Fausses informations et théories conspirationnistes : une autre forme de contagion

Contrairement aux vraies conspirations qui sont corroborées par de nombreuses sources, les théories du complot se fondent sur une pluralité d’événements entre lesquels on cherche à créer des liens. Certains ont voulu donner un sens à la pandémie, un sens obscur se nourrissant de conspirations et de fausses informations.

S’ils reflètent l’inquiétude de certains qui croient s’informer, les délires complotistes sont aussi le symptôme d’une société qui se radicalise faute de confiance dans les institutions publiques, médiatiques, religieux souvent entachées par des scandales. Il ne s’agit plus aujourd’hui d’idées marginales, mais de visions du monde qui s’installent et se partagent. Selon la Fondation Jean-Jaurès, la Covid a généré « quasi instantanément ses propres interprétations ou grilles de lecture de nature conspirationniste ». Face à une cacophonie d’informations, certains ont cherché leurs propres réponses, avec la conviction qu’ils doivent trouver la vérité, voire un traitement, par eux-mêmes. Une vérité claire offrant un sentiment de sécurité et de contrôle, mais dont les risques individuels et collectifs pour la santé peuvent être graves.

Souvent portées par « des médias alternatifs » ces théories peuvent contribuer à la confusion du public,   brouiller la communication des autorités sanitaires, notamment de l’OMS, et mettre des vies en danger. Ainsi des discours vantant des remèdes illusoires ou dangereux, refusant la réalité de la gravité de l’épidémie ou prônant la désobéissance aux mesures prises par les autorités pour endiguer l’épidémie.

Des gens voient avec inquiétude leurs proches devenir obsédés par de telles théories, au point où la discussion n