« L’ampleur du phénomène nécessite une réponse urgente »  

Vingt ans après la dissolution de la communauté Centrepoint, des survivants de sectes alertent sur les lacunes persistantes de la Nouvelle-Zélande face aux groupes à forte emprise. Les mobilisations se multiplient pour réclamer une réponse politique et éducative à un phénomène qui touche des dizaines de milliers de personnes.

Plus de vingt ans après la fermeture de la communauté Centrepoint à Auckland, la Nouvelle-Zélande reste insuffisamment armée pour protéger les victimes de groupes à forte emprise, selon des survivants et des militants. Caroline Ansley, qui a grandi au sein de cette communauté marquée par des abus sexuels, des manipulations psychologiques et des trafics de drogue, dénonce « l’absence persistante de reconnaissance institutionnelle, de cadre légal adapté et de formation des professionnels de santé et de l’éducation face aux dérives sectaires ».

Aux côtés d’autres rescapés, comme Liz Gregory, du Gloriavale Leavers Support Trust, ou Tristan Phipps, ancien membre d’un mouvement religieux fermé, Caroline Ansley appelle à une mobilisation nationale. Les associations réclament notamment la création d’un organisme public dédié à la lutte contre les sectes, des lignes d’assistance et des campagnes de prévention dans les écoles.

Évaluant à 50 000 le nombre de personnes concernées, les défenseurs estiment que « l’ampleur du phénomène impose une réponse urgente des pouvoirs publics ».   

(Source : 1News, 10.01.2026)

  • Auteur : Unadfi