La justice maintient l’interdiction d’exercer au naturopathe Eric Gandon

La cour administrative d’appel de Nantes a confirmé l’interdiction faite au naturopathe vendéen Éric Gandon d’organiser des stages de jeûne hydrique, une mesure prise par le préfet de la Vendée après le décès, en août 2021, d’une participante de 44 ans lors d’une cure en Indre-et-Loire.

 Mis en examen pour homicide involontaire en 2023, il conteste cette décision, estimant qu’elle porte atteinte à sa liberté d’entreprendre. Les juges ont rejeté son appel, rappelant que l’objectif est de prévenir de graves risques sanitaires liés à des jeûnes de plus de sept jours. Ils estiment que ces stages, sans supervision médicale et associés à des pratiques comme l’hydrothérapie du côlon, peuvent mettre en danger l’intégrité physique des participants. 

La décision s’appuie notamment sur un rapport de l’Inserm soulignant les risques, notamment cardiaques, des jeûnes prolongés hors cadre médical, ainsi que sur les mises en garde de la Miviludes concernant les dérives possibles de ces pratiques. L’enquête pénale sur les causes du décès est toujours en cours.

(Ouest France, 10.07.26 : https://www.ouest-france.fr/societe/justice/un-naturopathe-vendeen-reste-interdit-dexercice-apres-un-deces-pendant-une-cure-de-jeune-hydrique-094cbc74-7c6e-11f1-a984-1d0f13f20656)

  • Auteur : Unadfi