Parole à un ancien président de la Miviludes

Début avril 2020, Georges Fenech magistrat et ancien président de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) devait publier son livre Gare aux gourous. En raison de l’épidémie de Covid-19 la sortie de l’ouvrage est reportée au mois de septembre. Cependant dans une interview pour le quotidien Sud Ouest Georges Fenech est revenu sur le phénomène sectaire et en particulier son entrisme dans le secteur de la santé. Lire la suite

Jugement pour abus de faiblesse

Le tribunal correctionnel de Périgueux a requis deux ans d’emprisonnement pour abus faiblesse à l’encontre d’Éric Dubois, président de la société Conscience évolution vitalité énergie (Ceve) basée à Chassaignes (Dordogne). L’accusé est mis en cause pour avoir usé de sa position afin de commettre des abus sur ses clientes. Le délibéré sera rendu le 15 avril 2020. Lire la suite

Que sait-on de ? Shambhala International

À l’instar de Rigpa International ou Ogyen Kunzang Chölin (OKC), d’importantes communautés bouddhistes tibétaines défraient la chronique. De nombreux témoignages narrent des viols, des violences et des abus en tout genre bien loin des images idylliques et pleines de sagesse liées au bouddhisme. Aux États-Unis, l’une des plus grosses communautés bouddhistes, Shambhala International, ayant indéniablement participé à l’établissement de la spiritualité bouddhiste en Occident, est au coeur de plusieurs scandales. L’histoire de cette communauté est étroitement liée à son fondateur et à ses dirigeants. Ces derniers ont commis des abus bien éloignés de la sagesse attribuée à des maitres bouddhistes. Lire la suite

NXIVM était aussi un système pyramidal

L’année dernière, le leader de NXIVM, Keith Raniere était condamné pour extorsion, fraude, travail forcé, trafic sexuel, menaces, association de malfaiteurs ainsi que corruption de mineurs. Alors que des procès concernant d’autres membres de NXIVM sont en cours, plus de 80 anciens adeptes ont déposé fin janvier 2020 une plainte pour dénoncer le système pyramidal orchestré par le groupe. Lire la suite

Procès à venir pour la gourelle

Eliane Deschamps, fondatrice et leader du groupe de prières Amour et miséricorde, sera jugée les 25 et 26 mars 2020 au tribunal correctionnel de Dijon. Elle est poursuivie pour abus de faiblesse de personne en état de sujétion psychologique sur d’anciens adeptes. Danièle Delestrac, autre dirigeant de la communauté, sera lui aussi jugé pour le même chef d’inculpation. Lire la suite

Enquête préliminaire visant la mère et la soeur de Xavier Dupont de Ligonnès

Selon les révélations du journal Le Parisien, le parquet de Metz aurait ouvert, le 24 novembre 2019, une enquête préliminaire pour « abus de faiblesse en état de sujétion psychologique » contre Geneviève et Christine, mère et soeur de Xavier Dupont de Ligonnès..

L’ouverture de cette enquête fait suite au signalement de deux frères qui soupçonnent leur père, d’être depuis près de 20 ans sous l’emprise de l’Église de Philadelphie et d’avoir dilapidé ses économies dans le groupe de prière fondé dans les années 1970 par Geneviève Dupont De Lignonnès. Lors du décès de leur mère au début de l’année 2019, ils ont constaté que leur père ne pouvait assurer les dépenses des obsèques. Devant son état, les frères l’auraient fait hospitaliser d’office en mars. Sorti peu de temps après, le père soutenu par sa fille, également membre du groupe, a déposé une main courante contre ses deux fils les accusant de manipulation. Pourtant, ces derniers s’interrogent sur la disparition des 250 000 euros qu’avait rapportés la vente de leur seul bien immobilier ainsi que de la disparition des bénéfices de l’assurance vie de leur mère. Ils sont d’autant plus inquiets que l’un d’eux ayant été, lui aussi, membre de l’Église, raconte avoir été contraint de régler les factures téléphoniques de Christine Dupont de Ligonnès. C’est pourquoi, l’été dernier ils se sont rendus à l’Adfi Alsace pour signaler les faits. En novembre 2019, les deux frères ont saisi le juge des tutelles « pour demander une mesure de protection de leur père. C’est suite à cela que le parquet de Metz a ouvert une enquête préliminaire, dont vient de se saisir le parquet de Versailles.

