Les 20 et 21 mars 2026, un « Congrès de santé intégrative » s’est tenu dans les locaux de la faculté de médecine de l’Université de Clermont-Ferrand. La présence de nombreuses pratiques non validées scientifiquement au sein d’une institution universitaire médicale a provoqué des réactions indignées dans le monde académique.
Un événement de deux jours intitulé « Congrès de santé intégrative » a été organisé fin mars 2026 dans les locaux de la faculté de médecine de Clermont-Ferrand. Son programme comprenait des ateliers et conférences consacrés à des pratiques telles que la naturopathie, la sophrologie, la fasciathérapie, la réflexologie ou encore des approches fondées sur les « énergies » et la « danse cosmique ». Le laboratoire homéopathique Boiron figurait parmi les partenaires de l’événement. L’ancien tennisman Yannick Noah en était le parrain et devait clôturer le congrès par une conférence-débat. Ce qui a particulièrement alerté les scientifiques, c’est que la plaquette promotionnelle mentionnait la faculté comme partenaire, indiquant qu’elle garantissait la rigueur scientifique de la manifestation. Mathieu Molimard, professeur de pharmacologie au CHU de Bordeaux et auteur d’un rapport récent remis à la ministre de la Santé sur les dangers des fausses informations médicales, a publiquement dénoncé cette caution institutionnelle accordée à des pratiques non scientifiques. Le ministère de l’Enseignement supérieur, alerté avant la tenue de l’événement, aurait également exprimé des réserves.
(Source : L’Express, 19.03.2026)
