Les déboires financiers de Shambhala International

Shambhala International, l’une des plus importantes organisations bouddhistes d’Occident, rencontre de nombreuses difficultés financières depuis les accusations d’abus sexuels portées contre son dirigeant Sakyong Mipham Rinpoché et des membres haut placés dans le groupe. Les allégations d’abus ainsi que leur dissimulation par la direction du groupe ont conduit le dirigeant et son conseil d’administration à démissionner. Lire la suite

Arrangement à l’amiable

Après une enquête de la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité au travail (CNESST), la Scientologie se devait de payer des employés de son organisation qui avaient été sous-payés1. Selon la CNESST, un règlement à l’amiable entre les parties a été trouvé. Les accords de ce règlement resteront confidentiels. Lire la suite

Vives réactions à la mise en vente d’une propriété de Points-Coeur

La mise en vente du « Centre international pour une culture de compassion » (ICCC) par l’ONG Points-Coeur a suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux. Située à Woodbourne (État de New York), la propriété où habitait Thierry de Roucy, le fondateur de l’ONG avait été acquise pour 1 million d’euros, au début des années 2000. Elle a été mise en vente au prix de 3 millions d’euros. Entourée d’un terrain d’une cinquantaine d’hectares, la demeure composée de plusieurs corps de ferme compte dix-sept chambres et sept salles de bains. Lire la suite

La Scientologie à l’assaut de la région parisienne

En réaction à l’achat par la Scientologie, pour 33 millions d’euros, d’un bâtiment à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis)1, Libération a publié un dossier analysant les tenants et les aboutissants de cet achat et fait un point sur l’état du mouvement. Lire la suite

Le point sur l’affaire NXIVM

À l’exception de Keith Raniere, leader du groupe NXIVM, tous les accusés dans l’affaire ont plaidé coupable de certaines des accusations portées à leur encontre. Certains pourraient donc coopérer avec les procureurs et témoigner contre le gourou lors du procès. Ainsi Keith Raniere devrait être le seul inculpé jugé lors du procès début mai 2019. Les procureurs fédéraux se concentrent sur les activités criminelles présumées de NXIVM.

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Hillsong, derrière une apparente modernité, beaucoup de conservatisme

L’Église pentecôtiste australienne Hillsong ne cesse de développer son audience et son patrimoine financier. Fondée en 1983 en Australie par Brian Houston et sa femme Bobbie, elle étend aujourd’hui son influence dans une vingtaine de pays. D’après son rapport d’activité de 2017, l’Église affiche un revenu annuel de 110 millions de dollars.

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Que sait-on de ? NXIVM et DOS

Assisté de Nancy Salzman, Keith Raniere crée en 1995 la compagnie Executive Success Program (ESP) afin de promouvoir un programme de développement personnel. Quelques années plus tard, ESP devient NXIVM. Le groupe explique vouloir aider les personnes à exploiter le potentiel existant en chacun. Sur son site, NXIVM prétend être « une entreprise dont la mission est de sensibiliser la population, de promouvoir une civilisation humanitaire et éthique et de célébrer l’être humain ». Lire la suite

La Scientologie russe au coeur d’une enquête pour fraude

Les bureaux de Moscou et de Saint Saint-Pétersbourg de la Scientologie ont été perquisitionnés, fin mars, dans le cadre d’une enquête pour détournement de fonds ouverte en 2017. Les deux antennes sont accusées d’avoir excroqué des investisseurs. Les services de police examinent les documents financiers de l’organisation. Lire la suite

Dérive meurtrière

Uncovered : The cult of Yahweh ben Yahweh, documentaire récemment diffusé par la Chaîne américaine Oxygen, explore la dérive, dans les années 1980, du groupe suprémaciste noir Nation of Yahweh vers l’extrémisme et l’ultra violence.

S’appuyant sur les témoignages d’ex adeptes, d’experts juridiques et des forces de l’ordre, ce documentaire met en lumière le rôle central du fondateur, surnommé Yahweh ben Yahweh, qui exerçait une emprise totale sur le groupe.

