La Scientologie à l’assaut de la région parisienne

En réaction à l’achat par la Scientologie, pour 33 millions d’euros, d’un bâtiment à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis)1, Libération a publié un dossier analysant les tenants et les aboutissants de cet achat et fait un point sur l’état du mouvement. Lire la suite

Le point sur l’affaire NXIVM

À l’exception de Keith Raniere, leader du groupe NXIVM, tous les accusés dans l’affaire ont plaidé coupable de certaines des accusations portées à leur encontre. Certains pourraient donc coopérer avec les procureurs et témoigner contre le gourou lors du procès. Ainsi Keith Raniere devrait être le seul inculpé jugé lors du procès début mai 2019. Les procureurs fédéraux se concentrent sur les activités criminelles présumées de NXIVM.

Lire la suite

La pédophilie au coeur de l’organisation

Dans la continuité de l’enquête du groupe de travail chargé d’étudier le traitement des abus sexuels sur mineurs au sein des Témoins de Jéhovah, la chaîne de télévision belge RTL Info a enquêté sur la loi du silence régnant au sein du groupe. Si les journalistes n’ont pu obtenir d’entretien avec des responsables de l’organisation, des victimes se sont exprimées. Parallèlement à cette enquête initiée par la Chambre des représentants de Belgique1, un rapport a été remis par le Centre d’information et d’avis sur les organisations sectaires nuisibles (CIAOSN). Lire la suite

Un professeur de yoga abuseur

Le quotidien québécois, La Presse, a enquêté sur l’Ostéoyoga Montréal et Patrick Salibi, son fondateur. Selon des témoignages d’anciens clients de son école de yoga, il se serait servi de sa position et de sa structure pour abuser d’adeptes.

En plus d’être professeur de yoga, Patrick Salibi s’est autoproclamé guérisseur. Ses formations ont attiré de nombreuses personnes, essentiellement des femmes. Le nom de son école Osteoyoga Montréal vient de sa méthode de yoga censée permettre de devenir son propre ostéopathe. Sur l’un de ses sites internet, le leader se présente comme « un génie refoulé » qui doit « gouverner l’humanité » qui, sans lui, serait « ennuyeuse et vide ». En outre, sur son profil Instagram, il n’hésitait pas à se proclamer champion mondial de l’utérus…

A la fin du mois de janvier 2019, quatre femmes ont créé une page Facebook pour dénoncer les abus de Patrick Salibi qu’elles décrivent comme un être dangereux aux propos haineux et homophobes. Cette page a permis à d’autres personnes victimes de témoigner de leur expérience avec le professeur.

La Presse a pu interroger une trentaine de ses victimes. Certaines ont abandonné leur emploi, leur situation familiale et vendu leurs biens pour vivre aux côtés du gourou et travailler pour son compte gratuitement : elles traduisaient son livre, géraient ses sites internet, assuraient le fonctionnement de son école, recrutaient des élèves ou encore cuisinaient pour lui et ses invités. Dans leurs témoignages, les ex-adeptes disent avoir été exploités, violentés, humiliés et abusés sexuellement. Un témoin affirme avoir été renvoyé d’une formation annuelle après avoir refusé de procéder au lavement du colon quotidien souhaité par Patrick Salibi. En effet, les membres participants aux formations devaient signer un contrat qui donne au gourou le droit de les expulser s’ils ne transforment pas assez leur vie. Bien entendu le gourou garde l’ensemble des paiements effectués. Certaines obligations sont stipulées dans le contrat : régime végétalien, ni café ni alcool, interdiction de toute autre pratique spirituelle ou autre mode de guérison que ceux que prônait Patrick Salibi.

En plus des témoignages, La Presse a pu se procurer des brochures sur les formations dispensées par l’école de yoga. Le premier principe énonce que la femme doit être un « réceptacle » et qu’elle doit « écouter », « se laisser pénétrer », « sans contrôler ». Lors des cours dispensés par le leader, les fidèles entraient dans une sorte de transe et ceux qui n’accédaient pas à cet état, devaient acheter le livre du gourou et participer à plus de conférences et séminaires aux coûts exorbitants.
Depuis début février 2019, Patrick Salibi a disparu. Ses sites internet, blogs, vidéos et comptes sur les réseaux sociaux ne sont plus en ligne.

En 2017, le Collège des médecins avait reçu des plaintes de cinq ex-adeptes. Pour l’instant le Collège n’a pas indiqué s’il allait faire une enquête. Pour sa part, la fédération francophone de yoga, Swani Sai Shivanda a radié l’école de Patrick Salibi l’accusant de pratiques sectaires.

(Source : La Presse, 09.04.2019)

L’autisme : une porte d’entrée pour les PNCAVT

Le 2 avril dernier s’est déroulée la journée mondiale de l’autisme. Dans plusieurs articles ,les associations et pouvoirs publics dont SOS Autisme et la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES) alertent sur des charlatans aux méthodes et traitements douteux qui profitent bien souvent du désespoir des parents d’enfants atteints d’autisme.  Lire la suite

Hillsong, derrière une apparente modernité, beaucoup de conservatisme

L’Église pentecôtiste australienne Hillsong ne cesse de développer son audience et son patrimoine financier. Fondée en 1983 en Australie par Brian Houston et sa femme Bobbie, elle étend aujourd’hui son influence dans une vingtaine de pays. D’après son rapport d’activité de 2017, l’Église affiche un revenu annuel de 110 millions de dollars.

Lire la suite

Que sait-on de ? NXIVM et DOS

Assisté de Nancy Salzman, Keith Raniere crée en 1995 la compagnie Executive Success Program (ESP) afin de promouvoir un programme de développement personnel. Quelques années plus tard, ESP devient NXIVM. Le groupe explique vouloir aider les personnes à exploiter le potentiel existant en chacun. Sur son site, NXIVM prétend être « une entreprise dont la mission est de sensibiliser la population, de promouvoir une civilisation humanitaire et éthique et de célébrer l’être humain ». Lire la suite

Les accords toltèques à Matignon ?

Checknews le service de vérification de l’information de Libération a été questionné par un internaute qui souhaitait savoir si Matignon avait réellement prévu d’engager des coachs pour promouvoir les femmes aux plus hauts postes de l’Etat, grâce à la spiritualité Toltèque.

Cette question fait suite à un article publié par La Lettre A1, qui révèle que la Mission Cadres Dirigeants auprès du Secrétariat Général du Gouvernement souhaitait engager Marion Balseinte, coach formée aux rites toltèques. Gérante de Créalyde, elle organise des ateliers pour retrouver la source de sa puissance personnelle dans le cadre d’un cycle de formation intitulé « la voie du féminin ». Elle a été formée auprès de l’auteur ésotérique Maud Séjournant, importatrice en France de la théorie des 4 rites toltèques du chaman mexicain Don Miguel Ruiz. Ce chaman a publié sur ce sujet un ouvrage devenu un véritable succès populaire auprès des adeptes du développement personnel.

Marion Balseinte propose aussi des formations en entreprise sur le thème du leadership au féminin. Ses séances avaient été sélectionnées par Matignon en juillet 2018 pour permettre à des femmes de révéler leur potentiel de cadre de haut niveau. La coach dément toute influence liée à la spiritualité toltèque dans ces stages.

Afin d’éteindre le feu allumé par l’article de La Lettre A, Florence Méaux, déléguée aux cadres dirigeants, a annoncé qu’elle renonçait à la tenue de cette formation.

(Source : Libération, 08.04.2019)

1. Publication numérique consacrée aux actualités politique économique et médiatique en France.