L’ADFI Lyon a enregistré onze signalements de dérives sectaires dans la Loire en 2025, plaçant le département au troisième rang des 14 départements suivis par l’association.
Ces signalements proviennent surtout de familles inquiètes face au changement de comportement d’un proche. L’association rappelle toutefois que l’appartenance à un mouvement religieux ou spirituel ne suffit pas à caractériser une dérive sectaire : ce sont les faits qui comptent, comme l’emprise psychologique, les abus de faiblesse, les violences, l’exploitation financière ou sexuelle, l’isolement ou les pressions.
Parmi les signalements figurent deux cas liés à Hare Krishna et un à une église évangélique, sans qu’aucune dérive ne soit pénalement établie à ce stade. L’ADFI souligne également le rôle croissant d’Internet et des réseaux sociaux, qui permettent à des prédicateurs, pseudo-thérapeutes ou vendeurs de pratiques alternatives de cibler des personnes vulnérables.
Enfin, son président André Pelletier rappelle aux proches le conseil le plus important : maintenir le dialogue plutôt que de confronter directement la personne sous emprise.
(Le Progrès, 24/08/26, article avec abonnement : https://www.leprogres.fr/faits-divers-justice/2026/08/24/des-signalements-de-familles-inquietes-la-difficile-traque-des-derives-sectaires)
