté les heures travaillées dans le ranch, et avaient refusé de fournir les noms des employés ce qui a obligé le département du travail à lancer un appel pour retrouver toutes les victimes.

Lyle Jeffs, qui avait été déjà condamné en 20171 pour une fraude aux bons alimentaires, est le frère de Warren Jeffs, ancien dirigeant de l’église, qui purge une peine à perpétuité pour agressions sexuelles.

La FLDS est une dissidence de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours (ormons), qui pratique encore la polygamie au sein de communautés fermées.  (Source : KSL.com, 30.10.2021)

1. Lire sur le site de l’Unadfi, La condamnation de Lyle Jeffs enfin prononcée : https://www.unadfi.org/non-classe/la-condamnation-de-lyle-jeffs-enfin-prononcee/

Pour en savoir plus sur cette affaire, lire sur le site de l’Unadfi :

La FLDS une nouvelle fois dans le collimateur de la justice : https://www.unadfi.org/actualites/groupes-et-mouvances/la-flds-une-nouvelle-fois-dans-le-collimateur-de-la-justice/

Nouvelle condamnation de la société Parangon : https://www.unadfi.org/actualites/groupes-et-mouvances/nouvelle-condamnation-de-la-societe-parangon/

Validation de la mise en examen

A Saint-Denis de la réunion, la chambre d’instruction a rejeté la requête en nullité de la mise en examen d’Extravagance en qualité de personne morale. L’association sera bien poursuivie par la justice des faits de dérives sectaires à l’encontre d’anciens fidèles.

L’avocat d’Extravagance avait contesté la régularité de la procédure stipulant que les mises en examen de l’Eglise et de son leader n’auraient pas dû être prononcées conjointement et auraient dû faire l’objet de deux rendez-vous différents. La chambre d’instruction a jugé qu’aucune entorse n’avait été commise.

En outre, l’association avait fait appel de l’obligation de versement d’une caution de 60 000€, ce qui a aussi été rejeté par le juge d’instruction.  L’église avait alors réussi à réunir les fonds grâce au soutien financier de ses fidèles.   (Source : Clicanoo, 17.11.2021)

« Amour et Miséricorde » : la parole des témoins

Le groupe de prière fondé par la « voyante », Eliane Deschamps, jugée pour abus de faiblesse, est décrit dès 2002 par plusieurs témoins et proches de ses adeptes comme un collectif qui joue sur la manipulation mentale de ses fidèles.

Une des parties civiles au procès, Marie-France, explique avoir dès cette époque perdue tout contact avec son fils. Il lui avait annoncé qu’il avait « envie de changer d’air […] pour se rapprocher du groupe Amour et Miséricorde ». « Il est devenu très distant, le dialogue était impossible ». à
45 ans, il est resté membre et adepte de la communauté et a coupé les relations avec sa mère.

Magalie Breux, une des filles de la « voyante », a quitté le groupe au bout de dix ans. Elle raconte les visions de sa mère, ses « apparitions » de la vierge, les pèlerinages et les défilés des fidèles dans la maison familiale. Elle décrit les brimades, les humiliations et l’emprise que sa mère a exercée sur elle. « On n’avait pas de vie sociale en dehors de la communauté ». Ce qu’elle décrit semble être un processus avéré d’emprise, de rupture, mais aussi de pression financière. « Jésus prend possession de son corps et lui dit que les adeptes doivent se détacher de leurs biens les plus chers ». Les adeptes devaient en effet donner leurs bijoux ou des tableaux et versaient une pension de 300 à 350 euros par mois, parfois même déposaient régulièrement des sommes allant jusqu’à 5 000 euros.

« J’ai eu une vie d’esclave pendant dix ans : je faisais le ménage tous les jours à fond, je faisais la cuisine, j’obéissais, j’étais en soumission totale, sous emprise », témoigne à la barre Brigitte Delecourt, autre adepte pendant dix ans.

A l’inverse de ces témoignages, certains membres actuels de la secte sont venus au procès pour tenter de convaincre de leur « liberté », assurant qu’ils ne se considéraient ni sous emprise ni sous influence.

Un des avocats des parties civiles fustigent ces témoignages « positifs », qui relèvent selon lui d’une « entreprise cosmétique » visant à masquer l’emprise.

« Eliane dirigeait tout », dit Gwenola Boucher-Doigneau, ex-adepte, qui a quitté la secte à 25 ans. « Je la divinisais, j’aurais tout fait pour elle. Je me serais jetée d’une falaise si elle me l’avait demandé ». Elle raconte que la gourelle lui avait, entre autres, interdit de demander une péridurale lors d’un accouchement. Elle l’avait également forcée à rédiger une lettre à son père pour lui faire savoir « qu’il n’était plus son père ».

La sœur de Gwenola, Isabelle, et sa mère Brigitte avaient rejoint le groupe. « On était tous collés à Eliane comme la bernique à son rocher », dit cette dernière. Pierre, son mari et père de Gwenola, qui a tout fait pour faire sortir sa famille du groupe, analyse comment l’emprise a pu s’opérer. « Tout s’est fait progressivement, par la séduction ».

