Le témoignage d’Isabelle

Isabelle s’est jetée dans les bras d’Amour et Miséricorde, un groupe à vocation spirituelle basé dans le Jura. Elle témoigne aujourd’hui des treize années passées au sein de cette communauté. Trois ans après avoir quitté le groupe, elle se demande comment sa soeur, sa mère et elle ont pu être fascinées par sa dirigeante, Eliane Deschamps, au point d’accepter la discorde que la gourelle avait réussi à créer dans leur famille.

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​Mise en examen

Eliane Deschamps, responsable de la communauté Amour et Miséricorde, a été mise en examen pour abus de faiblesse. D’anciens adeptes ont révélé des agissements sectaires au sein de la communauté.

Maître Bosselut, avocat de l’UNADFI et de la mère d’un membre de la communauté, est « satisfait que l’enquête établisse des dérives sectaires ». Il espère que la gourelle « sera renvoyée devant les tribunaux ».

Des éléments graves et concordants seraient retenus contre Eliane Deschamps notamment des vidéos la « montrant trôner au milieu de ses fidèles ». Un témoin rapporte qu’elle exerce une emprise sur des personnes en « état de dévotion et d’allégeance », sanctionnant les plus récalcitrants.

Sa fille, Magalie Breux, a quitté la communauté à l’âge de 25 ans. Elle confirme que les adeptes sont punis « pour des choses complètement idiotes et aberrantes ».

Parents et amis d’adeptes se sont constitués en association, l’ADER (Association pour le Dialogue et la Réconciliation). Sa présidente, Aleth Saint Hilier, sans nouvelle de onze de ses proches, estime que cette nouvelle étape judiciaire est « extrêmement » importante. Cette mise en examen était attendue depuis plusieurs années par les victimes directes ou collatérales. En 2002 et 2003, des plaintes avaient été classées sans suite. En juillet 2007, un non-lieu avait été prononcé. En 2008, une nouvelle instruction judiciaire avait été ouverte ayant conduit à la mise en examen d’un membre de la communauté.

Sources : Bien Public, 10-19/09/2014 & Europe 1, 12.09.2014

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Communiqué de l’archevêque de Dijon

Dans un communiqué daté du 7 mars dernier, l’archevêque de Dijon, Roland Minnerath, adopte « enfin une posture ferme » concernant le groupe « Amour et Miséricorde » et notamment vis à vis de la responsable du groupe, Eliane Deschamps qui exerce « une emprise psychologique inadmissible sur certaines personnes crédules ».

A la fin des années 2000, Georges Fenech, alors président de la Miviludes, avait fait une visite inopinée dans ce groupe installé en Côte d’Or. Destinataire de plusieurs signalements, il avait alors rencontré Eliane Deschamps qui prétendait voir la Vierge, puis l’archevêque de Dijon, Mgr Minnerath.

Mais, dans les faits, c’est seulement en 2008 que le groupe avait défrayé la chronique. A cette époque, malgré de nombreux témoignages indiquant des situations de ruptures familiales, d’humiliations et de demandes financières exorbitantes, Roland Minnerath sollicité, avait simplement déclaré que c’était au pouvoir judiciaire seul d’établir l’existence d’éventuelles dérives. Aujourd’hui, il se ravise et il « invite instamment les personnes qui maintiendraient encore un lien à connotation religieuse avec Mme Deschamps à prendre leurs distances et à renouer avec leurs familles qui les attendent ».

Sur le plan judiciaire, une plainte avait été déposée mais elle avait abouti à un non-lieu en juillet 2007. Une nouvelle plainte avait ensuite été déposée par un homme dont l’épouse et les deux filles étaient allées rejoindre la communauté. D’autres familles avaient ensuite porté plainte dans la même procédure.

Suite à ces dépôts de plaintes, un juge d’instruction a été saisi de l’affaire Les gendarmes de Dijon enquêtent depuis plus d’un an sur la communauté.

Source : La Gazette, Jérémie Demay, 04.04.2013 & BFMTV, Alexandra Gonzalez, 25.04.2013

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Un «délicat retour à la vie »

Depuis dix ans, Paul n’avait plus de contact avec sa femme et ses deux filles. Puis, tout récemment, il a reçu quelques lignes lui annonçant qu’elles avaient quitté la secte « Amour et Miséricorde ».

