La réputation du yoga en baisse 

L’engouement pour le yoga n’a pas diminué, bien au contraire. Beaucoup de personnes se sont mises au yoga durant la pandémie et les différents confinements. Mais ce sport n’est plus pratiqué comme auparavant et le yoga a vu son modèle économique profondément modifié. De plus, une meilleure conscience du risque sectaire dans ce domaine a mis à mal la vision d’un sport rimant avec épanouissement.

Lire la suite

Sommes tous surdoués ? Les demandes de consultation HPI explosent

HPI, une mode, un concept attractif. Le « Haut Potentiel Intellectuel » est présent partout, notamment dans les librairies où les livres de la psychologue Jeanne Siaud-Facchin, fondatrice des centres Cogito’z, attirent de nombreux parents et les poussent à consulter.

Lire la suite

Un annuaire douteux des PSNC

Créé en 2016, le site Médoucine ressemble à un Doctolib des médecines douces. Cette startup semble privilégier son développement avant la fiabilité des pratiques proposées.

Le principe de ce site web est de permettre la prise de rendez-vous pour des consultations avec des praticiens de diverses pratiques de soins non conventionnelles. Il revendique plus de 2 000 praticiens référencés. Le site propose aussi des formations payantes pour développer son cabinet de thérapeute et élargir sa clientèle. Derrière cette vitrine, se cache une importante machine à profit grâce aux abonnements mensuels, et aux frais d’inscription pour les praticiens qui payent pour se voir référencés.

Une youtubeuse interne en médecine a réussi à l’aide d’un faux certificat de naturopathe à s’inscrire sur le site jusqu’à l’étape du paiement, demandant si elle pouvait mentionner qu’elle pratiquait le Yahis Idoni. Le site a accepté… alors que cette pratique n’existe pas. Parmi les 25 employés de la structure aucun ne possède de formation médicale, l’inscription des praticiens s’effectue uniquement par un biais administratif et déclaratif. Le manque de vérification peut s’avérer dangereux car de nombreuses pratiques référencées sur la plateforme peuvent relever de l’exercice illégal de la médecine et surtout éloigner des personnes malades de leurs parcours de santé.

Mathieu Repiquet, membre du collectif FakeMed, a enquêté sur ce site, montrant par exemple que la fiche sur l’homéopathie du site ne cite que les études favorables. A propos de l’iridologie qui permettrait de déterminer l’état de santé d’un individu via l’observation de son iris, l’Ordre des médecins rappelle que la pose d’un diagnostic par un praticien qui n’est pas médecin constitue un exercice illégal de la médecine.

Médoucine précise que les pratiques référencées sur son site sont complémentaires et ne remplacent pas la médecine, mais « si des actes à visée curative ont lieu de manière répétée pendant les consultations, il s’agit d’exercice illégal de la médecine » souligne un membre de l’Ordre des médecins.

La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) rappelle que les pratiques disponibles sur la plateforme ne sont pas fondées scientifiquement et que bon nombre ont déjà fait l’objet d’alertes par la mission qui a reçu trois signalements concernant le site depuis 2020. On y trouve par exemple des praticiens du décodage biologique, méthode fondée par Ryke Geerd Hamer qui a été condamné en Allemagne et en France pour exercice illégale de la médecine. Une géobiologue lithothérapeute vends des pierres cristaux et des bracelets aux différentes vertus (lutter contre la dépression, former des globules). Pourtant de nombreuses condamnations ont déjà été prononcées à l’encontre de lithothérapeutes et la DGCCRF (Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes : NDLR) considère cette pratique comme une pseudoscience.

De nombreuses méthodes présentent des risques pour des personnes en recherche de soins et vulnérables qui peuvent être trompées. Analysant les termes utilisés, Cyril Vidal, président de FakeMed souligne que « médecine douce » donne une consonnance médicale aux propositions du site. Médoucine ne peut pas utiliser le terme de patient, car les pratiques dispensées ne sont pas médicales, et utilise par conséquent le terme de client.  (Sources : L’Express, 17.11.2021 &Marianne, 19.11.2021)

Le développement personnel fait vendre

Avec son lot d’inquiétudes et de peurs la pandémie a entrainé une nette augmentation des ventes d’ouvrages de développement personnel. Ces livres promettent des solutions miracle pour une vie meilleure.

Les chiffres ont de quoi impressionner : +148% entre juin 2019 et 2020, annonce une directrice éditoriale. Psychiatre à l’Assistance publique Hôpitaux de Marseille, Guillaume Fond constate que ces livres ciblent des personnes qui ressentent de l’impuissance et de l’injustice. Ils retrouvent alors l’impression d’être acteur de leur vie. Il reconnaît le côté feel good de ces ouvrages, mais incite à bien choisir car le nombre impressionnant de ventes n’est pas un gage de sérieux et de crédibilité. Il appelle à se méfier de toutes les promesses miraculeuses et la pensée magique.

En effet, bien souvent basés sur des expériences personnelles et des témoignages, ces livres glissent vers le spirituel et l’ésotérisme, s’écartant complétement de toute notion psychologique et scientifique.   

(Source : Le JDD, 09.11.2021)

La littérature des PSNC en question

Avec la pandémie de Covid-19 de nombreux ouvrages proposent de vaincre le virus et la maladie par des pratiques de soins non conventionnelles. LCI s’est interrogée sur leur légalité et s’est penchée sur ce qu’il est possible d’écrire et de publier dans des ouvrages concernant la santé. Lire la suite

Ésotérisme : un retour en force ? Vox Pop, Arte, 09.05.2021, 29 minutes

Partout en Europe les pratiques ésotériques reviennent en force. En Roumanie quatre habitants sur dix ont recours à la sorcellerie, depuis dix ans la Pologne a une chaîne ésotérique, 22,5 % des Espagnols croient en l’existence de phénomènes paranormaux, 41 % des Français en l’astrologie et 60 % des Islandais en l’existence des elfes. L’engouement est si fort que c’est devenu un énorme business rapportant, rien que pour l’Allemagne, entre 15 et 20 milliards d’euros de chiffre d’affaires par an. Lire la suite

L’ésotérisme : une mode chez les jeunes ?

Les réseaux sociaux ont permis aux plus jeunes d’entrer en contact avec l’astrologie, la sorcellerie ou le tarot. Ces pratiques empreintes d’ésotérisme sont aussi utilisées par différentes marques de mode ou autres qui y voient très certainement un nouveau business lucratif. Lire la suite

L’entreprise du bonheur au coeur d’une enquête de la chaîne espagnole La Sexta

Une enquête d’Equipo investigaçion, diffusée mi-février sur la chaîne espagnole La Sexta, s’est penchée sur le lucratif marché du développement personnel. Intitulée L’entreprise du bonheur, l’émission, comprenant plusieurs reportages, a démontré que, malgré leur succès, les livres d’auto-assistance pouvaient se révéler dangereux, tout comme les gourous en vogue en Espagne auxquels cet engouement profite bien davantage qu’à ceux qui paient pour acheter leurs recettes miracles. L’enquête a également dévoilé que certains ateliers de méditation pouvaient cacher des sectes comme Brahma Kumaris. Lire la suite