Institut Aubert : l’affaire enfin jugée ?

Instruite depuis la fin des années 1990, l’affaire visant l’Institut Aubert devrait finalement être examinée en octobre 2022 par la 9e chambre du tribunal correctionnel de Créteil. Cette affaire vise une ancienne école privée accusée d’avoir appliqué les préceptes de la Scientologie.

L’école avait utilisé les principes de la Scientologie sans que les parents d’élèves soient au courant. En 2012, l’affaire s’était soldée par le renvoi devant un tribunal de trois personnes puis, sept ans plus tard, de deux autres personnes et d’une association scientologue. Depuis, l’affaire était au point mort. C’est à la suite de la décision d’anciens élèves de l’école, ainsi que de leurs parents, de saisir la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) par l’intermédiaire de leur avocat que les choses se sont débloquées. En effet, le gouvernement français a reconnu que l’instruction avait méconnu les dispositions de la CEDH et le délai déraisonnable de l’examen de l’affaire.  Il s’est engagé à verser 39 500 euros aux personnes ayant saisi la CEDH pour une indemnisation « du préjudice moral et des frais et dépens ».

De son côté, le tribunal de Créteil a estimé que le long délai de cette procédure relevait de multiples facteurs, comme la pluralité des juridictions ou encore la pandémie. Il précise aussi que le délai d’audiencement était dans «la norme actuelle pour ce type de dossiers ». Cependant la date d’octobre 2022 a été fixée pour la tenue du procès.  

(Sources : Le Figaro, 31.03.2022 & 01.04.2022)

Lire sur le site de l’Unadfi, Mises en examen dans l’affaire de l’Institut Aubert : https://www.unadfi.org/actualites/groupes-et-mouvances/mises-en-examen-dans-l-affaire-de-l-institut-aubert/

Barrage à la Scientologie

Drapé derrière sa filiale baptisé la Fondation pour un monde sans drogue, la Scientologie devait réaliser un atelier de prévention à la toxicomanie dans des établissement scolaires d’Inzago en périphérie de Milan. Le maire de la ville a annoncé que ce projet n’aurait pas lieu.

L’édile a annulé cette action de prévention après le tollé provoqué par le groupe d’opposition et le comité des parents qui tous deux ont révélé que derrière l’organisme menant l’action de prévention se cachait la Scientologie. Ils se sont inquiétés que la prévention anti-drogue au sein d’écoles émane d’une telle organisation.  Des représentants de l’opposition espèrent qu’il ne s’agissait que d’une erreur et d’un manque de recherche sur la vraie nature de l’association de la part des personnes de la ville impliquées dans l’organisation de cet atelier.

De son côté, la Scientologie a réagi par son bureau des affaires publiques de Monza, regrettant qu’un désaccord politique l’emporte sur une volonté de prévention et sur des années de travail dans la lutte contre la toxicomanie.

Depuis de nombreuses années, la Scientologie avance régulièrement masquée derrière des filiales aux intentions légitimes mais qui permettent d’assurer la promotion cachée de l’organisme sectaire.  

(Source : RIES, 11.04.2022)

L’école à la maison promue par des conspirationnistes

La députée canadienne Marwah Rizky a demandé au ministère de l’Education de mener une enquête sur Mon Ecole Bienveillante. Cette plateforme d’éducation à la maison a notamment reçu le soutien et la promotion du complotiste André Pitre (connu sous le pseudo Stu Pitt) ou encore de Jean-Jacques Crèvecœur. Lire la suite

Des parents en procès

Dix parents membres de Tabitha’s Place et résidant à Sus (Pyrénées-Atlantiques) ont comparu devant le tribunal correctionnel de Pau. Absents durant le procès, ils sont poursuivis pour l’ouverture illégale d’un établissement d’enseignement privé, soustraction par un parent à son obligation légale compromettant la santé, la sécurité, la moralité ou l’éducation de son enfant, et enfin l’usage d’un faux en écriture (fausse attestation d’instruction à domicile alors que les enfants suivaient des cours dans une classe). Lire la suite