Les thérapies de conversion en hausse

Sorti sur les écrans le 27 mars 2019, Boy Erased, film américain de Joel Edgerton, tiré du livre de Garrard Conley, aborde le sujet des thérapies de conversion. Il est basé sur l’histoire vraie d’un fils de pasteur qui a été forcé de suivre un « programme de masculinisation » pour « soigner son homosexualité ». Détenu dans un centre de thérapie chrétienne, il y vivra un véritable enfer. Lire la suite

L’Etat doit-il vacciner les enfants de parents « antivax » ?

Depuis 2016, les cas de rougeole ont augmenté de 30% dans le monde. Une situation intolérable selon Arthur Caplan, éthicien, pour qui l’Etat devrait prendre en charge la vaccination des enfants dont les parents y sont opposés.

Alors que des sites antivaccination publient des messages décrivant la rougeole comme une maladie bénigne voire comme une maladie qui rendrait plus fort et en meilleur santé, des enfants en meurent et parfois de façon atroce. Rick MacDonald, pédiatre, constate que les personnes responsables de ces publications sont de plus en plus rebelles et de plus en plus fourbes à mesure que les épidémies de rougeole se propagent.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), les pays sont en train de perdre des décennies de progrès dans la lutte contre la rougeole et autres maladies infantiles aujourd’hui évitables.

Pour Arthur Caplan, directeur fondateur de la division de l’éthique médicale du NYU Langone Medical Center, « chaque enfant a le droit d’être vacciné ». Aux États-Unis et en Europe, des dizaines de milliers d’enfants en sont privés parce que leurs parents détiennent une information erronée.

Au Canada, un enfant sur dix n’est plus vacciné, soit 750 000 jeunes canadiens non-protégés de la diphtérie, de la coqueluche, du tétanos ou de la rougeole.

Quelques pays initient de nouvelles de mesures. En janvier, la France a rendu obligatoire la fréquentation scolaire de huit autres vaccins, ce qui porte à 11 le nombre obligatoire de vaccins. En Australie, les parents opposés à la vaccination de leurs enfants risquent de perdre leurs allocations : « No Jab, No Pay ». Et, en Californie, il y a trois ans, le législateur a abrogé les exemptions de vaccins pour des raisons philosophiques ou religieuses. Arthur Caplan pense que ce type d’exemption devrait être aboli dans tous les Etats, sachant qu’il n’y a d’ailleurs aucune référence aux vaccins dans les textes religieux.

Et pourtant, au Canada, l’Ontario qui autorise ce type d’exemptions, voit leur nombre augmenter. « Une conduite parentale irresponsable mettant en péril le bien-être des enfants ne mérite pas d’accommodement social. » commente l’éthéticien. « Tout enfant non vacciné nuit à un autre enfant et ses parents devraient être tenus comme civilement responsables », a-t-il ajouté.

« Mais le problème que nous avons ici est que vous considérez toute une population d’intérêts supérieurs à ceux des enfants. ». Mais l’intérêt d’une catégorie de la population ne doit pas être contraire à celui des enfants, qui est également l’intérêt général.

(Source : National Post : 24.12.2018)

Loi sur la formation professionnelle

Le décret relatif à la qualité des actions de la formation professionnelle continue est paru au Journal officiel, le 1er juillet 2015. Les nouvelles dispositions doivent être mises en oeuvre afin de faire face à l’offre croissante de formations douteuses notamment celles proposées par des mouvements sectaires comme l’avait souligné la Miviludes dans son rapport de 2012(1).

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L’emprise en général et l’emprise sectaire en particulier

Intervention du Bâtonnier Alain Fouquet, avocat au Barreau d’Angers, lors du colloque « les leçons d’un procès » organisé sous l’égide de l’ADFI Normandie le 26 février 2014 à Caen. Maître Fouquet fut l’avocat d’une partie civile dans le cadre du procès de Françoise Dercle, la fondatrice du Parc d’Accueil1.

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Caractériser un abus de faiblesse

L’abus frauduleux de l’état de faiblesse est un fait de société de plus en plus médiatisé – le dossier de l’affaire Bettencout en est le plus célèbre exemple. Il se définit légalement comme le fait de profiter de la particulière vulnérabilité d’une personne afin de la conduire à faire des actes ou s’abstenir de faire des actes, ayant des conséquences particulièrement préjudiciables pour cette même personne. Il est réprimé par l’article 223-15-2 du Code pénal et puni de trois ans d’emprisonnement et de 375 000 euros d’amende.

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Adolescents et jeunes sous influence

Le débat passionné qui a agité le pays ces derniers mois autour de la notion de laïcité s’est nourri du cas polémique de quelques lycéennes réclamant le droit de porter le voile et d’afficher ostensiblement leurs convictions religieuses au sein même de l’école publique, pilier de l’idéal de neutralité républicaine prôné par la France. Cette mise en lumière d’une jeunesse aux convictions si affirmées qu’elle semblait prête à risquer l’exclusion dans l’affirmation de sa singularité, en provoquant l’incompréhension d’une grande partie de l’opinion qui l’a vécue comme une forme d’aliénation, a aussi réveillé chez nombre de parents la crainte de voir leurs enfants tomber sous influence. Dans les formes extrêmes de revendication que prend parfois l’engagement d’un adolescent, et faute d’y adhérer, voire simplement de l’admettre lorsqu’il heurte leurs propres convictions, les adultes voient souvent l’expression d’un processus d’embrigadement contre lequel ils se sentent totalement impuissants.
 

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Sur décision du Conseil d’État, la fasciathérapie n’est pas reconnue

Dans son arrêt n°364750, le Conseil d’État donne raison au Conseil national de l’ordre des masseurs- kinésithérapeutes (CNOMK) qui s’était prononcé contre la reconnaissance de la « fasciathérapie » dans un avis rendu le 22 juin 2012. Le CNOMK interdisait également aux masseurs-kinésithérapeutes de faire état d’une telle qualification sur leurs documents, cartes ou plaques professionnels ou dans des annuaires.
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