Foix : le procès d’un gourou

Robert Le Dinh, dit Tang, 51 ans, déjà condamné en 1987 par la Cour d’appel d’Agen pour escroquerie, comparaît devant les assises de l’Ariège, à Foix. Il est accusé par cinq femmes, dont deux mineures à l’époque des faits, de viols, agressions sexuelles et abus de faiblesse au sein d’une « communauté » pseudo-religieuse qu’il a fondée.
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Canada / Les « remords » d’un gourou

Lors d’une interview accordée au journal La Presse, Roch Thiériault, en prison depuis 21 ans, se prétend « accablé de honte » par les atrocités qu’il a commises.

A la fin des années 1970, Roch Thiérault, qui se faisait appeler Moïse, s’était installé dans les bois en Gaspésie avec quelques adeptes à qui il a fait subir les pires sévices : maltraitance des enfants, tortures, castration, mutilation, éventration… En 1993, il est condamné à la détention à vie pour meurtre.

Gabrielle Lavallée, ancienne adepte est l’auteur d’un ouvrage « L’Alliance de la Brebis » dans lequel elle raconte ce que Roch Thiérault lui a fait endurer. Pourquoi « donner le crachoir à cet homme, un homme narcissique qui ne changera jamais ? », demande-t-elle.

La libération de Roch Thiérault est prévue pour 2014. Pour Gabrielle Lavallée, il cherche à amadouer le public pour sa sortie.

Source : canoe.infos, 29.01.2011 & cyberpresse.ca/ Le Quotidien, Patricia Dainville, 30.01.2011

 

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Les consignes des Témoins de Jéhovah et la liberté de culte

C’est une première mondiale. Un tribunal belge, la Cour de cassation, vient de reconnaître que les Témoins de Jéhovah ont des pratiques discriminatoires à l’égard des exclus du mouvement. Depuis des années, familles et anciens membres souffrent profondément des conséquences des consignes de cette organisation sur leur vie familiale et sociale, et attendent des autorités qu’elles reconnaissent que ces consignes constituent des atteintes à la liberté de culte. En effet, comme l’a rappelé la Cour d’Appel de Liège dans cette affaire, la liberté de culte et de religion peut avoir des limites lorsqu’elle impose aux fidèles des obligations ne respectant pas d’autres principes démocratiques fondamentaux. (…) 
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Amour et Miséricorde : une instruction en cours

Des gendarmes sont intervenus dans le cadre de l’instruction du groupe de prière Amour et Miséricorde. Des auditions ont eu lieu à Paris, Dijon et dans le Jura le 11 avril 2002. Plusieurs personnes auraient été placées ensuite en garde à vue et certaines d’entre elles mises en examen pour « abus de faiblesse » puis placées sous contrôle judiciaire.

Après un premier non-lieu, le père et mari de deux membres du groupe de prière Amour et Miséricorde avait fait appel de la décision et demandé en décembre 2008 la réouverture de l’instruction judiciaire. La réouverture du dossier avait finalement été ordonnée par la cour d’appel de Dijon en mars 2009. Entre temps, après une visite du président de la Miviludes, Georges Fenech, le groupe de prière s’était dissout « sans justification ».

Selon le Progrès du 15 avril 2012, l’archevêque de Dijon aurait été entendu par la gendarmerie (mais cette information « est contestée par l’archevêché »).

Rappelons que la « communauté » Amour et Miséricorde était installée depuis 2005 à Chaussin puis à Petit-Noir (Jura), dirigée par une « gourelle », Eliane Deschamps. Cette habitante de l’agglomération dijonnaise prétendait recevoir des apparitions de la Vierge le 15 de chaque mois. Des comportements constitutifs de dérives sectaires, des témoignages révélant un processus d’emprise sur ses membres, une rupture avec l’environnement familial et social ainsi que des pressions financières avaient été mis à jour.

Source : Le journal de Saône et Loire, C.V., 16.04.2012 & www.gazetteinfo.fr, Jérémie Demay, 16.04.2012

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Parc d’Accueil : peine maximale requise contre la gourelle

Le procureur de la République de Lisieux, Bruno Dieudonné, a requis la peine maximale, soit 5 ans d’emprisonnement ferme, pour la gourelle du Parc d’Accueil, Françoise Dercle qui comparaissait pour « abus frauduleux de l’ignorance ou de la faiblesse d’un tiers », dans le cadre de la loi About-Picard. Elle est accusée d’avoir placé sous son emprise une vingtaine d’adeptes entre 2002 et 2007. Seules une dizaine de victimes ont pu aller au terme de la procédure et se sont portées partie civiles. Elles voulaient témoigner de « l’enfer d’une prison mentale sur fond de violences morales, physiques et sexuelles ». Ce procès clôt 5 années d’instruction judiciaire. A la demande de parties civiles, il s’est déroulé à huis-clos.
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Révélations sur le fondateur de la Communauté Saint-Jean

Voilà presque dix ans que Golias poursuit son travail d’investigation et d’information sur les dysfonctionnements graves des communautés religieuses fondées depuis 1975 par le Père Marie-Dominique et regroupées au sein de la « Famille Saint-Jean », plus connue sous le nom de « Petits gris » en raison de la couleur des habits de la communauté masculine.

Aujourd’hui, la « Famille Saint-Jean » comprend plus d’un millier de membres répartis en plusieurs catégories : les Frères implantés dans de nombreux diocèses de France, les Sœurs contemplatives et les Sœurs apostoliques. La « Famille Saint-Jean » compte également dans ses rangs des membres laïcs à la fois féminins et masculins.

Réunis du 9 au 29 avril 2013 au prieuré de Saint-Jodard, les Frères de Saint-Jean ont mené « une réflexion sur leur rapport au fondateur, le Père Marie-Dominique Philippe, décédé en 2006, à 93 ans. En effet, les témoignages sur les dérives sexuelles de ce dernier s’étaient à ce point accumulées qu’il devenait « intenable » pour les dirigeants de la communauté de dissimuler plus longtemps le scandale. Il a alors été décidé que le Prieur général des Frères de Saint-Jean, le Frère Thomas, rédigerait une « lettre d’information ». Golias avance que ce courrier devrait s’attacher à minimiser les conséquences négatives des multiples agressions sexuelles perpétrées sur des femmes, religieuses et laïques, en situation de vulnérabilité. Car le Père Marie-Dominique Philippe bénéficiait d’un prestige et d’une autorité absolue…

Golias révèle que « selon une source particulièrement fiable », le Vatican dispose d’un dossier à charge sur les mœurs du Père Marie-Dominique Philippe. Dès 1996, Rome avait demandé sa démission de son poste de Prieur Général mais cette demande avait été bloquée par Mgr Séguy, à l’époque évêque d’Autun et c’est seulement en 2001 que Marie-Dominique Philippe avait été contraint de remettre sa charge. Au final, le Vatican, englué dans d’autres affaires de mœurs, avait choisi de garder le silence et aucune plainte en justice n’a jamais été déposée contre le Père Philippe.

Il n’y aura donc pas eu de procès contre lui ni de destitution ou de révocation de ses vœux religieux. Mais qu’en sera-t-il pour les Frères de Saint-Jean qui ont pris « exemple » sur le fondateur et se sont rendus coupables d’abus sexuels de toute nature ? Golias écrit qu’il faudrait être « bien naïf » pour imaginer qu’un « grand ménage » soit entrepris car trop de « Frères » ou de dirigeants sont compromis.

Source : Golias, « Le Maciel français », Christian Terras, 15 mai 2013

Pour plus d’informations sur « la Communauté de Saint-Jean », lire sur ce site :
 

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