A Handeloh (Basse-Saxe) 29 médecins, thérapeutes et homéopathes ont été hospitalisés après avoir ingéré une drogue de synthèse (2C-E) dans le cadre d’un séminaire sur les médecines douces. L’homme qui animait ce congrès est un disciple de Samuel Widmer, fondateur de la communauté des Fleurs de cerisier et créateur de la « psychothérapie-psycholytique », qui fait l’objet d’une enquête judiciaire depuis mars dernier.1
Groupes et mouvances
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Les proies du « prophète »
Perchée sur les collines entre l’Utah et Colorado City, la communauté de Warren Jeffs subsiste malgré les affaires qui accablent son leader. Sam Brower, ex-adepte chargé de surveiller les membres du groupe, a raconté dans un livre, Prophet’s Prey, puis dans un documentaire éponyme(1), tout ce qu’il a vu, tous les crimes ignobles commis par leur chef spirituel prêchant l’amour et la parole de Dieu : enlèvement, fraude fiscale, pédophilie, trafic humain, chantage…
Travail des enfants
Après plusieurs années d’enquête, le département du Travail vient de condamner l’Église fondamentaliste de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours (FLDS) à 1,9 million de dollars d’amende pour avoir violé les lois sur le travail des enfants.
« Colonia »
« Colonia »1, film de Florian Gallenberger, a été présenté au Festival du film de Toronto. Il retrace la sombre histoire de la Colonia Dignidad, secte allemande fondée au Chili qui fut un lieu de tortures et de maltraitances notamment sur des enfants.
Faire entendre la voix des victimes d’abus sexuels
À 24 ans, Cindy Blackmore est devenue l’une des critiques les plus virulentes de la secte mormone fondamentaliste, Bountiful. Nièce du leader de ce groupe polygame, Winston Blackmore, elle vient d’entamer une marche pour soutenir les victimes du mouvement, ces filles et ces femmes victimes de violence au nom de la religion.
La communauté d’Olivier Manitara dans le viseur de sa municipalité
Olivier Martin, dit Manitara, autoproclamé « fils du soleil », dirige l’Ordre des Esséniens. Ce mouvement aux thèses apocalyptiques est installé sur un domaine d’environ 42 hectares, à Cookshire-Eaton(Canada). Ce groupe qui n’avait pas vraiment suscité l’inquiétude des autorités québecoises jusqu’ici, est poursuivi par la ville de Cookshire-Eaton pour non-paiement des taxes locales.
La scientologie aujourd’hui
Au terme de 17 ans d’enquête, la Scientologie va être jugée en Belgique le 26 octobre 2015. Deux de ses associations, la branche belge de l’organisation ainsi que le bureau européen pour les droits de l’homme, sont poursuivies pour escroquerie, pratique illégale de la médecine et non-respect de la législation sur la protection de la vie privée. Ce procès vient s’ajouter aux nombreuses affaires qui éclaboussent le mouvement en Europe et outre-Atlantique. La Scientologie serait-elle en perte de vitesse ? Les Etats-Unis qui l’ont vue naître seraient-ils plus attentifs aux virulentes critiques adressées à l’organisation depuis plusieurs mois ?
Les dérives d’une psychanalyse
Dans son numéro 29 du 1er trimestre 1991, Bulles publiait un article sur La Famille de Nazareth et l’Atelier de Psychanalyse existentielle, alertant sur les dangers du pouvoir absolu du fondateur Daniel Blanchard. Au fil des années, les dommages psychologiques et familiaux sur les membres de ces groupes et leurs proches ont été régulièrement dénoncés auprès des associations de victimes et Bulles a publié, en 2006, l’analyse d’anciens adeptes sur le « système Blanchard » et les comportements manipulatoires des dirigeants. L’auteur du témoignage qui suit a été membre pendant une quinzaine d’années de l’APE2 ; sorti du mouvement, il lui a fallu plusieurs années pour réaliser que la « psychanalyse » proposée ne conduisait pas à l’autonomie mais à la soumission aux dirigeants. La description des conditions et du déroulement de cette pseudo thérapie permet de comprendre comment se met en place, sur l’ensemble des adeptes, une emprise sectaire dangereuse.
Expliquez-nous… la secte Tabitha’s Place
Dans la nuit du 15 au 16 juin 2015, une importante opération de gendarmerie a été menée dans les bâtiments de Tabitha’s Place, communauté sectaire installée à Sus, près de Pau (Pyrénées Atlantiques). La communauté, installée depuis 1983, fait l’objet d’une information judiciaire ouverte en mars 2014 par le procureur Jean-Christophe Muller. L’ouverture de l’enquête fait suite au témoignage d’un ancien adepte et concerne notamment « des faits d’abus de vulnérabilité dans le cadre d’un mouvement à caractère sectaire et des faits de violences sur mineurs » ainsi que des suspicions de travail dissimulé et de travail des enfants. La même opération a été menée dans la région de Perpignan où vivent une dizaine d’adeptes de Tabitha’s Place.
Commission royale
La commission royale d’enquête sur les réponses institutionnelles aux sévices sexuels sur enfants, a révélée qu’en Australie, de 1950 à 2014, la Watchtower Bible and Tract Society a cumulé 5000 dossiers détaillant des abus sexuels sur des enfants au sein des Témoins de Jéhovah(1), commis par 1 006 de ses membres. Elle n’a pas signalé un seul de ces cas aux autorités compétentes. Elle a également incité ses membres à se taire. La Commission a également mis en avant les faiblesses des règles « bibliques » appliquées aux Témoins lors de leurs comités judiciaires, comme la règle controversée des « deux témoins ». L’objectif de la Commission est de statuer sur le relatif laxisme des Témoins de Jéhovah envers leurs membres pédophiles et de faire pression sur l’organisation pour qu’ils signalent aux autorités tous les cas connus. Plus de 4000 témoins victimes ont été entendus dans le cadre de cette enquête.
Des affaires étouffées
