Propagande automatisée, recrutement ciblé, contenus truqués… Daech et Al-Qaïda exploitent désormais l’intelligence artificielle pour contourner leurs limites et renforcer leur influence. Un défi majeur aux services de sécurité.
L’intelligence artificielle est en train de changer la donne du terrorisme. Longtemps freinés par le manque de moyens, des groupes comme Daech et Al-Qaïda s’approprient aujourd’hui l’IA pour produire massivement des contenus de propagande, manipuler l’information et recruter avec une précision inédite.
Images falsifiées, vidéos truquées et récits d’incidents exagérés alimentent les réseaux sociaux et attisent les tensions, notamment dans les zones de conflit. Sur des forums, des appels explicites encouragent l’usage de l’IA pour transformer des projets violents en actions concrètes.
Selon le Center for Research and Evidence on Security Threats (CREST), l’IA générative sert aussi à diffuser des guides pratiques, des formations et un soutien logistique, y compris des tutoriels pour fabriquer des engins explosifs à partir d’objets du quotidien. Les chatbots constituent un tournant supplémentaire. Capables de dialoguer, d’influencer et de micro-cibler, ils facilitent la radicalisation individuelle.
Une étude de l’ONU met en garde contre ces outils, dont l’efficacité a été illustrée par le cas d’un responsable britannique de la lutte antiterroriste « recruté » lors d’un échange avec un chatbot.
(Source : pointsud.ca, 16.12.2025)
