Le point sur l’affaire NXIVM

À l’exception de Keith Raniere, leader du groupe NXIVM, tous les accusés dans l’affaire ont plaidé coupable de certaines des accusations portées à leur encontre. Certains pourraient donc coopérer avec les procureurs et témoigner contre le gourou lors du procès. Ainsi Keith Raniere devrait être le seul inculpé jugé lors du procès début mai 2019. Les procureurs fédéraux se concentrent sur les activités criminelles présumées de NXIVM.

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Un professeur de yoga abuseur

Le quotidien québécois, La Presse, a enquêté sur l’Ostéoyoga Montréal et Patrick Salibi, son fondateur. Selon des témoignages d’anciens clients de son école de yoga, il se serait servi de sa position et de sa structure pour abuser d’adeptes.

En plus d’être professeur de yoga, Patrick Salibi s’est autoproclamé guérisseur. Ses formations ont attiré de nombreuses personnes, essentiellement des femmes. Le nom de son école Osteoyoga Montréal vient de sa méthode de yoga censée permettre de devenir son propre ostéopathe. Sur l’un de ses sites internet, le leader se présente comme « un génie refoulé » qui doit « gouverner l’humanité » qui, sans lui, serait « ennuyeuse et vide ». En outre, sur son profil Instagram, il n’hésitait pas à se proclamer champion mondial de l’utérus…

A la fin du mois de janvier 2019, quatre femmes ont créé une page Facebook pour dénoncer les abus de Patrick Salibi qu’elles décrivent comme un être dangereux aux propos haineux et homophobes. Cette page a permis à d’autres personnes victimes de témoigner de leur expérience avec le professeur.

La Presse a pu interroger une trentaine de ses victimes. Certaines ont abandonné leur emploi, leur situation familiale et vendu leurs biens pour vivre aux côtés du gourou et travailler pour son compte gratuitement : elles traduisaient son livre, géraient ses sites internet, assuraient le fonctionnement de son école, recrutaient des élèves ou encore cuisinaient pour lui et ses invités. Dans leurs témoignages, les ex-adeptes disent avoir été exploités, violentés, humiliés et abusés sexuellement. Un témoin affirme avoir été renvoyé d’une formation annuelle après avoir refusé de procéder au lavement du colon quotidien souhaité par Patrick Salibi. En effet, les membres participants aux formations devaient signer un contrat qui donne au gourou le droit de les expulser s’ils ne transforment pas assez leur vie. Bien entendu le gourou garde l’ensemble des paiements effectués. Certaines obligations sont stipulées dans le contrat : régime végétalien, ni café ni alcool, interdiction de toute autre pratique spirituelle ou autre mode de guérison que ceux que prônait Patrick Salibi.

En plus des témoignages, La Presse a pu se procurer des brochures sur les formations dispensées par l’école de yoga. Le premier principe énonce que la femme doit être un « réceptacle » et qu’elle doit « écouter », « se laisser pénétrer », « sans contrôler ». Lors des cours dispensés par le leader, les fidèles entraient dans une sorte de transe et ceux qui n’accédaient pas à cet état, devaient acheter le livre du gourou et participer à plus de conférences et séminaires aux coûts exorbitants.
Depuis début février 2019, Patrick Salibi a disparu. Ses sites internet, blogs, vidéos et comptes sur les réseaux sociaux ne sont plus en ligne.

En 2017, le Collège des médecins avait reçu des plaintes de cinq ex-adeptes. Pour l’instant le Collège n’a pas indiqué s’il allait faire une enquête. Pour sa part, la fédération francophone de yoga, Swani Sai Shivanda a radié l’école de Patrick Salibi l’accusant de pratiques sectaires.

(Source : La Presse, 09.04.2019)

L’abbé relaxé

Le tribunal correctionnel de Nantes a relaxé l’abbé Philippe G., dirigeant de l’association culturelle de Lépante, une émanation de la communauté Saint Pie V. Il était soupçonné d’abus de faiblesse sur une fidèle qui avait fait un don de 345 000 euros à l’association. Lire la suite

Le gourou sous les verrous

Albert M., professeur de Taï-Chi originaire de Saint-André (La Réunion), a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire fin janvier pour agressions sexuelles, viols et abus de faiblesse. Il a été interpelé suite aux plaintes déposées par deux de ses élèves auprès de la section de recherche de la gendarmerie de Saint-Denis. Lire la suite

Un abbé accusé d’abus de faiblesse

Phillippe G. abbé âgé de 68 ans, dirigeant de l’association cultuelle de Lépante, émanation de la communauté Saint Pie V1 a comparu devant le tribunal correctionnel de Nantes pour abus de faiblesse, soupçonné d’avoir soutiré de l’argent à une de ses fidèles en 2011.

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Guérisseur du « tout-Paris » : l’enquête se poursuit

Antonino Mercuri, ostéopathe guérisseur du « tout -Paris » est poursuivi pour escroquerie, abus de faiblesse, blanchiment et exercice illégal de la médecine. Quatre anciens clients se sont constitués parties civiles. C’est l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP) qui est chargée de l’enquête. Le compagnon d’Antonino Mercuri est également mis en examen pour blanchiment.

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L’ emprise en milieu sportif : silence sur les maltraitances

Les vies dévastées de la jeune gymnaste Elodie Lussac, de la joueuse de tennis Isabelle Demangeot ou des lanceuses de marteau Catherine Moyon de Baecque et Michelle Rouveyrol ont révélé au grand public qu’il existait dans les
clubs sportifs de multiples formes d’emprise mentale (coachs-gourous, clubssectes, groupes de radicalisation religieuse), d’abus de confiance et de faiblesse (entraîneur séducteur/prédateur, médecin abusif, coéquipiers harceleurs), ou de
domination autocratique (président de club tyrannique, maître répressif, parents despotiques) conduisant à des cas extrêmement préoccupants de maltraitances, de harcèlement physique, moral et sexuel, de violences à caractère pédophile, de troubles comportementaux graves (bigorexie, addictions aux produits dopants et aux drogues, etc.) ou de maladies psychiques poussant les victimes au suicide  (dépression, burn-out, orthorexie, anorexie, etc.). (…)

Traitement mortel

Dawn Kali vient d’être indemnisée à hauteur de 105 millions de dollars pour avoir été abusée par un pseudo-thérapeute. Cette mère de famille, atteinte d’un cancer, a eu confiance en Robert O. Young, un californien qui se faisait passer pour un médecin. Il est parvenu à la persuader de recevoir un traitement de son invention et d’abandonner sa chimiothérapie. En 2016, Young avait été reconnu coupable de pratique illégale de la médecine et condamné à quatre ans de prison mais il n’avait effectué que quelques mois de détention. Lire la suite