Récit d’une expérience avec une coach en « manifestation d’argent »

Izzy Copestake, journaliste pour Vice et étudiante en seconde année au Trinity College de Dublin, est comme beaucoup d’étudiants régulièrement à court d’argent. Sur les réseaux sociaux, elle a découvert une nouvelle tendance chez les influenceurs appelée : le « manifesting », un mélange de pensée positive et de loi d’attraction, qui promet à celui qui le pratique d’attirer à lui l’abondance s’il le souhaite avec suffisamment de conviction.

Combinant les secteurs spirituels et financiers, deux univers que tout semble opposer, les coachs en prospérité sont nombreux à proposer leurs services sur internet.

Izzy a testé le programme de sept jours, proposé par la coach Amanda May qui promet à ses clients « de régler leurs problèmes financiers en leur faisant suivre une routine et des rituels gouvernés par la fameuse loi de l’attraction ».

Durant les sept jours de son accompagnement, la coach la guide via la plateforme zoom et lui envoie les « mémo vocaux » sur Instagram.

Le programme du premier jour qui demandait de se remémorer toutes les fois où elle s’est sentie mal à cause de l’argent, l’a amenée à culpabiliser et à éprouver de la honte quant à la façon dont à elle pu parfois dépenser son argent. Pour la coach ces sentiments sont bénéfiques car il s’agit d’un « grand transfert spirituel d’énergie négative ».

Le programme du second jour s’apparente davantage à un rituel au cours duquel elle doit sauter sur place en s’enlaçant tout en psalmodiant un mantra censé attirer la prospérité : « Tous les jours, j’attire plus d’argent dans ma vie » et « Je suis digne de toute l’abondance du monde ».

Le troisième jour elle doit imaginer ce qu’elle ferait si elle avait de l’argent. Le quatrième jour elle est invitée à remercier l’univers pour ce qu’elle possède (pas grand-chose selon ce qu’elle a écrit dans son article…) et à tenir un registre de gratitude. Le cinquième jour est consacré à rechercher des photos symbolisant l’opulence pour les rassembler sur Pinterest. Selon la coach, la concentration demandée par cette activité est censée attirer l’abondance en mettant l’accent sur la gratitude envers l’argent. Le sixième jour elle est invitée à visualiser elle-même trouvant de l’argent et à le « célébrer lorsqu’elle en découvre ». La chasse au trésor menée dans son appartement lui permettra de réunir 15 euros. Le dernier jour enfin est consacré à une méditation lui permettant « d’apprécier réellement les gains de la semaine ».

Le bilan de cette semaine de coaching ne lui a pas apporté plus d’argent, mais l’a au contraire amenée à constater que l’argent gouverne tous les aspects de nos vies. 

(Source : Vice, 05.04.2022)

Réflexion de l’Unadfi : La lecture d’un tel article amène à s’interroger sur la perte de temps et d’énergie passé à tenter de d’obtenir des résultats concrets en utilisant des pratiques relevant de la pensée magique. En outre, on peut se demander si la notion de gratitude assénée en boucle ne risque pas d’amener la personne à accepter son sort plutôt qu’à rechercher de vraies solutions pour améliorer sa situation.

Le coaching : nouvel Eldorado de la reconversion professionnelle ?

Depuis plusieurs années le succès du métier de coach ne se dément pas. Il attire de plus en plus de personnes en quête de sens qui espèrent aussi gagner en qualité de vie en devenant indépendantes grâce à cette reconversion professionnelle. Cependant, ce créneau professionnel risque d’être bientôt saturé car la tendance s’est nettement accentuée depuis la pandémie.

