Hors-série Actualités de l’Unadfi N°3 // Spécial Covid-19

Depuis plusieurs mois, l’actualité montre que mouvements sectaires et complotistes profitent de la crise sanitaire de la Covid-19 pour déverser leur flot d’inepties. La vaccination est leur principale cible : elle ne constituerait e plus seulement un risque pour la santé, elle rendrait homosexuel, serait le fruit d’une action globale des élites visant à asservir l’humanité, elle permettrait le traçage de la population ou encore modifierait l’ADN.

Depuis l’attaque du Capitole par les adeptes de QAnon, les autorités françaises ont pris la mesure du danger qu’encourent les Etats. S’il est peu présent en France, des « sympathisants » de ce mouvement devenu international déversent son discours anti-institutions et anti-médecine à travers des sites dédiés à des pratiques de soins non conventionnelles ou à la spiritualité new age.
Le terme conspiritualité, créé en 2011 par les anthropologues Charlotte Ward et David Voas, prend tout son sens dans le contexte actuel : il décrit la fusion des théories du complot et de la spiritualité, notamment celle du New Age, et s’applique à ces théories fleurissant sur le web. Prétextant le contrôle de la société par une élite, les new agers appellent à un « changement de paradigme » dans le prétendu but d’émanciper la société de cette élite.

Et force est de constater qu’Internet est devenu le lieu de recrutement, de prosélytisme et de développement de groupes virtuels où l’emprise mentale s’exerce même à distance.

La volonté affichée de Marlène Schiappa de lutter contre les sectes et toutes formes de radicalités est un espoir pour les victimes de ces mouvements fragilisant nos démocraties.

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Les étudiants cibles d’un groupe dissident d’Aum

Au Japon, les sectes et d’autres groupes douteux approchent des étudiants universitaires qui se sentent seuls et isolés par la fermeture des universités. Parmi eux Aleph, le principal successeur du culte apocalyptique Aum Shinrikyo, approche les étudiants via les réseaux sociaux. Lire la suite

Prison pour le leader d’Aum

Arrêté en 2018, Mikhail Ustyantsev, leader de la branche Russe d’Aum Shinrikyo, a été condamné à une peine de 15 ans de prison par un tribunal russe. Il a été reconnu coupable d’avoir créé la branche du mouvement en Russie et d’avoir organisé différentes activités du groupe. Lire la suite

L’esprit d’Aum existe toujours

Vingt-cinq ans après l’attentat au gaz sarin perpétré par Aum1 dans le métro de Tokyo qui avait conduit à sa dissolution, trois groupes dissidents continuent d’exister. Ayuko Watanabe, la directrice de l’agence de renseignement de la sécurité publique en charge de suivre ces groupes dissidents, a souhaité, lors  conférence de presse, rappeler leurs dangers, leurs fonctionnements et le fait qu’ils constituent toujours une menace. Lire la suite

Hommage aux victimes

La date du 20 mars 2020 correspondait au macabre anniversaire des 25 ans de l’attentat au gaz sarin perpétré par des membres d’Aum dans le métro de Tokyo. Cet acte terroriste a fait 13 morts et plus de 6 300 blessés. Le Japon a rendu hommage à ces victimes. Lire la suite

Des envois de colis piégés

Des enveloppes contenant du cyanure de potassium et une demande de rançon ont été envoyées à des sociétés japonaises. Un quotidien japonais, Asahi Shimbun, et des fabricants de médicaments ont notamment été visés par ces envois. Les noms d’expéditeur figurant sur ces courriers sont ceux des dirigeants d’Aum exécutés l’année dernière1.

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Exécution de 13 membres d’Aum

Le gouvernement japonais a annoncé l’exécution, en juillet, des treize condamnés à mort de la secte Aum. Le mouvement est, entre autres méfaits, l’auteur de l’attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo en 1995. Pour rappel, cet attentat avait tué 13 personnes et intoxiqué 6 500 autres. Parmi les condamnés se trouvait le leader du mouvement Shoko Asahara (de son vrai nom Chizuo Matsumoto).

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23 ans plus tard

Le 20 mars dernier, le Japon commémorait l’attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo perpétré par la secte Aum pour lequel des membres du groupe, dont le leader Shōkō Asahara, sont condamnés à mort. Pourtant plusieurs groupes liés à Aum existent encore au Japon.

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