« C’est une véritable fabrique de l’état de faiblesse », explique une psychologue spécialiste du fait sectaire citée à la barre lors du procès. « L’individu passe de sujet à objet à travers la coupure avec son réseau d’appartenance ».   (Sources : Le Figaro, 23.11.2021 & France Bleu Bourgogne, 22.11.2021 & Le Parisien, 22.11.2021 & elle.fr, 23.11.2021 & TV5Monde, 22.11.2021)

Procès de la fondatrice du groupe de prière « Amour et Miséricorde »

Une femme gourou, Eliane Deschamps, 67 ans, fondatrice en 1999 de la secte présumée « Amour et Miséricorde», est jugée pour abus de faiblesse au tribunal judiciaire de Dijon. Elle prétend avoir vu et entendu la vierge et incarner un renouveau charismatique, enrôlant sous sa coupe des adeptes dans toute la France.

Elle se faisait appeler « la servante » ou « la voyante ». Après vingt ans de procédure, elle est jugée pour abus de faiblesse avec un autre membre de sa communauté, Daniel Delestrac, 75 ans, son « bras droit », ancien membre de l’Eglise de Scientologie. Ils sont accusés d’emprise et de comportements constitutifs de dérives sectaires.

Cette longue saga judiciaire témoigne des difficultés à caractériser ce type d’infraction. Marie Drilhon, vice-présidente de l’UNADFI, explique que « ce sont des dossiers compliqués à judiciariser parce qu’établir la preuve de l’emprise mentale sur des personnes majeures reste complexe.  Ce sont des groupes fermés, il n’y a pas de témoin direct, pas de traces pouvant caractériser l’abus de faiblesse ».

Dans ce procès, une douzaine de personnes, des anciens membres ou leurs proches, se portent partie civile.

Dès 2002, l’archevêque de Dijon avait interdit à la prévenue de faire du prosélytisme autour de ses supposées « apparitions ». En 2008, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) avait alerté sur « une structure non reconnue par l’Eglise et un groupe soumis à l’autorité de sa  » voyante  » qui tend à se refermer sur lui-même. » Des premières plaintes sont alors déposées mais aboutissent à un non-lieu. Après de nombreuses nouvelles plaintes, une information judiciaire est de nouveau ouverte en 2014. Interpellée sur les rebondissements de cette affaire, la Miviludes reconnait des comportements constitutifs de dérives sectaires.

Les trois axes judiciaires du procès concernent l’abus de faiblesse, l’abus de confiance et l’extorsion de fonds. Selon l’accusation, la prévenue a enfermé les membres de sa secte dans une « prison spirituelle ». Jérémy Demay, journaliste indépendant, auteur d’un ouvrage sur l’affaire, pointe également les dérives d’ordre financier, montrant que les membres de la communauté sont incités à céder leurs biens et à verser des pensions conséquentes. Des soupçons de détournement d’héritage ont aussi fait l’objet de discussions lors du procès.

Les prévenus étaient passibles de cinq ans d’emprisonnement et 750 000 Euros d’amende. L’état de santé d’Eliane Deschamps ayant été jugé peu compatible avec un emprisonnement, un an de prison avec sursis a été requis au final. (Sources : Le Figaro, 23.11.2021 & TV5Monde, 23.11.2021 & 20 Minutes, 22.11.2021 & France Bleu Bourgogne, 22.11.2021 & Le Parisien, 22.11.2021)

Deux responsables reconnus coupables

Nachman Helbrans et Mayer Rosner, deux membres de Lev Tahor, ont été reconnus par le tribunal fédéral de New York coupables d’enlèvement d’enfants et exploitation sexuelle sur l’un d’entre eux. Ils risquent une peine minimale de 10 ans pouvant aller jusqu’à la perpétuité.

En 2018, une mère craignant pour la sécurité de ses deux enfants (une jeune fille de 14 et son petit frère) au sein de Lev Tahor a fui le Guatemala où était installé le groupe pour New York. En 2017, la jeune fille âgée de 13 ans avait été mariée par les dirigeants à un homme du groupe âgé de 19 ans. Un tribunal américain a accordé à la mère la garde exclusive de ses enfants et a interdit à leur père encore membre du groupe d’entrer en relation avec eux. A la fin de l’année 2018, Nachman Helbrans et Mayer Rosner avaient élaboré un plan afin d’enlever la jeune fille et son frère, leur faisant passer la frontière américaine illégalement afin de les emmener au Mexique.

Lev Tahor adopte un mode de vie traditionnaliste mais pour cet enlèvement ils avaient utilisé des moyens modernes (téléphone portable, application cryptée, faux passeports). Les enfants avaient été retrouvé dans un hôtel au Mexique.

La peine sera prononcée ultérieurement.  

(Sources : Times of Israel, 11.11.2021 & National Post, 12.11.2021)