Dissolution de la communauté du Verbe de Vie après plus de 20 ans d’alerte

Réunis à l’abbaye Notre-Dame de Vive Fontaine d’Andecy, dans la Marne, les membres du Verbe de vie ont appris, le 25 juin 2022, que leur communauté disparaîtra définitivement le 1er juillet 2023. Cette décision prise par le cardinal-archevêque de Bruxelles Jozef De Kesel, leur garant, intervient après une visite canonique menée de janvier à avril 2022.

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Les traditionnalistes se regroupent

Le mouvement de jeunesse catholique Academia Christiana a été créé en 2013 par quatre étudiants. L’objectif exposé sur son site : « Former les jeunes chrétiens et les hommes de bonne volonté qui veulent s’engager au service du Bien commun ». Derrière ces mots, se cache une frange de l’extrême droite qui appelle à prendre les armes et à partir en croisade. La Normandie attire de plus en plus de catholiques traditionnalistes qui viennent grossir les rangs d’un mouvement inquiétant.

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Les premiers résultats du rapport Bronner

Installée en 2021 par le président Emmanuel Macron et pilotée par le sociologue Gérald Bronner, la commission « Les Lumières à l’ère du numérique » a rendu son rapport. Quatorze membres étaient chargés de réfléchir sur les défis que pose Internet pour la bonne santé de notre démocratie et notre accès à une information qualitative.

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Une ancienne élève du Foyer de Charité de Courset dépose plainte

Le 17 décembre 2021, une plainte pour agression sexuelle et violence a été déposée « contre X et contre le Foyer de Charité de Courset en tant qu’institution », auprès du parquet de Boulogne-sur-Mer, par une ancienne élève de l’institution.

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Des manifestants intégristes empêchent la tenue d’un concert à Nantes

Un groupe de catholiques traditionnalistes de mouvance intégriste ont contraint les organisateurs à annuler le concert de la chanteuse suédoise rock-métal Anna von Hausswolff, qu’ils jugent « sataniste » et accusent de « faire l’amour avec le diable ».

Une soixantaine de manifestants ont bloqué l’entrée de l’église Notre-Dame-du-Bon-Port où devait se tenir le concert organisé par le Lieu Unique à Nantes.

Plusieurs courants ultrareligieux se font remarquer à Nantes, en particulier les sédévacantistes et les lefebvristes de la Fraternité Saint-Pie-X, tous deux présents lors de la manifestation. Parmi eux, l’abbé Philippe Guépin, de l’association Saint-Pie-V et chef de file des sédévacantistes nantais.

Pour Dominique Beloeil, professeur au séminaire de Nantes, les sédévacantistes « sont placés au même plan que les Témoins de Jéhovah et la Scientologie ». Ils sont par ailleurs surveillés par la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), qui met en cause, entre autres, un discours radical raciste et antisémite.

Les autorités locales sont également très vigilantes à l’égard de ces groupes, proches de l’extrême droite, qui ne cessent de fustiger « l’Eglise des modernistes misérables et impies œuvrant à l’invasion de l’Europe par l’islamisme ».

Le premier adjoint à la mairie de Nantes a qualifié les manifestants de « poignée de radicaux intolérants » et ajouté que « rien n’autorisait l’expression d’une telle censure ». « Ce n’est pas notre conception d’un projet de société fondé sur le dialogue et l’ouverture culturelle », a-t-il précisé. 

(Sources : La Dépêche, 08.12.2021 ; LCI, 08.12.2021 ; Médiacités, 09.12.2021 ; moustique.be, 10.12.2021)

Trois ans de prison avec sursis pour le fondateur de l’Angélus

L’abbé Spinoza a été condamné à trois ans de prison avec sursis pour violence et maltraitance sur des élèves de l’Angélus, un établissement scolaire hors contrat qu’il avait fondé en 2010. Il a, en outre, été reconnu coupable de travail dissimulé par le tribunal correctionnel de Bourges.

Sous le patronage du Bon Pasteur, l’école ouverte à Presly dans le Cher accueillait une centaine d’élèves de la primaire à la terminale, jusqu’à sa mise sous scellée par la préfecture en juin 2017.

