Cancer du sein : un risque de décès quadruplé quand les pratiques non conventionnelles en santé remplacent les soins médicaux 

Une vaste étude américaine publiée début 2026 dans JAMA Network Open met en évidence un lien fort entre le recours exclusif aux PNCS et une mortalité nettement plus élevée chez les femmes atteintes d’un cancer du sein.

Des chercheurs de l’Université Yale ont analysé les données de plus de 2,1 millions de femmes diagnostiquées pour un cancer du sein aux États-Unis entre 2011 et 2021, dans le cadre de la National Cancer Database (environ 70 % des nouveaux cas nationaux). Quatre groupes ont été comparés : traitement conventionnel seul, PNCS seules, combinaison des deux, et aucune prise en charge. Le taux de survie à cinq ans atteint 85,4 % pour les patientes ayant suivi un protocole standard, contre seulement 60,1 % pour celles ayant opté exclusivement pour des approches non conventionnelles. Après ajustement statistique, le risque de décès dans ce dernier groupe est multiplié par environ 3,7 — un niveau proche de celui observé en l’absence totale de traitement. Les femmes combinant les deux approches présentent également un risque accru (+45 %), notamment parce qu’elles tendent à abandonner certaines étapes clés comme la radiothérapie ou l’hormonothérapie. Les auteurs précisent que des pratiques telles que l’acupuncture, le massage ou la méditation, utilisées en complément (et non en remplacement) des soins validés, ne sont pas associées à un surrisque. L’étude souligne enfin que le recours aux PNCS est largement sous-déclaré aux équipes médicales, ce qui complique le suivi et peut conduire, parfois sans s’en rendre compte, à des abandons de traitement dont on sait qu’il améliore la survie.  

(Sources : Doctissimo, 11.03.2026 & Science et Vie, 14.03.2026)

  • Auteur : Unadfi