Les reconvertis dans le coaching sont souvent de jeunes cadres, majoritairement des femmes. Déçus du manque de reconnaissance du monde de l’entreprise, ayant connu des ruptures dans leur carrière, beaucoup y voient l’opportunité de mettre à profit leur expérience passée. Espérant apporter dans l’entreprise le bien-être qu’ils n’ont pas eux-mêmes connu, ils « veulent réinventer le monde de l’entreprise en permettant aux personnes d’être actrices de leur vie » explique la sociologue Scarlett Salman1. Cet « impératif sociétal à se réaliser soi-même » qui demande « aux personnes d’être aux commandes de leur propre changement a fait du coaching « un marqueur culturel fort des sociétés individualistes » souligne le professeur de sociologie Nicolas Marquis2. Mais au lieu d’aider les individus, cette vision du coaching peut avoir pour effet pervers de faire reposer sur les individus des problèmes structurels liés à une mauvaise organisation des entreprises.

Pourtant, selon une étude de l’International Coach Federation (ICF), le succès du coaching ne faiblit pas. Le nombre de coachs a augmenté de 33 % dans le monde entre 2015 et 2019. Rien que pour la France, l’ICF aurait accrédité 1 600 coachs, soit deux fois plus qu’il y a sept ans. Le Syndicat interprofessionnel des métiers de l’accompagnement, du coaching et de la supervision (Simacs) compte 5 000 adhérents.

Le coaching couvre des domaines variés allant du monde de l’entreprise au coaching de vie, aussi n’est-il pas facile de s’orienter dans cet univers hétéroclite qui flirte parfois avec la psychanalyse, voire l’ésotérisme lorsqu’il promet la « réparation de traumatismes enfouis, la disparition des pensées limitantes ou l’autonomie émotionnelle ». Dans son dernier rapport, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), note un triplement des saisines sur le coaching entre 2018 et 2020.

Cette profession non encadrée est accessible à tous via des formations parfois très courtes. Leur prix, allant de quelques centaines d’euros à plus de 20 000 euros l’année à HEC, ne dissuade pas les nouveaux postulants. Devant un tel engouement, les responsables du diplôme « Pratiques du coaching » de Paris-VIII (5 000 euros l’année), ont réduit le nombre de places afin de ne pas « sursaturer un marché qui l’est déjà ».

Si l’investissement de départ est élevé, sa rentabilité est loin d’être immédiate et bien souvent deux à trois ans de travail sont nécessaires avant d’arriver à en vivre. Aussi beaucoup de coachs cumulent plusieurs activités telles que consultants ou formateurs et bien souvent gagnent leur vie en formant des coachs qui formeront à leur tour d’autres coachs… 

(Sources : Le Monde 24.03.2022 & Le Figaro Madame, 05.04.2022)

1. Scarlett Salman est l’autrice du livre « Aux bons soins du capitalisme. Le coaching en entreprise », Les Presses de Sciences Po, 2021.

La Méditation de pleine conscience n’entrera pas à l’école

 Le 4 février la décision du ministère de l’Education nationale, concernant le projet d’expérimentation de la Méditation de pleine conscience (MPC) à l’école, est tombée. « Le ministère n’encourage pas sa pratique, ni ne met en place toute forme d’expérimentation ».

Le ministère a constaté que la MPC s’était introduite depuis plusieurs années dans les écoles sans qu’aucun cadre ne soit fixé ce qui a favorisé des interventions de plus en plus nombreuses de la part d’associations disparates. Inquiète pour « des mineurs sur lesquels l’instructeur peut facilement exercer un fort ascendant », le ministère exercera désormais des contrôles afin d’être sûr de « la neutralité politique et philosophique des interventions ».

Porté depuis deux ans par Gaël Le Bohec, député LREM d’Ille et Vilaine, et des structures promouvant la MPC, le projet avait pour objectif l’expérimentation à grande échelle de la MPC sur les élèves du CM1 à la 5e.

Inquiète de voir « une approche d’essence bouddhiste, curieusement présentée comme laïque », la Ligue des Droits de l’homme avait alerté le ministère sur ses dangers dans un communiqué publié 25 juin 20211.

