« Coming out spirituel » pour certains, aide pour affronter des temps incertains pour d’autres, les pratiques ésotériques n’ont jamais eu autant de succès que depuis le début de la pandémie. Selon un sondage Ifop paru dans Elle, 58% des français croient aujourd’hui en une « parascience ».
Lire la suiteGroupes et mouvances
Les articles de cette rubrique apparaissent par ordre de publication sur le site. Si vous souhaitez rechercher des articles correspondant à un groupe ou à une mouvance, utilisez le moteur de recherche.
La mode des retraites psychédéliques
Depuis plus d’une décennie les « retraites psychédéliques » se multiplient, aussi bien dans des pays comme le Costa Rica ou la Jamaïque qui autorisent certaines substances psychédéliques, qu’aux Etats-Unis dans des réseaux cachés.
Aux Etats-Unis des réseaux fantômes de chamans partagent des substances psychédéliques et détaillent leurs utilisations sur les réseaux sociaux. Ces drogues ont connu un intérêt croissant notamment par le fait que certains professionnels de santé mentale les considèrent comme utiles pour des dépressions ou des troubles de stress post-traumatique. Plus largement, l’industrie du bien-être intègre de manière croissante ces pratiques notamment depuis l’apparition d’une certaine fragilité mentale des individus conséquence de la pandémie.
Cependant il faut être extrêmement prudent avec ces produits qui peuvent provoquer une psychose ou des problèmes de santé mentale sur le long terme. Le manque de surveillance lors de retraites constitue un risque et peut avoir des conséquences mortelles. En 2020, une Britannique ayant rejoint le Pérou pour une retraite d’ayahuasca a développé à son retour des problèmes de santé mentale qui l’ont conduite au suicide. Dans ces retraites, de nombreux vols et agressions sexuelles sont aussi constatés. Des chamanes profitent de la vulnérabilité physique et émotionnelle de certaines femmes lors de la prise de substances.
Selon Ronald Griffiths, professeur à la faculté de médecine de l’Université Johns Hopkins de Baltimore, les risques encourus sont sous-estimés. Ces retraites sont perçues comme un eldorado qui transforme des vies, et les dangers sont bien souvent occultés.
(Source : The New York Times, 25.11.2021)
Travail forcé dans une secte hindouiste
Bochasanwasi Akshar Purushottam Swaminarayan Sanstha (BAPS), une secte hindouiste présente aux Etats-Unis, est accusée d’avoir exploité des centaines de travailleurs dans ses temples américains. Ils travaillaient dans des conditions dangereuses moyennant une faible rémunération.
Lire la suiteMarabouts, mediums et guérisseurs : des abus et des pratiques dangereuses
Amour travail, argent, santé : des marabouts et charlatans sans scrupule aux méthodes bien rôdées s’attaquent aux personnes fragiles en proposant des solutions miracles ou de prétendus remèdes coûteux et dangereux pour la santé.
Lire la suiteLe développement personnel fait vendre
Avec son lot d’inquiétudes et de peurs la pandémie a entrainé une nette augmentation des ventes d’ouvrages de développement personnel. Ces livres promettent des solutions miracle pour une vie meilleure.
Les chiffres ont de quoi impressionner : +148% entre juin 2019 et 2020, annonce une directrice éditoriale. Psychiatre à l’Assistance publique Hôpitaux de Marseille, Guillaume Fond constate que ces livres ciblent des personnes qui ressentent de l’impuissance et de l’injustice. Ils retrouvent alors l’impression d’être acteur de leur vie. Il reconnaît le côté feel good de ces ouvrages, mais incite à bien choisir car le nombre impressionnant de ventes n’est pas un gage de sérieux et de crédibilité. Il appelle à se méfier de toutes les promesses miraculeuses et la pensée magique.
En effet, bien souvent basés sur des expériences personnelles et des témoignages, ces livres glissent vers le spirituel et l’ésotérisme, s’écartant complétement de toute notion psychologique et scientifique.
(Source : Le JDD, 09.11.2021)
La CCDH assiège les hôpitaux lyonnais
La Commission des Citoyens pour les Droit de l’Homme (CCDH) manifeste devant les hôpitaux lyonnais contre la psychiatrie et les abus qui en découleraient.
Les membres de la CCDH se positionnent à l’entrée et distribuent des tracts aux propos anxiogènes à la fois aux soignants, aux patients et aux visiteurs. Leurs flyers prétendent que les hôpitaux psychiatriques commettent différents abus : séances d’électrochocs, contentions forcées des patients, isolements à répétition et camisole chimique pour les plus endurants. De nombreuses fausses informations sont ainsi distribuées à la porte d’établissements médicaux. L’ancrage de la Scientologie est important à Lyon comme en témoigne une infirmière qui en vingt ans de carrière dans un hôpital psychiatrique lyonnais a toujours vu les scientologues venir aux portes de l’établissement.
