Le Village Sacré des Esséniens condamné à la destruction

Le tribunal correctionnel de Rodez a ordonné la démolition de «Terranova », le « village sacré » de l’Ordre des Esséniens situé à Montlaur. 

Cette communauté, fondée par le gourou Olivier « Manitara » Martin (décédé en 2020), régulièrement visée par des signalements pour dérives sectaires, avait construit sur 42 hectares plusieurs bâtiments, temples et habitations sans autorisation en zone non constructible. La société civile immobilière du site a également été condamnée à une amende de 15 000 euros.

Selon le maire de Montlaur, Patrick Rivemale, la procédure pourrait toutefois durer plusieurs années. La communauté prévoit de faire appel et certaines constructions plus anciennes pourraient échapper à la démolition en raison des délais de prescription.

Le maire décrit des relations limitées mais globalement calmes avec les habitants du site, qu’il présente comme peu nombreux et sans problème particulier dans la vie quotidienne. Il rappelle néanmoins que les constructions illégales sont au cœur du dossier suivi par l’État depuis plusieurs années.

(France 3 Régions, 08.05.26)

A lire aussi sur le site de l’Unadfi: Enquête chez les Esséniens: https://www.unadfi.org/actualites/groupes-et-mouvances/enquete-chez-les-esseniens/?highlight=ess%C3%A9niens

La communauté tente de se réinventer

Depuis plus de 20 ans, une communauté vouant un culte aux anges et archanges, et qui serait proche de thèses apocalyptiques, vit en autarcie à Montlaur, dans le Sud-Aveyron. « Un joyau unique au monde », selon l’ordre des Esséniens qui cherche un nouveau souffle depuis le décès de son gourou « Manitara ».

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Un lieu de culte illégal

Un tribunal a ordonné aux esséniens de cesser leurs cérémonies sur les terrains acquis à Cookshire-Eaton au Canada. La réglementation ne permet en effet pas que ce terrain soit utilisé pour l’exercice d’un culte.

Ce terrain avec été acquis en 2007 par le groupe afin de devenir l’un de ses principaux lieux de culte. Le mouvement y avait construit des bâtiments grâce à un permis pour usage récréotouristique qui est accompagné de taxes et ne permet pas l’établissement d’un lieu de culte. Le groupe jouait sur la confusion entre ces deux statuts afin de ne pas payer de taxes. La mairie de Cookshire-Eaton est donc satisfaite qu’un jugement clarifie la position. La juge a rappelé que dès l’achat de ce terrain le groupe savait qu’il ne pourrait pas y installer un lieu du culte, un courrier allant dans ce sens avait été envoyé trois mois avant la transaction.

En 2015, l’Eglise essénienne avait souhaité modifier le zonage afin de pouvoir établir un lieu de culte mais cela avait été refusé par le conseil municipal de la ville. Dans sa décision la juge rappelle que la ville avait proposé d’autres lieux au groupe avant que le litige ne soit judiciarisé. La ville n’empêche pas l’exercice d’activité religieuse mais ne le permet pas là où le groupe a décidé de s’établir.

Les esséniens souhaitent faire appel de la décision estimant que la Cour supérieure est dans l’erreur en stipulant que la liberté de religion n’avait pas été violée. Il souhaite aussi établir un nouveau dialogue avec la municipalité. 

(Sources : Radio Canada, 10.12.2021 & Le Journal de Montréal, 10.12.2021)

Lire l’ensemble des articles sur l’Eglise essénienne : https://www.unadfi.org/mot-clef/essenia-eglise-essenienne/

Olivier Martin débouté de sa plainte en diffamation

Le 12 mars 2019, le tribunal de Nanterre a débouté de sa demande Olivier Martin alias « Manitara », fondateur de « l’Eglise essénienne »1. Il accusait le reportage de Canal + « Les gourous de l’apocalypse » diffusé en 2012, de le présenter comme un gourou dangereux fasciné par la mort et d’être diffamatoire. Lire la suite

Enquête chez les Esséniens

Un journaliste de l’émission d’investigation J.E., diffusée sur la chaîne TVA, a infiltré la communauté controversée du français Olivier Martin, dit Manitara, basée à Cookshire-Eaton (Estrie). Les révélations de l’enquête ont suscité de nombreuses réactions, notamment celles d’anciens adeptes qui gardent un goût amer de leur passage dans le groupe. Lire la suite

Mystiques dans les prés

La Cour du Québec doit trancher dans les prochains jours sur une décision du Tribunal administratif du Québec imposant à l’Ordre des esséniens de détruire leurs bâtiments de Cookshire Eaton pour non-respect de la réglementation municipale. Lire la suite

L’oeuvre illégale de Manitara en péril

Contraint par une ordonnance du 8 septembre 2017 à cesser toute activité religieuse, les Esseniens ont décidé de saisir la cour supérieure. Mise à exécution, cette ordonnance les obligerait à démolir ou à déménager tous les bâtiments érigés, sans permis, sur la commune de Cookshire-Eaton (Estrie). Installée depuis 2005, la communauté d’Olivier Manitara est poursuivie pour avoir enfreint une quinzaine de règlements municipaux.

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Un mouvement inquiétant

L’Église essénienne1 inquiète les associations de lutte contre les sectes pour ses thèses proches de celles de l’Ordre du Temple solaire. Fondé par Olivier Martin, alias Olivier Manitara, ce groupe ésotérique croit au pouvoir des anges et des guérisseurs. Il compte près d’un millier d’adeptes dans le monde. Le siège européen se situe en Suisse (Valais) ; les adeptes s’y retrouvent une fois par mois pour méditer. En France, une communauté essenienne vit en autarcie dans un village de l’Aveyron.

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