Prison pour deux dirigeants

Nachman Helbrans et Mayer Rosner, tous deux dirigeants de Lev Tahor, ont été condamnés à 12 ans de prison. Ils sont accusés d’avoir kidnappé une fille de 14 ans et de l’avoir forcée à avoir un enfant avec son nouveau mari. Le mariage avait été organisé de force par Helbrans en 2017.

A la suite du mariage de sa fille, la mère avait choisi de fuir le groupe avec ses enfants en direction de New York. Peu de temps après des membres de Lev Tahor sont venus kidnapper la fille ainsi que son frère. Ils seront retrouvés au Mexique. Le groupe a effectué de nouvelles tentatives d’enlèvement.

Lors du jugement, le juge Damian Williams, de la cour du district sud de New York, a rappelé qu’aucune mère ne peut accepter de voir ses enfants enlevés et forcés à des relations sexuelles. Il espère que les sanctions seront un message important pour ceux qui enlèvent et exploitent sexuellement des mineurs.

En plus de leurs peines de prison, les deux accusés sont inscrits pendant 5 ans sur la liste des délinquants sexuels avec une obligation de suivi.  

(Sources: Radio-Canada, 01.04.2022 & Times of Israël, 01.04.2022)

Lire l’ensemble des articles sur Lev Tahor sur le site de l’Unadfi : https://www.unadfi.org/mot-clef/lev-tahor/

Les enfants captifs de la secte Lev Tahor

Un Israélien de 22 ans, réchappé de la secte fondamentaliste et anti-sioniste Lev Tahor, installée au Guatemala, a récemment échoué, malgré l’aide d’agents israéliens, dans sa tentative d’arracher son fils âgé de deux ans à ce groupe extrémiste.

Selon plusieurs médias israéliens, l’odyssée du jeune père, Israël Amir, s’inscrit dans un contexte de plus en plus alarmant d’abus sexuels, de maltraitance, d’enlèvements d’enfants et de mariages forcés de très jeunes adolescentes, alors que Lev Tahor envisage de quitter le Guatemala pour l’Iran.

Pour le Jérusalem Post, cette perspective offrirait aux quelques 250 adeptes de la secte une plus grande liberté dans leurs pratiques cultuelles, ultra-radicales, en échange d’un soutien à la république islamique d’Iran dans ses visées anti-sionistes.

Toutefois, les tentatives menées par des membres de la secte pour rejoindre l’Iran à partir du Kurdistan se sont jusqu’ici révélées vaines et les adeptes ont dû regagner le Guatemala, après avoir été renvoyés en Turquie.

La chaîne de télévision israélienne N12 a diffusé le 30 décembre dernier un reportage consacré à ce groupe parfois surnommé le « Taliban juif », en raison des robes noires dont sont vêtues, de la tête aux pieds, les femmes et les fillettes de plus de trois ans.

L’équipe d’agents venus en soutien d’Israël Amir ont réussi à s’infiltrer et prendre des photos du camp retranché de la secte, surveillé par un mirador, où l’on voit des enfants – dont le fils d’Israël Amir- totalement négligés, certains enfermés dans des cages.

Le reportage révèle également que les mères ont reçu l’ordre de tuer leurs enfants, puis de se suicider si les autorités guatémaltèques tentaient de pénétrer dans la secte. Les femmes ont même reçu un cours sur la façon d’égorger leur progéniture.  

(Sources : Times Of Israel, 31.12.2021 & 03.01.2022)

 

Deux responsables reconnus coupables

Nachman Helbrans et Mayer Rosner, deux membres de Lev Tahor, ont été reconnus par le tribunal fédéral de New York coupables d’enlèvement d’enfants et exploitation sexuelle sur l’un d’entre eux. Ils risquent une peine minimale de 10 ans pouvant aller jusqu’à la perpétuité.

En 2018, une mère craignant pour la sécurité de ses deux enfants (une jeune fille de 14 et son petit frère) au sein de Lev Tahor a fui le Guatemala où était installé le groupe pour New York. En 2017, la jeune fille âgée de 13 ans avait été mariée par les dirigeants à un homme du groupe âgé de 19 ans. Un tribunal américain a accordé à la mère la garde exclusive de ses enfants et a interdit à leur père encore membre du groupe d’entrer en relation avec eux. A la fin de l’année 2018, Nachman Helbrans et Mayer Rosner avaient élaboré un plan afin d’enlever la jeune fille et son frère, leur faisant passer la frontière américaine illégalement afin de les emmener au Mexique.

