Barrage à la Scientologie

Drapé derrière sa filiale baptisé la Fondation pour un monde sans drogue, la Scientologie devait réaliser un atelier de prévention à la toxicomanie dans des établissement scolaires d’Inzago en périphérie de Milan. Le maire de la ville a annoncé que ce projet n’aurait pas lieu.

L’édile a annulé cette action de prévention après le tollé provoqué par le groupe d’opposition et le comité des parents qui tous deux ont révélé que derrière l’organisme menant l’action de prévention se cachait la Scientologie. Ils se sont inquiétés que la prévention anti-drogue au sein d’écoles émane d’une telle organisation.  Des représentants de l’opposition espèrent qu’il ne s’agissait que d’une erreur et d’un manque de recherche sur la vraie nature de l’association de la part des personnes de la ville impliquées dans l’organisation de cet atelier.

De son côté, la Scientologie a réagi par son bureau des affaires publiques de Monza, regrettant qu’un désaccord politique l’emporte sur une volonté de prévention et sur des années de travail dans la lutte contre la toxicomanie.

Depuis de nombreuses années, la Scientologie avance régulièrement masquée derrière des filiales aux intentions légitimes mais qui permettent d’assurer la promotion cachée de l’organisme sectaire.  

(Source : RIES, 11.04.2022)

Les centres de désintoxication de la Scientologie

Les habitants de Ballivor, petite ville irlandaise, ont manifesté pour s’opposer à l’implantation dans leur ville d’un centre Narconon. D’un point de vue administratif les tribunaux ont validé l’implantation.

Ces centres de désintoxication appartiennent à la Scientologie et le traitement administré se base sur les doctrines érigées par Ron Hubbard son fondateur. Après plusieurs décisions judicaires, la Cour d’appel a autorisé l’ouverture du centre Narconon dans une ancienne école de la ville. Narconon avait acheté la propriété en 2016 et a dépensé d’importantes sommes afin de la rénover. Depuis le début des procédures les habitants s’opposent et manifestent. Ils y voient une volonté d’intrusion de la Scientologie dans leur ville.

José Miguel Cuevas Barranquero, titulaire d’un doctorat en psychologie et expert de la question des sectes en Espagne, rappelle que Narconon constitue un hameçon parfait de la Scientologie par les promesses de résultats spectaculaires de guérison.  Il se base notamment sur le témoignage d’ex-adeptes qui ont constaté que Narconon représentait plus une stratégie de recrutement qu’un centre de santé. Narconon promet une guérison sans médicaments. Les « traitements » se basent sur des prises de vitamines, de l’exercice et un sauna censé libérer des toxines. Tout cela sans la présence de personnel médical dans le centre ce qui peut représenter un danger pour les patients en sevrage. De plus, certaines activités visent à infantiliser les personnes, les amoindrir physiquement afin de les mettre sous emprise.

L’entourage de personnes toxicomanes est souvent prêt à tout, notamment financièrement, pour aider un proche et Narconon essaie de les convaincre de le faire entrer dans le centre.   (Source : Aleteia, 30.12.2021)

La mode des retraites psychédéliques

Depuis plus d’une décennie les « retraites psychédéliques » se multiplient, aussi bien dans des pays comme le Costa Rica ou la Jamaïque qui autorisent certaines substances psychédéliques, qu’aux Etats-Unis dans des réseaux cachés.

Aux Etats-Unis des réseaux fantômes de chamans partagent des substances psychédéliques et détaillent leurs utilisations sur les réseaux sociaux. Ces drogues ont connu un intérêt croissant notamment par le fait que certains professionnels de santé mentale les considèrent comme utiles pour des dépressions ou des troubles de stress post-traumatique. Plus largement, l’industrie du bien-être intègre de manière croissante ces pratiques notamment depuis l’apparition d’une certaine fragilité mentale des individus conséquence de la pandémie.

Cependant il faut être extrêmement prudent avec ces produits qui peuvent provoquer une psychose ou des problèmes de santé mentale sur le long terme. Le manque de surveillance lors de retraites constitue un risque et peut avoir des conséquences mortelles. En 2020, une Britannique ayant rejoint le Pérou pour une retraite d’ayahuasca a développé à son retour des problèmes de santé mentale qui l’ont conduite au suicide. Dans ces retraites, de nombreux vols et agressions sexuelles sont aussi constatés. Des chamanes profitent de la vulnérabilité physique et émotionnelle de certaines femmes lors de la prise de substances.

Selon Ronald Griffiths, professeur à la faculté de médecine de l’Université Johns Hopkins de Baltimore, les risques encourus sont sous-estimés. Ces retraites sont perçues comme un eldorado qui transforme des vies, et les dangers sont bien souvent occultés. 

(Source : The New York Times, 25.11.2021)

La Scientologie tente de s’implanter en Guyane

Dans le courant du mois de septembre 2019 la fondation Drug Free World, une émanation de la Scientologie, a tenté de s’implanter à Cayenne. Cet ancrage territorial devait s’effectuer par l’intermédiaire d’Alizé Utteryn, la présidente de l’association AlizéLavie, de Drug Free World pour les Amériques. Cette dernière a finalement renoncé à installer une antenne guyanaise de l’association scientologue. Lire la suite

Le Comité éducation chypriote berné par la Scientologie ?

La dénonciation d’un trafic de drogue dans une école par « la Fondation pour un monde sans drogue » lors d’une réunion du Comité éducation de la chambre des représentants de Chypre, a causé un vif émoi parmi les autorités politiques, associatives et religieuses du pays. En effet, l’association dénonciatrice étant connue pour ses liens avec l’Eglise de Scientologie, chacun se demande comment sa présence lors de la réunion du 31 janvier travaillant sur le problème de la toxicomanie en milieu scolaire a pu être autorisée. Lire la suite