Une adepte battue à mort

Des centaines de policiers ont investi lundi les locaux de la secte Kigankai principalement composée de femmes, dans le centre du Japon, à la suite d’une enquête sur le décès de l’une d’entre elles. Elle a été battue à mort par une dizaine de membres parce qu’elle aurait négligé les rites religieux. La secte est connue pour vendre à ses membres de l’eau et des pierres « purifiées » censées guérir toutes les maladies.
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L’Eglise de scientologie instrumentalise les droits de l’Homme

La Ligue s’insurge de la confusion entretenue par les responsables de la Scientologie au travers de la « Commission des Citoyens pour les Droits de l’Homme » qui présente actuellement à Bruxelles une exposition contre la psychiatrie. La Ligue dénonce « l’instrumentalisation permanente des droits de l’Homme » ainsi que « la confusion qu’elle entretient sciemment » autour de cette notion. De fait, les propriétaires de la galerie où se déroule l’exposition, pensaient avoir affaire à la Ligue des Droits de l’Homme ! La Ligue rappelle que la Scientologie ne cherche pas à défendre ces droits mais à faire des adeptes et à se développer. Ses pratiques sont dénoncées comme « contraires » aux droits qu’elle « prétend promouvoir ».
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Décès à Belize du fondateur du Patriarche

Lucien Engelmajer, fondateur du Patriarche, une association d’aide aux toxicomanes mise en cause pour ses méthodes sectaires, est décédé à l’âge de 86 ans. Il était en fuite depuis 20 ans et sous le coup d’un mandat d’arrêt international. Absent de son procès, il avait été jugé en janvier 2007 et condamné à 5 ans de prison pour détournement de fonds.
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Les dangers du créationnisme dans l’éducation

1. L’objectif de la présente résolution n’est pas de mettre en doute ou de combattre une croyance – le droit à la liberté de croyance ne le permet pas. Le but est de mettre en garde devant certaines tendances à vouloir faire passer une croyance comme science. Il faut séparer la croyance de la science. Il ne s’agit pas d’antagonisme. Science et croyance doivent pouvoir coexister. Il ne s’agit pas d’opposer croyance à science, mais il faut empêcher que la croyance ne s’oppose à la science.
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Prémunir les enfants de l’emprise sectaire

Les mineurs restent des proies vulnérables pour les organisations sectaires, malgré la protection « très inégale » des pouvoirs publics. En tant que « citoyens », les mineurs bénéficient de la protection de l’Etat et quelles que soient les croyances de leurs parents, ils sont en droit d’obtenir « une éducation complète et ouverte sur l’extérieur, de bénéficier de soins adaptés et éprouvés » et d’avoir accès à toutes les activités nécessaires à leur socialisation. C’est souvent à travers les parents que les sectes visent les enfants.
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Une secte à la Sorbonne

En septembre 2005,  » Sciences et Avenir  » avait consacré un long article à Claude Sabbah, grand prêtre de la  » déprogrammation biologique  » qui entend guérir des maladies telles le sida, les cancers ou la sclérose en plaques… Selon sa doctrine appelée  » la Biologie totale des êtres vivants « , toutes les maladies ont pour origine un stress psychologique appelé « conflit » [1]. Il  » suffit  » d’en retrouver l’origine et de le verbaliser pour  » en prendre conscience  » et… déprogrammer la maladie.
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Editorial

Le colloque de la FECRIS, en mars dernier, a une fois de plus démontré que chaque pays européen connaît les mêmes problèmes avec souvent les mêmes groupes. La soumission des membres, obtenue par des techniques de mise sous influence, est à l’origine de milliers de drames qui relèveraient souvent de la justice, mais les victimes, leurs familles et les juges se font souvent abuser par des considérations religieuses, historiques, sociales ou psychanalytiques.

Les magistrats disposent rarement de preuves de l’utilisation de telles techniques, ne connaissent pas d’outils analytiques ou conceptuels pour les obtenir, d’autant que certains universitaires viennent à la barre pour en nier l’existence. Certaines juridictions sont réduites, faute de mieux, à utiliser des lois commerciales pour faire condamner des agissements immoraux (cf. vente frauduleuse de cours payants pour devenir un être supérieur). D’autres fois, des juridictions émettent des sentences lénitives, ou même des acquittements au bénéfice du doute, qui traduisent leur extrême embarras mitigé d’angoisse. Des malfaiteurs en repartent libres… de continuer ; les victimes, elles, attendent de la justice qu’elle remplisse ses missions de protection des individus et de la société. Il est important que des chercheurs universitaires et multidisciplinaires puissent collecter et synthétiser les connaissances sur les « états de sujétion psychologique ou physique résultant de techniques propres à altérer le jugement » (Loi About Picard 12.06.2001), en recenser les exemples avérés, échanger leurs connaissances avec les équipes similaires d’autres pays.

Les législations et les réponses des gouvernements divergent sur la question de dissoudre ou non les groupes avérés néfastes, aussi est-il important que notre pays, ainsi que la Belgique et l’Allemagne, qui disposent d’outils pour interdire les groupes les plus malfaisants et condamner leurs leaders lorsqu’ils doivent l’être, envoient des signaux forts aux autres pays pour que cessent les activités systématiquement destructrices des liens familiaux et sociaux, contraires aux constitutions et aux principes des droits de l’homme. L’exemple pourrait être suivi un jour par d’autres pays moins enclins à légiférer sur ces questions et dont l’esprit des lois fondamentales, basé sur la défense des libertés individuelles, est dévoyé par les mouvements sectaires.

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