Le collectif des victimes de l’ICRSP accuse le Vatican d’inaction coupable

Le collectif des présumées victimes de l’Institut du Christ Roi Souverain Prêtre (ICRSP) accuse l’Église de n’avoir donné aucune suite à un rapport rédigé en 2014 sur de possibles abus sexuels, spirituels et dérives sectaires au sein de cette communauté catholique traditionaliste.

Créé en mars 2026, le collectif dénonce « douze ans d’inaction » et estime que ce silence s’apparente à une forme de complicité. Le rapport, rédigé par sœur Chantal-Marie Sorlin pour la Conférence des évêques de France, évoquait notamment les accusations visant un religieux installé à Montagny-Sainte-Félicité (Oise), sans qu’aucune plainte n’ait, à la connaissance du collectif, été déposée. Les victimes rappellent également qu’un témoin présenté comme le seul à avoir assisté aux violences est décédé accidentellement en 2006 dans un séminaire en Italie. Resté confidentiel, le rapport n’a jamais été rendu public.

Selon le collectif, de nouveaux témoignages émergent aujourd’hui en France et à l’étranger, mettant en cause des faits d’abus, d’emprise et de déplacements de prêtres accusés vers le Gabon. L’ICRSP, fondé en 1990 et implanté dans 14 pays, de “mouvance traditionaliste”, dépend directement de Rome.

(Oise hebdo, 18.06.26 : https://www.oisehebdo.fr/2026/07/18/loisy-collectif-victimes-institut-du-christ-roi-souverain-pretre-denonce-abus-sans-consequences/)

A lire aussi sur le site de l’UNADFI : Le goût du luxe chez l’ICRSP :  https://www.unadfi.org/actualites/groupes-et-mouvances/le-gout-du-luxe-et-de-la-tradition/

  • Auteur : Unadfi