Le dérivomètre : un outil de l’Ordre des médecins pour protéger les patients face aux dérives thérapeutiques  

Face à la prolifération des pratiques de soins non conventionnelles et à la montée des discours pseudo-médicaux, amplifiés notamment depuis la crise du Covid-19, le Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) a élaboré un outil de prévention appelé le « dérivomètre ».

Disponible en téléchargement, ce document est destiné à être affiché dans les salles d’attente des professionnels de santé. Il recense les comportements interdits à toute personne non professionnelle de santé : poser un diagnostic, promettre une guérison, inciter à l’arrêt d’un traitement ou pratiquer des actes invasifs. L’outil cible également des signaux d’alerte comme les discours mystiques ou « quantiques », la culpabilisation et l’isolement des patients. Chaque année, la section Santé publique du CNOM recense environ 150 signalements de dérives thérapeutiques, impliquant parfois aussi bien des praticiens non conventionnels que des soignants. Les publics les plus exposés sont les malades chroniques, les personnes âgées ou précaires et les jeunes très présents sur les réseaux sociaux. Le manque de médecins dans certains territoires est identifié comme un facteur aggravant. En cas de dérive avérée, le CNOM peut saisir le procureur de la République et collaborer avec la Miviludes. Une large diffusion du dérivomètre est prévue au cours de l’année 2026. 

Télécharger le dérivomètre : https://www.conseil-national.medecin.fr/patient/sante-droits/derivometre-informer-risques-lies-psnc

(Source : Le Figaro, 04.02.26)

  • Auteur : Unadfi