Aujourd’hui, « on réapprend à se connaître » confie Paul. Mais, ajoute-t-il, son épouse « a peur de voir du monde » et a besoin d’être sans cesse rassurée. Les deux filles, quant à elles, ont davantage de mal « à reprendre pied ».

Pour Catherine Picard, présidente de l’UNADFI, « plus l’embrigadement a duré, plus la sortie peut s’avérer difficile ».

Chaque année, l’UNADFI vient en aide à 300 personnes sortant de mouvements sectaires.

Source : 20minutes.fr, Vincent Vantighem, 23.04.2013

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« Je suis encore hantée par mon passé »

Magalie est âgée de 15 ans lorsqu’un soir de 1996, sa mère, Eliane Deschamps, prétend voir la Vierge. « C’est le début d’un engrenage » car sa mère affirme que « l’apparition » lui demande de se rendre le 15 de chaque mois à 6 heures précises dans les bois de Plombières-lès-Dijon (Côte d’Or).

Les « apparitions » de sa mère rassemblant de plus en plus de monde, cette dernière décide de fonder une « communauté » dans sa propre maison où elle accueille des fidèles moyennant une rétribution financière.

Magali raconte qu’elle devait obéir aveuglément à sa mère et alors qu’elle travaillait comme serveuse, lui verser l’intégralité de son salaire. A 24 ans, Magali échappe à son emprise.

Fin 2008, après avoir quitté la communauté, Magali avait vainement tenté de rencontrer l’archevêque de Dijon, Roland Minnerath. Ce dernier n’avait pas souhaité la recevoir.

A l’époque, Magali avait alors témoigné dans la presse se plaignant qu’il n’ait pas « un regard objectif » sur Eliane Deschamps, l’accusant même de la « couvrir ».

Source : BFMTV, Alexandra Gonzalez, 25.04.2013

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Amour et Miséricorde

L’Association  » Amour et Miséricorde  » regroupe environ une cinquantaine de sympathisants dont un cercle restreint d’une vingtaine, particulièrement exalté et actif vit au contact permanent de la « voyante « .
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Pas de condamnation pour La Gazette de Côte d’Or

Le journal était poursuivi pour diffamation par le groupe de prières « Amour et Miséricorde » qui lui reprochait d’avoir employé des termes comme « gourelle » et « groupe à dérives sectaires »…

La plainte a été jugée irrecevable par la justice. Le groupe de prière qui avait comme avocat Me Gilbert Collard, devra payer les frais de défense de l’hebdomadaire.
 

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Amour et Miséricorde : une instruction en cours

Des gendarmes sont intervenus dans le cadre de l’instruction du groupe de prière Amour et Miséricorde. Des auditions ont eu lieu à Paris, Dijon et dans le Jura le 11 avril 2002. Plusieurs personnes auraient été placées ensuite en garde à vue et certaines d’entre elles mises en examen pour « abus de faiblesse » puis placées sous contrôle judiciaire.

Après un premier non-lieu, le père et mari de deux membres du groupe de prière Amour et Miséricorde avait fait appel de la décision et demandé en décembre 2008 la réouverture de l’instruction judiciaire. La réouverture du dossier avait finalement été ordonnée par la cour d’appel de Dijon en mars 2009. Entre temps, après une visite du président de la Miviludes, Georges Fenech, le groupe de prière s’était dissout « sans justification ».

Selon le Progrès du 15 avril 2012, l’archevêque de Dijon aurait été entendu par la gendarmerie (mais cette information « est contestée par l’archevêché »).

Rappelons que la « communauté » Amour et Miséricorde était installée depuis 2005 à Chaussin puis à Petit-Noir (Jura), dirigée par une « gourelle », Eliane Deschamps. Cette habitante de l’agglomération dijonnaise prétendait recevoir des apparitions de la Vierge le 15 de chaque mois. Des comportements constitutifs de dérives sectaires, des témoignages révélant un processus d’emprise sur ses membres, une rupture avec l’environnement familial et social ainsi que des pressions financières avaient été mis à jour.

Source : Le journal de Saône et Loire, C.V., 16.04.2012 & www.gazetteinfo.fr, Jérémie Demay, 16.04.2012

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