La Cour de cassation rouvre le dossier Di Falco 

L’ancien évêque de Gap et ancien évêque auxiliaire de Paris, Jean-Michel Di Falco, est visé par une procédure civile intentée par un homme qui l’accuse d’agressions sexuelles commises dans les années 1970, alors qu’il était mineur. Si les faits sont prescrits au pénal, la voie civile permet aujourd’hui d’examiner une éventuelle indemnisation du préjudice.

La plainte a été déposée en novembre 2001 par la victime, Pierre-Jean, qui accuse Mgr Di Falco de viols et agressions sexuelles entre 1972 et 1975, période durant laquelle il était collégien. Après plus de vingt ans de procédure, la Cour de cassation a jugé, dans un arrêt du 7 juillet 2022, que les juridictions précédentes auraient dû déterminer la date de « consolidation » du préjudice, un élément clé en matière de prescription civile. À la suite de cette décision, une expertise psychiatrique a été ordonnée. Remis en juin 2025, le rapport fixe la date de consolidation au 31 décembre 2009. Cette conclusion permet à la justice de considérer que les faits ne sont pas prescrits en matière civile, la victime étant mineure au moment des faits.

Pierre-Jean réclame plus d’un million d’euros de dommages et intérêts, s’appuyant sur les coûts de son suivi psychiatrique, l’impact sur sa carrière et les frais liés à ses démarches judiciaires. La décision est attendue le 26 mars 2026.

Mgr Di Falco conteste fermement les accusations. Dans un communiqué transmis à Radio France, son avocat dénonce une affaire « inventée » en 2001, qu’il attribue à des rivalités internes à l’Église catholique et à l’exposition médiatique de l’ancien évêque au début des années 2000. 

(Sources : Mediapart, 19.12.2025 & La Provence, 20.12.2025)

  • Auteur : Unadfi