Lev Tahor adopte un mode de vie traditionnaliste mais pour cet enlèvement ils avaient utilisé des moyens modernes (téléphone portable, application cryptée, faux passeports). Les enfants avaient été retrouvé dans un hôtel au Mexique.

La peine sera prononcée ultérieurement.  

(Sources : Times of Israel, 11.11.2021 & National Post, 12.11.2021)

Une jeunesse au sein de Lev Tahor

Ex-adepte de Lev Tahor, Mendy Levy a raconté à Insider sa vie sous contrôle au sein du groupe. Il a fui le groupe à l’âge de 15 ans et tente maintenant de construire une nouvelle vie.

L’ex-adepte raconte le contrôle total des dirigeants du groupe sur les adeptes. Il raconte comment une femme allergique aux graines de sésame est décédée après avoir été forcée à en manger. Aucun médecin n’a été appelé, pour qu’elle guérisse il fallait faire confiance au rabbin. Selon lui, la mort était la conséquence d’un manque de foi en lui.

Les adeptes n’ont pas le droit de consulter un médecin ou d’aller à l’hôpital sans la permission du rabbin. Les dirigeants ne veulent pas que leurs adeptes côtoient le monde extérieur.

Mendy Levy décrit le déroulement des journées régulé par le groupe et surtout les volontés du rabbin : prière tous les matins à 5h30 avec immersion dans l’eau, il passe la journée à étudier et connaitre par cœur les textes du groupe, tous les autres textes religieux étant bannis. Aucune éducation n’est donnée aux enfants du groupe. Mendy Levy ne connaissait par le mot «  science » et ne parlait quasiment pas anglais. Ils ont encore moins accès aux distractions et aux loisirs.

Selon ce témoignage il y aurait environ 15 dirigeants qui contrôlent l’intégralité de la communauté (environ 300 personnes). Les enfants sont maltraités physiquement et psychologiquement, de nombreuses punitions leurs sont infligées. Lorsqu’ils sont battus, ils doivent embrasser la main et remercier celui qui vient de les frapper. Les liens d’amour entre parents et enfants sont inexistants. Cela permet aux leaders d’être les seuls référents d’autorité.

A sa sortie, Mendy Levy a témoigné de sa vie au sein du groupe auprès des autorités et a notamment alerté sur le fait que de nombreuses personnes au sein du groupe pensent au suicide, exaspérés de subir des tortures. Lui-même a pensé se suicider et avoue avoir fait une dépression. Petit à petit, il a alors élaboré un plan pour pouvoir fuir. A ce moment-là, alors qu’il est âgé de 15 ans, on souhaite qu’il se marie avec une fille de 12 ans. Il donne son accord au rabbin mais commence à secrètement planifier sa fuite. Il se rend en secret à l’ambassade du Canada au Guatemala et après l’obtention de son passeport il s’envole quelques mois plus tard pour le Canada ou il est accueilli par les services de la protection de l’enfance.

Il lui a fallu beaucoup de temps pour s’habituer à la vie en dehors de Lev Tahor. Il a dû apprendre la langue mais aussi suivre une thérapie et obtenir le soutien de nombreuses personnes.  

(Source : Insisder, 07.11.2021)

Arrestation et condamnation de leader du mouvement

Cinq dirigeants du groupe sont accusés d’avoir participé à un complot dans le but d’enlever une jeune fille de 14 ans afin qu’elle puisse procréer avec son mari. Les hommes sont condamnés pour des faits d’exploitation et d’enlèvement d’enfants. Les autorités guatémaltèques et le FBI ont coopéré dans le but d’arrêter ces hommes. Lire la suite

Vers la fin des écoles religieuses illégales ?

Jean-François Roberge, ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec, a déposé devant l’assemblée nationale un projet de règlement prévoyant d’encadrer l’enseignement à domicile, projet qui devrait entrer en vigueur le 1er juillet 2019. Lire la suite