Les dérives sectaires se développent fortement sur les réseaux sociaux, alerte la Miviludes dans son dernier rapport. Désormais, 30 % des dossiers concernent des « sectes connectées ».
Les gourous adoptent de nouveaux visages : influenceurs spirituels, coachs de vie, traders ou faux experts en santé. Parmi les affaires récentes, un youtubeur est soupçonné d’emprise psychologique à caractère religieux, tandis qu’un prétendu naturopathe est poursuivi pour avoir incité ses abonnés à abandonner leurs traitements médicaux au profit du crudivorisme.
Selon les associations d’aide aux victimes comme l’Unadfi ou le Caffes, Internet facilite l’isolement et la manipulation : là où il fallait autrefois se rendre à des réunions, l’embrigadement se fait désormais discrètement, depuis sa chambre, sans éveiller l’attention de l’entourage. Si les méthodes évoluent, le mécanisme reste le même : exploiter les périodes de fragilité pour apporter des réponses simplistes à des personnes vulnérables. En dix ans, les signalements de dérives sectaires ont plus que doublé.
A voir : https://www.tf1info.fr/societe/reportage-maintenant-vous-faites-ca-tranquillement-dans-votre-chambre-l-inquietante-progression-des-derives-sectaires-via-les-reseaux-sociaux-2451489.html (TF1, 05.07.26)
