L’Association de défense des victimes de dérives sectaires (ADFI) renforce sa présence dans les Côtes-d’Armor en y créant une antenne. Sur 45 dossiers suivis en Haute-Bretagne et Mayenne, huit concernent déjà le département. Les référents souhaitent mettre en place des permanences physiques et téléphoniques pour accueillir, écouter et orienter les victimes et leurs proches.
L’ADFI peut notamment accompagner les signalements auprès de la gendarmerie, de l’Agence régionale de santé ou des services sociaux.
Selon l’association, les dérives sectaires ont évolué : les grands mouvements traditionnels ont laissé davantage de place à des formes plus diffuses. D’après le dernier rapport de la Miviludes, sur 4 500 signalements reçus en 2024, 37 % concernent la santé et le bien-être et 35 % le domaine religieux. Ils peuvent concerner des groupes religieux mais aussi des mouvements comme le masculinisme ou le « féminin sacré ».
Pour repérer une emprise, l’ADFI évoque une « triple rupture » : avec soi-même, avec son entourage et avec la société, notamment par l’apparition de discours conspirationnistes. C’est surtout l’accumulation de ces signes qui doit alerter.
(Le Télégramme, 22/09/26, article avec abonnement : https://www.letelegramme.fr/cotes-d-armor/saint-brieuc-22000/ladfi-22-offre-desormais-son-conseil-pour-lutter-contre-les-derives-sectaires-dans-les-cotes-darmor-7122591.php)