Depuis les deux camps s’affrontent. Le 18 janvier la LDH, ainsi que plusieurs associations et syndicats enseignants, se sont associés pour interpeller le Ministre de l’Education nationale afin de mettre fin à « l’entrée massive » de cette technique « promue par un think-tank ésotérique américain, conglomérat des mouvances new age, anthroposophique ».

La réponse ne s’est pas fait attendre, le 1er février un collectif de chercheurs, favorables à la MPC, publiait une tribune dans Le Monde pour en défendre la pratique. Selon eux, elle réduirait les symptômes « de stress, d’anxiété, de dépression », aurait un rôle dans «  l’amélioration des compétences, de régulation des émotions », développerait la mémoire et pourrait même aider à réduire des inégalités à l’école.

Lorsque « j’entends que cela pourrait réduire les inégalités à l’école, je trouve que l’on n’est pas loin des promesses magiques faites dans les médecines alternatives où l’on prend un élément simple qui va résoudre tous les problème » s’insurge Stéphanie De Vanssay, conseillère nationale à l’Unsa Education, cosignataire de la lettre de la LDH.

Pour Marie Drilhon, vice-présidente de l’Union nationale des associations de défense des familles et de l’individu victimes de sectes (UNADFI) qui a aussi signé la lettre de la LDH, « aller chercher en soi des ressources pour se sentir mieux, comme le veut cette méthode, pose un problème chez des enfants victimes de violences familiales : ne pouvant améliorer leur sort, ils risquent de culpabiliser ! »

La Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE), quant à elle, pointe le risque « d’entrisme dans le cadre scolaire de coachs non-agréés par le rectorat et susceptibles de manipuler des enfants ».

Les signataires de la lettre de la LDH craignent aussi un « conditionnement avec perte d’esprit critique et assujettissement de l’individu ». Ils s’alarment également de possibles dérives sectaires et pointent des contre-indications médicales.

En ce qui concerne les contre-indications médicales, plusieurs études viennent corroborer les craintes. Jusqu’en 2015 aucune étude ne s’était intéressée aux effets indésirables de la méditation. Une équipe de chercheurs de l’Université de Coventry, au Royaume-Uni, a mené une méta-analyse portant sur 80 études sur la méditation. Publiés en 2020, les résultats ont montré que 8 % des méditants avaient ressentis au moins un effet délétère. Cette pratique est fortement déconseillée aux personnes dépressives. Les chercheurs ont noté aussi une augmentation de l’anxiété, même chez des personnes bien portantes. Le Dr Miguel Farias qui a dirigé l’étude a remarqué que la pratique pouvait faire revenir en mémoire des traumatismes.

En outre, Hugues Gascan, directeur de recherches au CNRS ajoute que « l’ensemble des méta-analyses montre une absence d’effets significatifs, voire des effets délétères à moyen terme ».

Même si Yann Mikaeloff, professeur des Universités-Praticien Hospitalier et neuropédiatre de la faculté de médecine Paris-Saclay, assure que la pratique est encadrée, ce n’est pas le cas pour tous les coachs qui la propose.

Le secteur du développement personnel ayant connu une forte croissance ces dernières années, « la pratique de méditation de pleine conscience constitue, donc, un angle d’attaque intéressant pour les entrepreneurs sectaires » assure Christian Gravel, président de la  Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes). Il précise, qu’entre 2018 et 2020 une vingtaine de signalements au sujet de la méditation, dont douze sur la MPC, a été reçue par la Miviludes pour laquelle une vigilance s’impose sur cette pratique.

Dans son dernier rapport elle alerte sur divers risques liés à la méditation : « amateurisme, promesses trompeuses, exigences financières disproportionnées ou risque d’isolement sociale et de perte de repères ».

La Mission préconise « d’exiger la transparence sur les références des intervenants, leur formation et leur expérience, ainsi que sur la méthode et ses fondements théoriques ou philosophiques ».  

