L’intérêt des enfants avant la liberté de religion

Les organisations gouvernementales, en charge du dossier de la secte juive ultra-orthodoxe Lev Tahor, se sont vu infliger un sévère blâme par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec qui a considéré que l’intérêt des enfants de Lev Tahor n’a pas toujours prévalu dans cette affaire( 1). Le président de la commission a rappelé que les autorités doivent « assurer le respect intégral des intérêts de chaque enfant, quel que soit l’univers familial, communautaire ou religieux à l’intérieur duquel il évolue ».

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Guatemala / Les Lev Tahor contraints de fuir leur village d’accueil

Les 230 membres de Lev Tahor qui tentaient de s’établir dans le petit village de San Juan La Laguna au Guatemala ont dû quitter précipitamment les lieux. Les migrants estiment qu’ils sont victimes de l’intolérance du conseil municipal qui, de son côté, trouve que les adeptes du groupe ne montrent pas de volonté d’intégration.

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La communauté Lev Tahor

La communauté Lev Tahor (coeur pur, en hébreu), a été fondée en 1985 en Israël par Eres Shlomo Elbarnes qui se rebaptise Shlomo Helbrans. Ses membres, généralement issus de familles israéliennes non pratiquantes, ont délibérément choisi de se convertir et de vivre selon les préceptes d’un judaïsme fondamentaliste, soulevant ainsi la colère de leurs familles. Pour cette communauté, l’Etat d’Israël n’est pas légitime puisque, selon les textes sacrés, seul Dieu peut redonner la Terre Sainte au peuple juif. Il est vrai que la signature de Dieu manquait dans les accords de 1948 ! Cet antisionisme a créé d’importantes tensions entre le groupe et les Israëliens.

Les itinérances de la communauté et ses démêlés avec les tribunaux

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Canada / Quel avenir pour les enfants de Lev Tahor ?

Le 18 novembre 2013, la plupart des 200 membres de la communauté de Lev Tahor ont quitté Sainte-Agathe-des-Monts (Québec) pour se rendre dans la région de Chatham-Kent en Ontario, peu après que le Département de la protection de la Jeunesse (DPJ) des Laurentides ait entamé une procédure judiciaire contre quelques parents soupçonnés de mauvais traitements sur leurs enfants. Le 27 novembre 2013, en l’absence de ces parents, le tribunal québécois de la jeunesse a ordonné, le placement de quatorze enfants en famille d’accueil.
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