« Je suis encore hantée par mon passé »

Magalie est âgée de 15 ans lorsqu’un soir de 1996, sa mère, Eliane Deschamps, prétend voir la Vierge. « C’est le début d’un engrenage » car sa mère affirme que « l’apparition » lui demande de se rendre le 15 de chaque mois à 6 heures précises dans les bois de Plombières-lès-Dijon (Côte d’Or).

Les « apparitions » de sa mère rassemblant de plus en plus de monde, cette dernière décide de fonder une « communauté » dans sa propre maison où elle accueille des fidèles moyennant une rétribution financière.

Magali raconte qu’elle devait obéir aveuglément à sa mère et alors qu’elle travaillait comme serveuse, lui verser l’intégralité de son salaire. A 24 ans, Magali échappe à son emprise.

Fin 2008, après avoir quitté la communauté, Magali avait vainement tenté de rencontrer l’archevêque de Dijon, Roland Minnerath. Ce dernier n’avait pas souhaité la recevoir.

A l’époque, Magali avait alors témoigné dans la presse se plaignant qu’il n’ait pas « un regard objectif » sur Eliane Deschamps, l’accusant même de la « couvrir ».

Source : BFMTV, Alexandra Gonzalez, 25.04.2013

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L’association Art ’As déboutée à Lille

A l’occasion d’une conférence donnée dans un hôtel de Villeneuve d’Ascq (59650) par l’association Art’As, ayant son siège à GEHEE (36220), était paru dans l’édition du 2 février 2011 du journal « Nord Eclair », un article intitulé « Art’As, un mouvement aux dérives sectaires ? » rapportant les propos d’appel à la vigilance de la présidente de l’ADFI Nord Pas de Calais Picardie.
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Une nantaise sur le terrain de la justice

Fatiha Wycisk n’a pas vu sa fille depuis trois ans car à 18 ans, cette dernière a rejoint les Témoins de Jéhovah. De 1975 à 1985, Fatiha a fait elle-même partie de l’organisation. Rentrée à 15 ans, elle s’y était très impliquée avant de prendre conscience de son endoctrinement et d’en partir.
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Révélations sur le fondateur de la Communauté Saint-Jean

Voilà presque dix ans que Golias poursuit son travail d’investigation et d’information sur les dysfonctionnements graves des communautés religieuses fondées depuis 1975 par le Père Marie-Dominique et regroupées au sein de la « Famille Saint-Jean », plus connue sous le nom de « Petits gris » en raison de la couleur des habits de la communauté masculine.

Aujourd’hui, la « Famille Saint-Jean » comprend plus d’un millier de membres répartis en plusieurs catégories : les Frères implantés dans de nombreux diocèses de France, les Sœurs contemplatives et les Sœurs apostoliques. La « Famille Saint-Jean » compte également dans ses rangs des membres laïcs à la fois féminins et masculins.

Réunis du 9 au 29 avril 2013 au prieuré de Saint-Jodard, les Frères de Saint-Jean ont mené « une réflexion sur leur rapport au fondateur, le Père Marie-Dominique Philippe, décédé en 2006, à 93 ans. En effet, les témoignages sur les dérives sexuelles de ce dernier s’étaient à ce point accumulées qu’il devenait « intenable » pour les dirigeants de la communauté de dissimuler plus longtemps le scandale. Il a alors été décidé que le Prieur général des Frères de Saint-Jean, le Frère Thomas, rédigerait une « lettre d’information ». Golias avance que ce courrier devrait s’attacher à minimiser les conséquences négatives des multiples agressions sexuelles perpétrées sur des femmes, religieuses et laïques, en situation de vulnérabilité. Car le Père Marie-Dominique Philippe bénéficiait d’un prestige et d’une autorité absolue…

Golias révèle que « selon une source particulièrement fiable », le Vatican dispose d’un dossier à charge sur les mœurs du Père Marie-Dominique Philippe. Dès 1996, Rome avait demandé sa démission de son poste de Prieur Général mais cette demande avait été bloquée par Mgr Séguy, à l’époque évêque d’Autun et c’est seulement en 2001 que Marie-Dominique Philippe avait été contraint de remettre sa charge. Au final, le Vatican, englué dans d’autres affaires de mœurs, avait choisi de garder le silence et aucune plainte en justice n’a jamais été déposée contre le Père Philippe.

Il n’y aura donc pas eu de procès contre lui ni de destitution ou de révocation de ses vœux religieux. Mais qu’en sera-t-il pour les Frères de Saint-Jean qui ont pris « exemple » sur le fondateur et se sont rendus coupables d’abus sexuels de toute nature ? Golias écrit qu’il faudrait être « bien naïf » pour imaginer qu’un « grand ménage » soit entrepris car trop de « Frères » ou de dirigeants sont compromis.

Source : Golias, « Le Maciel français », Christian Terras, 15 mai 2013

Pour plus d’informations sur « la Communauté de Saint-Jean », lire sur ce site :
 

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