Ces tracts représentent un risque pour les patients ou les familles qui sont en situation de fragilité face à la maladie et pourraient se laisser convaincre par ces discours angoissants et se détourner des soins médicaux.
Du côté des hôpitaux, on veille à vérifier qu’ils ont bien une autorisation de tracter et les responsables des établissements sont mis au courant de la présence scientologue.
Pour Pascale Duval, porte-parole de l’Unadfi, la Scientologie perçoit la psychiatrie comme une concurrence à l’analyse psychologique inventée par son fondateur. Même constat du côté de la Miviludes qui constate la volonté de la Scientologie d’utiliser cette campagne de dénigrement pour se faire connaitre de personnes en situation de vulnérabilité. D’autant plus qu’aucune mention directe du lien entre la Scientologie et la CCDH ne figure sur les tracts. Agissant masqué le mouvement profite d’une confusion possible avec la Commission de droits de l’homme.
(Source : Rue89, 08.11.2021)
Une jeunesse au sein de Lev Tahor
Ex-adepte de Lev Tahor, Mendy Levy a raconté à Insider sa vie sous contrôle au sein du groupe. Il a fui le groupe à l’âge de 15 ans et tente maintenant de construire une nouvelle vie.
Lire la suiteExploitées au sein de l’Opus Dei
Plus d’une quarantaine de femmes ont déposé plainte auprès du Vatican contre l’Opus Deï pour exploitation par le travail, abus de pouvoir et de conscience. Elles auraient été exploitées par l’organisation en Argentine et au Paraguay, alors qu’elles étaient mineures.
Dans leurs témoignages, ces femmes affirment avoir été contraintes de travailler pendant 12 heures par jour sans pauses sauf pour manger et prier. Elles devaient effectuer des tâches domestiques difficiles sans recevoir de salaires. Elles n’étaient pas inscrites au système de sécurité sociale. Certaines gardent aujourd’hui des séquelles physiques de ces longues journées éreintantes. Elles n’ont jamais osé protester et se persuadaient qu’elles devaient faire ça car elles avaient une dette envers Dieu. Ces femmes ont été pour la plupart recrutées par le groupe et séparées de leurs familles alors qu’elles avaient entre 12 et 16 ans. Elles estiment avoir été victimes d’emprise durant des années : coercition et menace spirituelle pour les pousser au travail ainsi qu’un contrôle constant de leurs relations avec le monde extérieur. Au bout d’un certain temps la plupart d’entre elles ont demandé à partir car les exigences physiques et psychologiques devenaient intenables. Elles se sont alors retrouvées sans argent et avec un fort besoin d’aide psychologique.
L’avocat des plaignantes soutient que c’est le reflet d’une politique interne institutionnalisée de l’Opus Dei car des problèmes similaires ont été recensés en Afrique, en Espagne ou au Mexique. Les plaignantes souhaitent obtenir des excuses publiques, une reconnaissance des abus subis, une réparation financière et une juste condamnation des responsables. Leur plainte déposée au Vatican vise en effet de nombreux dirigeants de l’Opus Dei pour leur participation aux sévices ou leur connaissance des traitements infligés. En l’absence de réponse du Vatican les plaignantes pourraient engager des poursuites pénales contre l’Opus Dei en Argentine et dans d’autres pays où elles ont travaillé.
(Sources : Associated Press, 12.11.2021 & Euronews,16.11.2021)
Un ancien Témoin de Jéhovah condamné à sept ans de prison
Un liégeois de 82 ans a été condamné à une peine de sept ans de prison par le tribunal correctionnel de Liège pour viols, attentats à la pudeur et débauche envers ses deux petites filles âgées de quatre et neufs ans au moment des faits.
Le récit des fillettes qui ont subi les agressions de leur grand-père entre juillet et août 2018, a été considéré comme hautement crédible par un expert du tribunal. Outre des agressions sexuelles, l’homme avait montré des vidéos et des dessins pornographiques aux enfants pour « faire leur éducation sexuelle », selon ses propres mots.
Témoin de Jéhovah au moment des faits, il a depuis été exclu de la communauté.
L’expert considérant qu’il s’agit d’une personnalité manipulatrice d’une grande perversité et le risque de récidive étant élevé, le tribunal a plaidé son arrestation immédiate en dépit de son âge avancé.
(Source : La Dernière heure, 19.11.2021)
L’inquiétante évolution du collectif Réinfocovid
Au départ simple site internet présenté comme « une initiative collégiale de soignants, médecins, chercheurs et universitaires » opposés aux mesures sanitaires, Réinfocovid s’est mué en projet de société sur le point de trouver sa concrétisation dans la fondation d’une communauté dans l’Aveyron. Lire la suite