L’affaire a éclaté en 2017, après qu’une famille et des enseignants, anciens membres de l’Angélus ont dénoncé des faits de violences auprès de la direction de l’Académie. Les enquêteurs avaient rassemblé une cinquantaine de témoignages d’élèves, dont une vingtaine ont relaté des faits de violences et « deux ou trois » des agressions sexuelles. Ils avaient dénoncé des coups de poing, des gifles, des privations de nourriture (de la nourriture périmée avait été retrouvée lors des perquisitions), l’absence de chauffage ou l’obligation d’effectuer des tâches ménagères pour lesquelles aucun personnel n’était employé.

Finalement deux familles et l’association La Voix de l’enfant se sont portées parties civiles contre l’abbé, décrit par le substitut du procureur de Bourges comme un gourou qui aurait institutionnalisé la violence et organisé la terreur. Il n’a présenté aucune excuse aux victimes présentes.

Le parquet avait requis à l’encontre de l’abbé une peine de trois ans de prison, dont un ferme mais la cour n’ayant pas retenu «  le caractère habituel des violences », il écope d’une peine avec sursis. Cependant le parquet a été suivi dans ses autres réquisitions et l’ecclésiastique n’a plus le droit d’enseigner ni de pratiquer des « activités rémunérées ou bénévoles au contact de mineurs pour une durée de dix ans ». Il a en outre, été condamné à verser un euro symbolique à l’association La Voix de l’enfant, et 20 000 € de dommages et intérêts aux autres plaignants.

Concernant les accusations de travail dissimulé, l’abbé Spinoza a été condamné à dédommager l’Urssaf Centre-Val de Loire à hauteur de 101 371 € pour les cotisations sociales non versées entre 2014 et 2017. A l’époque des faits, le prêtre avait fait rédiger une convention de bénévolat par un avocat pour se couvrir – ce dernier était partie civile au procès. Plusieurs bénévoles étaient payés 15 euros de l’heure en liquide, tandis que des enseignants et des surveillants bénéficiaient d’avantages en nature.

Deux autres prévenus, eux aussi accusés de violence, ont écopé de peines plus légères. 

(Source : La Croix, 24.11.2021)

Pour en savoir plus sur l’affaire lire sur le site de l’Unadfi : Perquisition dans une école hors contrat du Cher  https://www.unadfi.org/actualites/domaines-dinfiltration/education-periscolaire-et-culture/perquisition-dans-une-ecole-hors-contrat-du-cher/

Une enfance dans une église fondamentaliste

Laura McConnell est une australienne de quarante ans qui a grandi selon les préceptes d’une Église fondamentaliste chrétienne, sans dénomination particulière, présente majoritairement en Australie, en Europe et aux États-Unis. Enfant, les injonctions qu’elle y recevait, visant à la couper le plus possible de la société, lui paraissaient totalement normales. Jusqu’à ce qu’elle déménage dans la grande ville de Melbourne pour y entamer des études universitaires. Lire la suite

Deux frères au coeur d’abus sexuels

Le quotidien La Croix a publié une enquête sur les frères Thomas et Marie-Dominique Philippe. Malgré une condamnation de Thomas dans les années 1950 pour des abus sexuels, ils ont par la suite fondé ou participé à la fondation de différentes communautés dont celles de Saint-Jean et de l’Arche. Lire la suite

Nouveaux témoignages d’anciennes élèves du Foyer de charité de Courset

Suite à la parution, en juin 2020, d’un article de la Voix du Nord révélant des soupçons « d’abus sexuels, spirituels ou d’autorité » concernant le père Tierny1, fondateur du foyer de charité de Courset, de nouvelles victimes se sont manifestées auprès du journal. La Voix du Nord livre leurs témoignages dans son édition du 16 février. Lire la suite

Après 30 ans de silence, les Focolari reconnaissent les abus sexuels de l’un des leurs

Le 22 octobre 2020, le mouvement Focolari1 a publié un communiqué annonçant le limogeage de ses trois responsables pour la France et l’Europe de l’Ouest. Cette décision fait suite aux nombreux remous causés par la publication, le 25 septembre, d’un « bilan provisoire des victimes » de Jean-Michel M., un laïc consacré accusé depuis plusieurs décennies d’abus sexuels sur mineurs. La procédure a été accélérée par la parution, le 16 octobre dans le journal Les Jours, du témoignage de Christophe Renaudin, l’une de ses victimes, qui se bat depuis près de 30 ans pour faire reconnaître sa culpabilité.

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