Selon Anne Josso de la Miviludes, « les faits étaient suffisamment précis et circonstanciés pour être portés à la connaissance du procureur de la République ». Les investigations confiées à l’OCRVP et à la Direction interrégionale de la police judiciaire de Versailles ont pour objectif de vérifier si les ressources du couple ont été dépensées au profit du groupe et d’établir le montant de l’éventuel préjudice financier.

Ce n’est pas la première fois que l’Église de Philadephie attire l’attention de la justice. En 2011, ses membres avaient fait l’objet d’une enquête après la découverte du quintuple meurtre commis par Xavier Dupont de Ligonnès, le fils de Geneviève, afin de déterminer si l’un d’eux l’avait abrité dans sa fuite bien qu’il ait quitté le groupe en 1995.

Selon l’avocat du père et de la famille De Ligonnès, les deux frères poursuivraient une vengeance personnelle.

En 1995 déjà, des faits inquiétants concernant le groupe avaient été rapportés à l’Adfi de Rennes par l’intermédiaire d’un prêtre auquel un ex-membre avait décrit une réunion des adeptes dans l’attente de la fin du monde, mainte fois annoncée par Geneviève Dupont de Ligonnès

A l’époque, un rapport faisait état des ses exigences : « chauffeur, écoute des désirs, financement de tous ses besoins, assistance financière… ». Le document fait aussi mention de déscolarisation d’enfant, de ruptures familiales, d’activités générant « un travail énorme qui empêche de penser, de l’obligation de détruire tout message personnel « pour ne pas laisser de preuves ». Pour Marie Drilhon, présidente de l’Adfi Yvelines et membre du bureau de l’Unadfi, Geneviève Dupont de Ligonnès « est une femme très charismatique qui a le goût du pouvoir ». Elle souligne que le groupe n’a pas été l’objet de plaintes. Selon elle, « il y avait des signes d’emprise mais jusqu’ici, pas de quoi saisir la justice ».

L’Église de Philadelphie, aussi appelée Philadelphie ou le Jardin (chacun des adeptes porte un nom de fleur) a été fondée par Geneviève Dupont de Ligonnès au début des années 1970. Mère de trois enfants, c’est après avoir été quittée par son mari qu’elle et quelques familles versaillaises se réunissent en un groupe de prière fermé d’inspiration catholique traditionaliste et apocalyptique.

Se décrivant comme « l’âme privilégiée », Geneviève reçoit et transcrit en onciale (une écriture utilisée du IV au VIIe siècle) les messages dictés par Dieu. Gagnant des fidèles, le groupe comptera près de 40 membres, dont certains l’entretiendraient financièrement, à l’image de l’un d’eux qui aurait racheté l’appartement où elle vivait. Aujourd’hui la relève a été prise par sa fille Christine, « l’élue » qui diffuse les messages de sa mère sur le site internet Gloria TV sous le pseudonyme de MAM Rédemption. D’après un ex-adepte, cette dernière serait enceinte du sauveur de l’humanité. Dans un fascicule dévoilé en 1995 la « religion catholique est décrite comme une synagogue de Satan », la révolution française comme la première réussite du « complot luciférien opposant bien et mal », sur lequel la victoire a été annoncée déjà trois fois par Geneviève. Trois dates auxquelles les membres du groupe se sont réunis pour attendre l’apocalypse.

(Sources : Le Parisien, 23.01.2020 & Le Figaro, 24.01.2020)

Un documentaire accable Keith Raniere

La chaine américaine Investigation Discovery a diffusé, début décembre 2019, un documentaire intitulé « The Lost Women of NXIVM ». Franck Parlato, qui a été chargé de la communication de NXIVM, affirme dans ce reportage que Keith Raniere, le leader du groupe, pourrait être impliqué dans la mort de quatre femmes proches de l’organisation. Lire la suite

Condamnation définitive de la prêtresse vaudou

La Cour de cassation a confirmé la décision de la cour d’appel de Versailles1 en rejetant le pourvoi de la prêtresse vaudou Mélite Jasmin. Pour rappel, la cour d’appel avait condamné la prévenue à quatre ans de prison dont deux avec sursis et mise à l’épreuve pendant trois ans pour abus de faiblesse sur personnes en état de sujétion psychologique et actes de cruautés sur animaux. Lire la suite