(Sources : Les Dernières Nouvelles d’Alsace, 19.01.2022, France Inter le 26.01.2022, L’Express, 30.01.2022, Le Figaro, 04.02.2021)

1. La LDH s’insurge contre la pratique de la Méditation de pleine conscience à l’école : https://www.unadfi.org/actualites/domaines-dinfiltration/sante-et-bien-etre/psychotherapie-et-developpement-personnel/la-ldh-s-insurge-contre-la-pratique-de-la-meditation-de-pleine-conscience-a-l-ecole/

Le bien-être à tout prix ?

La journaliste Kate Spicer s’intéresse de longue date au développement personnel, participant elle-même à des festivals ou des retraites bien-être. La série Nine Perfect Strangers ayant pour cadre une retraite bien-être qui tourne mal n’est pas une simple fiction pour elle et lui a rappelé plusieurs expériences qu’elle a elle-même vécues.

La première concerne un séjour dans une clinique ayurvédique en Inde. Dès son arrivée, on lui a retiré son téléphone portable et on l’a affublée d’un pyjama blanc Durant sa retraite santé de deux semaines, le pire n’a pas été de se lever à l’aube pour faire du yoga, mais le traitement quotidien au Ghee, un beurre clarifié qui était même administré en lavement.

Une autre fois, malgré l’expertise d’un thérapeute ayant traité des célébrités telles que la princesse Diana, elle n’a pas constaté les bienfaits de son traitement par irrigation du côlon. Non seulement l’expérience a été douloureuse, mais elle lui a laissé un sentiment de culpabilité, le thérapeute la rendant responsable de l’échec de la séance. Un sentiment qu’elle a souvent rencontré dans ce milieu.

Parmi ses expériences les plus étranges figure une retraite chamanique en Amazonie au cours de laquelle elle a consommé de l’ayahuasca. Au menu, nouilles froides et poisson séché et surtout interdiction de manger de la salade pour éviter les interactions néfastes avec la substance hallucinogène.

Curieuse de savoir si d’autres avaient vécu des expériences similaires à la sienne, elle a lancé un appel sur les réseaux sociaux où les réponses ont afflué. Deux de ses connaissances ont payé entre 1500 euros et 2500 euros pour un séjour détox comprenant jeûne, lavements auto-administrés et partage de leurs observations en groupe. Un autre a quitté un camp de yoga en France après qu’on lui a demandé d’avaler une longue bande de mousseline au petit déjeuner pour la ressortir ensuite dans le but d’éliminer la crasse de l’estomac. Une autre personne a été invitée à boire son urine lors d’un stage de naturopathie pour guérir un abcès dentaire. Cela n’aurait pas fonctionné car son urine n’était pas propre, selon la thérapeute. Un autre témoin a appris que sa douleur chronique au genou était « due à l’attraction gravitationnelle de la pleine lune ». Tandis qu’une femme ayant participé à une retraite ménopause lui a rapporté avoir été invitée à « tenir ses mains en forme de vulve » et les « battre contre ses parties féminines ».

Si certains croient aux bienfaits de ces pratiques, la journaliste estime que « en l’absence de science, le bien-être extrême peut parfois se révéler psychologiquement – et peut être aussi physiquement- nocif. »

Ce que confirme Le Dr Kate Stannard. Pour elle, les lavements peuvent avoir un avantage fonctionnel en médecine, mais sont peu susceptibles d’avoir des vertus pour la santé, un régime riche en fibre serait plus sain. Quant à boire sa propre urine, cela lui semble absurde de réingérer ce que le corps a physiologiquement éliminé.

Mais l’engagement envers ces pratiques ne relève peut-être pas uniquement de la croyance en l’amélioration de sa santé, il nécessite aussi un acte de foi, comme toutes les religions.

