Comment échapper aux manipulateurs ?

France 3 a diffusé mardi 5 avril 2016 un film, Diabolique1, suivi d’un débat sur le thème : Comment échapper aux manipulateurs ?2 Les invités ont analysé les mécanismes utilisés par les manipulateurs, donnant des éléments pour les démasquer et réussir à échapper à leur emprise néfaste.

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Les dégâts collatéraux

Durant les dix années passées sous le joug de leur gourou, Thierry Tilly, Charles-Henry et Christine de Védrines ont perdu 3,2 millions d’euros. À la sortie de leur cauchemar, le couple vivait avec le RSA. Il se retrouve devant les magistrats agenais qui devront déterminer si la manipulation mentale dont ils furent victimes remet en question des actes juridiques qu’ils ont signés durant cette période.

Leur avocat, Me Picotin, a contesté un jugement rendu par le tribunal de commerce d’Agen en décembre 2009 ; les époux de Védrines avaient été condamnés à 40.800 euros de dommages et intérêts pour n’avoir pas respecté le mandat exclusif contracté en janvier 2008 avec un agent immobilier, pour la vente, à un prix sous-évalué, de leur château de Martel. L’avocat explique que cette vente précipitée avait été dictée par Thierry Tilly. De plus, l’agent immobilier ne pouvait ignorer la situation du couple sachant que cette affaire est médiatisée depuis 2003. Il demande donc la réformation du jugement.

La cour a mis son délibéré au 17 novembre 2014.

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 » Les reclus de Monflanquin « 

Thierry Tilly, 45 ans, soupçonné d’avoir exercé son emprise pendant presque dix ans sur onze membres de la famille de Védrines, a été mis en examen fin octobre par le juge bordelais Lorentz pour «escroqueries, abus de faiblesse, extorsion de fonds, séquestration avec actes de torture et barbarie ».

Le gourou présumé aurait utilisé « des techniques sophistiquées » pour manipuler et ruiner 11 membres d’une « famille de notables », cultivés et actifs, qui ont vécu reclus depuis 2001.

Thierry Tilly s’était fait passer pour « un attaché de la Blue Light Foundation », une fondation québécoise qui « servirait des causes humanitaires », puis pour un « agent secret » agissant pour l’OTAN. Il avait réussi à convaincre la famille qu’elle devait « renouer » avec une société secrète appelée L’Equilibre du Monde, lui extorquant une grande partie « de son riche patrimoine » et pillant sa fortune en huit ans. Le montant du préjudice pourrait approcher les 5 millions d’euros.

En 2008, la famille s’exile en Angleterre, à Oxford, là où vit Thierry Tilly. En mars 2009, l’une des recluses, Christine de Védrines, 58 ans, sort « du cercle infernal ». Son beau-frère et sa compagne avaient quitté le groupe un an avant. « L’exfiltration » de Christine a été déterminante pour « mettre un terme à l’indifférence de la justice vis-à-vis de cette famille ». Elle est à l’origine de la plainte qui a permis au juge bordelais, Stéphane Lorentz, de lancer un mandat d’arrêt européen contre l’escroc[1]. Son avocat, Me Picotin, est également celui de Jean Marchand, l’époux de Ghislaine de Védrines, l’une des « séquestrées ». Rejeté par son épouse depuis huit ans, Jean Marchand ne pouvait rien tenter pour sa famille : le délit de manipulation mentale n’existe pas en droit français et seules les victimes qui ont subi le préjudice peuvent porter plainte.
 

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L’UNADFI et le CCMM dénoncent le désengagement de l’Etat

Le 24 novembre 2009, la présidente de l’UNADFI, Catherine Picard, et le président du CCMM[Centre contre les manipulations mentales]], Jacques Miquel, avaient répondu à l’invitation de l’avocat bordelais, Me Daniel Picotin, président de l’antenne Aquitaine du CCMM et avocat représentant les parties civiles dans l’affaire des « reclus de Monflanquin ». A Bordeaux, les trois responsables ont dénoncé, au cours d’un point presse, le manque « d’outils juridiques » et le « désengagement de l’Etat ». Car, a expliqué Catherine Picard, la loi About-Picard contre l’abus de faiblesse, votée en 2001, n’est aujourd’hui plus suffisante pour lutter contre « les groupes importants ou les microstructures ».
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Affaire de Monflanquin : la sortie des derniers reclus

Après une opération menée du 9 au 13 décembre 2009 à Oxford et Bristol « et qualifiée de exit counseling (exfiltration) par Me Picotin, les sept membres de la famille de Védrines restés encore sous l’influence du gourou, Thierry Tilly, ont fini par se libérer et ils sont sur le point de rentrer en France (lire l’article précédent).
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