Une analyse du mode de pensée complotiste

Publié en mai, le livre du journaliste Anthony Mansuy,  Les Dissidents se penche sur ce qui a permis au complotisme d’imprégner l’ensemble de la société. Il aborde également la façon dont les « influenceurs complotistes » utilisent des techniques issues du marketing et de la communication pour capter leur audience. Dans un entretien publié par l’Express, le journaliste explique les idées défendues dans son ouvrage.

Lire la suite

De nombreux téléspectateurs choqués par l’émission Enquête exclusive sur les nouveaux gourous et charlatans

L’émission Enquête exclusive, diffusée sur la chaîne M6 le 29 mai 2022, a choqué de nombreux téléspectateurs et suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. Intitulée « Santé, bien-être : charlatans et nouveaux gourous », elle abordait le marché florissant du bien-être et de la santé naturelle. Mais ce marché, qui représente désormais 37 milliards d’euros en France, n’est pas exempt de dérives ainsi que l’a montré M6 en allant à la rencontre de plusieurs thérapeutes aux propositions inquiétantes et d’associations et de collectifs dont le but est de prévenir des dangers de certaines pratiques.

Lire la suite

Une nouvelle tendance New Age : le manifesting

Nouvelle tendance d’inspiration New Age, le manifesting stipule qu’il est possible de prendre le contrôle de sa vie grâce à sa volonté et à l’adoption d’un mode de pensée optimiste. Cette tendance est très suivie sur les réseaux sociaux, fortement inspirée par le New Age mais aussi par un individualisme propre à notre époque.

Lire la suite

Le journaliste Thomas Huchon invité par l’Adfi Aube et l’Upop

Invité à l’initiative de l’Adfi Aube et de l’Université Populaire de l’Aube fin novembre, le journaliste Thomas Huchon est intervenu sur le complotisme lors d’une conférence donnée à la Maison du patrimoine de St Julien les Villas.

Thomas Huchon a expliqué les mécanismes du complotisme et le rôle des réseaux sociaux dans la propagation des théories conspirationnistes.

Interrogé sur les prochaines élections présidentielles, il a pointé trois risques majeurs induis par le complotisme : l’apparition d’un nouveau candidat 100% complotiste, l’utilisation d’arguments complotistes par des candidats et « l’émergence en permanence de fausses informations qui vont créer un débat dans lequel on ne peut pas discuter. »

Une vingtaine d’antivax s’étaient réunis à l’extérieur du bâtiment pour manifester leur opposition à la vaccination. Certains d’entre eux sont entrés pour tenter de monopoliser la parole au moment des questions, dont une représentante de Réinfo Covid, se présentant comme juriste bac +9, et un pharmacien. 

(Source : L’Est Eclair, 05.12.2021)

Le fact-checking est-il utile ?

Face à l’avalanche de fake news qui se répandent sur internet depuis le début de la pandémie, de nombreuses rédactions se sont lancées dans la vérification des faits (fact-checking) pour les contrecarrer.

Si le fact-checking fait hésiter à partager une fausse information, cela n’aura cependant pas « d’incidence sur l’impression globale du sujet » explique Emeric Henry, professeur associé au Département d’économie de Sciences Po. Ainsi on peut corriger une information ponctuelle prouvant qu’un accident de vaccination est faux, sans modifier l’impression globale du public réticent au vaccin contre la Covid-19.

La vérification des faits comporte aussi le risque d’attirer l’attention sur l’information que l’on veut contrer et d’augmenter son audience.

Atteindre sa cible dans le fact-checking est très difficile, car ceux qui partagent de fausses informations ne s’intéressent qu’à celles qui vont dans le sens de leurs croyances et confortent leur opinion. C’est ce que déplorait déjà Caitlin Dewey, la spécialiste des Hoax du Washington Post, en 2014. Cependant, pour le journaliste William Audureau, le fact-checking aide ceux qui font encore confiance à la presse.

Les spécialistes du fack-checking ont cependant constaté que le manque d’efficacité du procédé pourrait tenir au format utilisé pour exposer les faits corrigés. Il semblerait que le format vidéo soit plus efficace pour convaincre quelqu’un, en particulier lorsque les gens confrontent leurs idées. Dan Sperber et Hugo Mercier, chercheurs en psychologie cognitive, ont montré que la capacité à raisonner est meilleure dans le cadre d’un dialogue que d’articles qui seraient donc moins efficaces.

Par ailleurs, le fack-checking ne se prête pas à certains exercices comme la vérification de faits en temps réel comme lors de débats sur les chaînes de télévision, BFMTV ou LCI. Le fact-checking demande de l’approfondissement et ne doit surtout pas tomber dans l’approximation. Les « fact-checkeurs doivent se concentrer sur des sujets vérifiables le plus objectivement possible » explique Emeric Henry.

Un autre obstacle de taille, pour les fact-checkeurs est Facebook, l’un des principaux canaux de diffusion de fausses informations. Si des partenariats ont été noués entre Facebook et des médias comme les Décodeurs du Monde ou Factuel de l’AFP, on ignore leur impact sur un réseau social où les fausses informations circulent six fois plus vite que les vraies. Pour une société comme Facebook, dont le modèle économique repose sur le nombre d’engagements sur une publication, c’est-à-dire de like, partages, et commentaires, il n’est guère intéressant de freiner leur propagation.  (Source : L’Express, 25.11.2021)

De mauvaises influences

Surfant sur la crise sanitaire, des influenceurs relaient sur différents réseaux sociaux des théories mensongères et dangereuses sur les vaccins et les différents aménagements sanitaires permettant de lutter contre l’épidémie. Ils touchent bien souvent un jeune public et il semble que les différents médias sociaux peinent à prendre des sanctions. Lire la suite