C’est ce qu’avait déjà conclu l’historien Christopher Lasch lorsqu’il avait étudié les groupes de bien-être émergents dans les années 1970. Il avait vu dans la culture du bien-être une religion de l’amélioration de soi.   (Source : The Sunday Times, 09.01.2022)

L’entrisme de la Mindfulness à l’école

 Associée à plusieurs associations, dont l’Unadfi, La Ligue des droits de l’Homme (LDH) fait part, dans une lettre ouverte1 adressée à Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, de son inquiétude face à l’entrisme de la méditation de pleine conscience (MPC) et son expérimentation à grande échelle dans les écoles publiques et privées.

Publiée le 18 janvier sur le site de la LDH, la lettre, intitulée « à propos des expérimentations d’ateliers de méditation de pleine conscience à l’école », souligne que si ce projet a été abandonné, dans sa forme initiale, à la suite de la mobilisation de la LDH en juin 20212, il est revenu de façon plus insidieuse depuis la rentrée des classes.

La LDH remarque en effet la multiplication « d’ateliers de relaxation, d’exercices de respiration, de méditation, de body scanning » portés par les mêmes instigateurs et craint que le conseil scientifique de l’Education nationale valide l’expérimentation de tels ateliers dès janvier 2022.

La lettre rappelle que la MPC a été inventée par John Kabat-Zinn, un scientifique adepte du bouddhisme et l’un des leaders de l’institut Esalen, « Mecque du New Age », d’où sont issues « de nombreuses psycho-sectes ».

La diffusion mondiale de la MPC est portée par l’institut américain Mind and Life Institute et relayée en France par la structure privée Initiative Mindfulness France qui aurait déjà touché près de 23 000 élèves selon ses rapports.

S’adressant au ministre, les associations s’inquiètent de « ces interventions et qu’elles aient pu être mises en œuvre sans contrôle de votre ministère [ministère de l’Education nationale], sans information précise et sans l’accord exprès des parents des enfants concernés. » Et ce en dépit des mises en garde de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) qui a reçu une douzaine de saisines concernant des mineurs.

La LDH craint que la MPC aboutisse « à un conditionnement avec perte d’esprit critique et assujettissement de l’individu » et demande à l’Education nationale d’intervenir pour mettre fin à son expérimentation au sein des écoles. (Source : Lettre de la Ligue des Droits de l’Homme, 17.01.2022)

1. Lire la lettre de la LDH : https://www.ldh-france.org/a-propos-des-experimentations-dateliers-semblables-a-la-meditation-de-pleine-conscience-a-lecole/

2.Lire un article à ce sujet sur le site de l’Unadfi : La LDH s’insurge contre la pratique de la Méditation de pleine conscience à l’école : https://www.unadfi.org/actualites/domaines-dinfiltration/sante-et-bien-etre/psychotherapie-et-developpement-personnel/la-ldh-s-insurge-contre-la-pratique-de-la-meditation-de-pleine-conscience-a-l-ecole/

Succès du jeûne hydrique : vigilance rouge

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La LDH s’insurge contre la pratique de la Méditation de pleine conscience à l’école

Dans un communiqué daté du 25 juin 2021, la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) fait part de ses inquiétudes quant à la quasi-officialisation de la pratique de la Méditation de pleine conscience (MPC) à l’école publique. Elle demande au ministre de l’Education Nationale de renoncer au projet d’initiation à la MPC au nom du respect de la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat. Lire la suite

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Une enquête d’Equipo investigaçion, diffusée mi-février sur la chaîne espagnole La Sexta, s’est penchée sur le lucratif marché du développement personnel. Intitulée L’entreprise du bonheur, l’émission, comprenant plusieurs reportages, a démontré que, malgré leur succès, les livres d’auto-assistance pouvaient se révéler dangereux, tout comme les gourous en vogue en Espagne auxquels cet engouement profite bien davantage qu’à ceux qui paient pour acheter leurs recettes miracles. L’enquête a également dévoilé que certains ateliers de méditation pouvaient cacher des sectes comme Brahma Kumaris. Lire la suite

Un podcast pour comprendre

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