En France, plus de 15 000 personnes exercent sous le titre de coach, sans diplôme ni formation obligatoire. Un vide réglementaire qui favorise les dérives, allant de pratiques commerciales trompeuses jusqu’à des situations d’emprise psychologique et d’endettement graves.
En l’absence de tout cadre légal encadrant la profession, n’importe qui peut se revendiquer coach. En 2023, la DGCCRF a contrôlé 165 professionnels du secteur et constaté des anomalies dans près de 80 % des cas, notamment des qualifications mensongères et une confusion entretenue avec le domaine médical. La Miviludes signale de son côté un doublement des signalements liés à ces pratiques en dix ans, dont un quart concerne la santé. Les personnes ciblées sont souvent en situation de vulnérabilité — dépression post-partum, difficultés relationnelles ou financières — et se retrouvent entraînées dans des dépenses considérables. Une victime témoigne avoir souscrit un programme à près de 4 000 euros, avant de sombrer dans le surendettement et de devoir vendre sa maison. Les mécanismes d’emprise observés sont récurrents : rupture avec l’entourage, rejet des institutions, dépendance au coach. Face à ces constats, des associations comme l’Unadfi réclament une réglementation stricte de la profession.
(Source : TF1 Info, 19.04.2026)