Fondée en 1979, par Hulon Mitchell Jr, le fils d’un pasteur, The Nation of Yahweh est une émanation du mouvement religieux Hébreu noir israélite. En apparence, son action se concentrait sur la réhabilitation des quartiers défavorisés de Miami durement touchés par la drogue, mais sa mission était avant tout spirituelle, Yahweh ben Yahweh s’étant donné pour objectif de vaincre les blancs et de « permettre aux Afro-américains de reconquérir leur Terre promise d’Israël ».1

La dévotion vouée à son dirigeant les démarque des autres Hébreux noirs. Ainsi Khalil Amani, un ex adepte, enrôlé à l’âge de 19 ans, s’est dès sa première rencontre laissé convaincre par le gourou envoutant, élégant et parlant très doucement en laissant sous-entendre sa nature divine.

Mais il a rapidement déchanté. Yahweh ben Yahweh contrôle tout : les mariages, les relations sexuelles, la nourriture. Il oblige ses adeptes à atteindre un quota mensuel de dons sous peine de punition, dont Khalil Amani a fait les frais. Les fautifs étaient confinés dans une pièce appelée la « salle d’entente » où, agenouillés pendant des heures sur un tapis très fin, ils étaient battus dès qu’ils montraient le moindre signe de faiblesse.

Grâce à ces rentrées régulières d’argent, le groupe s’est rapidement enrichi, se retrouvant à son apogée à la tête d’une fortune de 200 000 millions de dollars, et propriétaire d’un immeuble de quatre étages, de restaurants, de magasins d’hôtels et de centaines de voitures.

Cependant, deux ans seulement après sa création, les violences se multiplient et des adeptes commencent à émettre des doutes sur sa direction. Daniel Borrego, un ancien inspecteur du Comté de Miami Dade, raconte que Yahweh « voulait que chaque noir assassiné, soit vengé par la mort d’un diable blanc ». Pour ce faire, le gourou constitua une troupe d’élite armée de machettes en acier. Pour prouver la véracité des meurtres, les membres devaient rapporter au gourou un morceau d’oreille de leur victime.
Cette troupe connue sous le nom de « cercle des dix », est aussi chargée de faire taire les opposants, surnommés « les hypocrites », en les passant à tabac. Plusieurs cas de décapitation ont été rapportés.

En 1985, Khalil Amani, terrorisé, fuit le groupe et se rend au FBI pour dénoncer tous les faits dont il avait été témoin. A la suite de cela, Yahweh ben Yahweh et plusieurs de ses partisans seront l’objet d’une enquête sur 23 meurtres, et finalement inculpés pour 14 d’entre eux en 1990. En 1992, Yahweh ben Yahweh, sur lequel portait aussi des accusations de pédophilie sur plusieurs petites filles, fut reconnu coupable de complot en vue de commettre un meurtre et condamné à 18 ans de prison. Au cours du procès, sa soeur et son neveu témoignèrent contre lui, confirmant qu’il avait poussé des membres à commettre des assassinats.

Ayant bénéficié d’une libération anticipée en 2001, il est décédé en 2007. Le groupe poursuit ses activités, mais affirme avoir abandonné ses idées racistes.

(Sources : Fox News, 09.03.2019 & Wikipédia)

1. Tryangle, 23.02.2014, https://www.tryangle.fr/nation-of-yahweh

Lire sur le site de l’Unadfi : Un groupe suprémasciste meurtrier : https://www.unadfi.org/groupes-et-mouvances/un-groupe-supremasciste-meurtrier/

Un abbé accusé d’abus de faiblesse

Phillippe G. abbé âgé de 68 ans, dirigeant de l’association cultuelle de Lépante, émanation de la communauté Saint Pie V1 a comparu devant le tribunal correctionnel de Nantes pour abus de faiblesse, soupçonné d’avoir soutiré de l’argent à une de ses fidèles en 2011.

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