L’Association française de normalisation (Afnor) a décidé de participer à l’élaboration de normes de standardisation encadrant certaines pratiques dites de « médecines complémentaires », comme la réflexologie, la naturopathie ou le reiki.
Ces référentiels, bien que présentés comme de simples guides de bonnes pratiques, risquent de conférer une apparence de crédibilité à des disciplines dont l’efficacité n’est pas démontrée scientifiquement. Cette normalisation pourrait être interprétée à tort comme une forme de validation officielle.
Cette démarche suscite par ailleurs des critiques de médecins et de défenseurs de la médecine fondée sur les preuves et les données scientifiques, qui redoutent qu’elle entretienne la confusion entre soins validés et pratiques pseudo médicales.
L’affaire a conduit le Conseil d’État à examiner le rôle de l’Afnor et les conditions dans lesquelles ces normes sont élaborées. Au-delà du cas de la naturopathie, le débat porte sur les limites de la normalisation : doit-elle encadrer des pratiques non reconnues par la science au risque de leur donner une légitimité qu’elles ne possèdent pas ?
(Le Point, 08.07.26 : https://www.lepoint.fr/sante/comment-lassociation-francaise-de-normalisation-standardise-les-fariboles-pseudo-medicales-J7F5LOBH7VEXZHQH2L5QOKYNNA/)
