Clés pour comprendre

Il n'existe pas en France de définition juridique de la « secte ». Les pouvoirs publics ont tenté de la définir mais y ont renoncé constatant, comme souvent en droit, qu’il valait sans doute mieux éviter le risque d’enfermer un phénomène à géométrie variable dans un cadre trop strict et donc incomplet(1).
 
La notion de « dérive sectaire » lui est préférée depuis 2002. Elle permet de s’intéresser exclusivement aux atteintes à l’ordre public, aux lois et règlements, aux libertés fondamentales, à la sécurité et à l’intégrité des personnes, commises par des groupes ou des individus, quelle que soit la nature de l’activité proposée.

 
Ces atteintes se caractérisent par la mise en œuvre de techniques d’emprise, de pressions ou de menaces, ou par des pratiques favorisant le contrôle sur les personnes et les privant d’une partie de leur libre arbitre. Elles ont pour but de créer, de maintenir ou d’exploiter, chez une personne, un état de sujétion psychologique ou physique ayant des conséquences dommageables pour cette personne, son entourage voire pour la société.


Pour définir la dérive sectaire et apprécier sa dangerosité, des critères ont été établis sur la base de différents travaux d’experts et  des différentes commissions d’enquête parlementaire.
 
De la microstructure à la multinationale, les mouvements à caractère sectaire se présentent sous des forment disparates. Ils investissent tous les domaines
 (voir domaines d'infiltration) pour séduire le plus grand nombre de personnes, en offrant des objectifs honorables et mobilisateurs. Ils avancent « masqués » et ne dévoilent leurs théories et leurs pratiques que lorsque la victime séduite, est sous emprise.


Conformément au principe de laïcité, l’UNADFI ne porte aucun jugement de valeur sur les doctrines, les théories ou les croyances en tant que telles. Elle les étudie néanmoins pour être en mesure d’identifier la mouvance sectaire concernée, d’aider les victimes et leurs proches à comprendre ce qu’ils subissent, les raisons qui ont incité l’adepte à entrer dans le groupe et les moyens de lui permettre de retrouver son autonomie.

 

 (1)Thomas Lardeur (avec la collaboration de l’UNADFI), Les sectes, Presses de la Renaissance, 2004.

 

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Dernière modification le 22 février 2017