La commission indépendante menée par l’Institut Louis Joinet sur les violences commises à l’institution catholique Notre-Dame de Bétharram (Pyrénées-Atlantiques) estime que 700 à 1 500 élèves ont pu être victimes de violences physiques, psychologiques ou sexuelles entre 1950 et 2000.
Après plus d’un an d’investigations, elle décrit un système de violence institutionnelle fondé sur la domination, la discipline et la peur. Son président, Jean-Pierre Massias, évoque des pratiques relevant du « sadisme » et des « méthodes dignes de la torture », marquant durablement les victimes. Le rapport recense notamment gifles, humiliations, privations, punitions dégradantes, mais aussi agressions sexuelles et viols. 37 religieux et laïcs ont été identifiés comme auteurs présumés à ce jour.
Le rapport parle d’un « crime de masse » et souligne que le nombre réel de victimes pourrait être très supérieur, beaucoup n’ayant jamais témoigné. Les poursuites judiciaires restent toutefois limitées en raison du décès de nombreux auteurs présumés ou de la prescription de certains faits.
La commission propose notamment la création d’un « tribunal citoyen » symbolique afin de reconnaître les souffrances subies et de donner une forme de justice mémorielle.
Lors de la remise du rapport, le supérieur général des Frères de Bétharram a demandé « pardon aux victimes et à la société entière ».
(Source : Ouest-France, RTL, Charente Libre, 20.06.26 ; Radio Canada, 21.06.26)
Pour aller plus sur le site de l’UNADFI : Colloque « enfance volée, enfance en danger » : https://www.unadfi.org/boutique/publication/actes-du-colloque-les-mineurs-victimes-de-sectes-enfance-volee-enfance-en-danger-version-pdf/
