Une adolescente de treize ans a fui la Mission de l’Esprit-Saint après avoir elle-même alerté les autorités. Dans un témoignage accordé à Noovo, Julie décrit un environnement marqué par l’isolement, la violence psychologique et de graves lacunes éducatives.
Faute de réponse rapide de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) après son signalement, la jeune fille a lancé un ultimatum en contactant Tel-jeunes, menaçant de mettre fin à ses jours. La DPJ est finalement intervenue le lendemain.
Privée d’un parcours scolaire normal, Julie affirme avoir suivi une éducation clandestine et incomplète, souvent à domicile ou dans des sous-sols, avant d’intégrer l’école publique. « Une transition difficile » se souvient-elle, évoquant « le rejet » de ses camarades et des moqueries récurrentes.
Selon elle, la situation perdure pour d’autres enfants au sein de la Mission, où des classes illégales existeraient encore, comme le suggère une vidéo obtenue par Noovo Info. Julie appelle aujourd’hui le gouvernement du Québec à agir rapidement. Elle estime qu’une intervention pourrait « sauver des vies ». Une enquête du ministère de l’Éducation, ouverte il y a six mois, est toujours en cours.
(Source : Noovo Info, 30.03.2026)
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