Une manne financière qui attire les convoitises

32 milliards d’euros ont été consacrés en France à la formation professionnelle en 2012. La DGEFP (Délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle) abrite la mission chargée d’assurer « le rôle de vigie ». Le champ financier du contrôle a augmenté, assure Stéphane Rémy, chef de la mission de l’organisation des contrôles à la DGEFP. Les entreprises, les prestataires de formation, les organismes collecteurs et les formations financées par le fonds social européen sont « surveillées ». Mais la tâche est immense. En France, on dénombre en effet 55.000 organismes de formation et contrôler tous les établissements « est impossible ».
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Droit de regard sur le contenu des formations

La loi n°2014-288 du 5 mars 2014, prévoit dans son article 8 que les organismes collecteurs paritaires agréés, l’État, les régions, Pôle emploi et l’institution chargée de l’insertion professionnelle des handicapés en milieu ordinaire peuvent s’assurer, lorsqu’ils financent une action de formation professionnelle continue et sur la base de critères définis par décret en Conseil d’État, de la capacité du prestataire de formation à dispenser une formation de qualité.

Formation professionnelle : le grand ménage

Juste avant l’examen au Sénat du projet de loi sur la formation professionnelle, le secrétaire d’Etat, Laurent Wauquiez, avait annoncé au Parisien qu’il ne serait plus possible d’ouvrir un centre de formation sans l’autorisation du préfet et sans contrôle préalable. « Au moindre soupçon ou risque », le préfet pourra refuser l’enregistrement de l’organisme. Enfin, tout prestataire qui a déjà été condamné se verra désormais interdire l’exercice d’activités de formation.
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Vente en réseau et risque d’emprise

Nos associations sont régulièrement contactées par des familles dont l’un des membres s’est lancé dans une activité de vente en réseau. Qu’il s’agisse de cosmétiques, de proposition de régime, de téléphonie, de produits d’entretien, de vêtements, d’objets de décoration, le principe est toujours le même. Il s’agit de présenter le produit à des personnes qui l’achèteront et sont susceptibles de devenir des vendeurs, vendeurs qui recruteront à leur tour. Chaque participant recevra une commission en fonction de ses propres ventes, du nombre de vendeurs recrutés et de l’étendue de son réseau. Les gains annoncés sont exceptionnels, mais il y a loin du rêve à la réalité. Obsédés par un profit qui tarde à venir, certains participants en viennent à ne plus vivre que pour leur société. On peut alors parler de risque d’emprise. Comment le système se met-il en place et peut-il conduire à des dérives ?

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