Chaque dimanche, dans la banlieue de Mulhouse, le pasteur protestant Samuel Peterschmidt rassemble près de 2.000 fidèles, membres de « La Porte ouverte chrétienne », « église » fondée dans les années 60 par son propre père, Jean Peterschmidt.
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France
Mort du Père Jacques Trouslard, actif défenseur des victimes de sectes
Le Père Jacques Trouslard s’est éteint au centre hospitalier de Soissons, à l’âge de 87 ans.
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Crimes et châtiments : les faux souvenirs
L‘ ADFI s’intéresse depuis quelque temps aux psychothérapies abusives, en particulier celles qui s’appuient sur la théorie de la mémoire retrouvée (Voir BULLES n° 69). C’est un terrain délicat : les souvenirs prétendument retrouvés sont généralement ceux d’abus sexuels subis pendant la petite enfance. Dans l’ambiance actuelle d’indignation légitime face aux délits pédophiles, il est risqué de paraître prendre la défense de leurs auteurs.
Il existe plusieurs raisons de considérer les accusations de crimes sexuels avec beaucoup de circonspection lorsqu’elles se produisent très longtemps après l’évènement supposé. Il faut tout d’abord se demander s’il ne s’agit pas de manipulation mentale. Ensuite, ces accusations sont l’une des armes utilisées par les sectes pour intimider les proches de leurs adeptes. Enfin il s’agit d’aborder la défense de la famille au point de vue légal.
Si les crimes ne peuvent être poursuivis au-delà de la durée de prescription (10 ans après l’âge de la majorité en France pour l’inceste), c’est que le législateur a reconnu la difficulté d’apporter des preuves plus le temps passe. Or la preuve est bien ce qui fait toute la différence entre l’accusation légitime et la calomnie malveillante.
Ces problèmes sont apparus plus tôt dans le monde anglo-saxon qu’en France avec pour conséquence que dans l’Angleterre toute proche, on assiste aujourd’hui à des phénomènes apparemment contradictoires. D’une part, la presse à sensation racole le public par de véritables chasses au pédophile. D’autre part, les politiques commencent à s’inquiéter des risques sérieux d’erreurs judiciaires. La fin de l’année 2001 a vu se produire deux interventions en ce sens par des représentants à la Chambre des Lords ainsi que la première réunion d’une commission inter-parlementaire. L’inquiétude des parlementaires britanniques peut se résumer en trois points :
Le phénomène des faux souvenirs… Un vrai cauchemar
Depuis quelques années sont parvenus aux ADFI un certain nombre de témoignages révélant l’apparition en France d’un phénomène qui nous paraît constituer un véritable danger pour les familles et l’intégrité de la personne. Apparu aux Etats-Unis au début des années 80, ce phénomène est connu sous le nom de » mémoire retrouvée » ou du » syndrome des faux souvenirs « . Au cours d’une psychothérapie, des souvenirs traumatisants d’abus sexuels ayant eu lieu soi-disant durant l’enfance ressurgissent, vingt ans plus tard, à la mémoire. Pourtant, aucun de ces prétendus souvenirs d’enfance n’aurait existé avant le début de la thérapie. Ainsi, les patients, certains d’avoir retrouvé la cause de leur souffrance interne, accusent leurs parents d’inceste. S’agit-il d’une technique utilisée afin de reconstruire le passé et l’identité d’une personne dans le but de la contrôler, d’exercer son pouvoir et instaurer une relation d’emprise, de la séparer et de l’isoler de sa famille ? S’agit-il d’une dérive où l’acharnement thérapeutique, qui consiste à retrouver à tout prix dans la mémoire des souvenirs grâce à des questions suggestives, à chercher de façon intrusive une parole qui ne vient pas, à se focaliser activement sur la maltraitance et les abus sexuels, démontre une position confuse où se mêlent militantisme et fonction thérapeutique ?
Les personnes âgées victimes de maltraitance financière
Les auteurs d’un rapport rendu public sur la maltraitance financière à l’égard des personnes âgées, tirent la sonnette d’alarme. La personne âgée, fréquemment isolée, « est la victime idéale » et le plus souvent silencieuse.
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Sukyo Mahikari
L’association Sukyo Mahikari (1) existe depuis plus de 30 ans à Rouen. Le responsable local, Alain, adepte depuis 35 ans, explique que l’activité première de l’association est la purification de l’âme ainsi que du corps psychologique et physique. Le spirituel reste primordial, ajoute le responsable. Ce dernier a accepté que le journaliste du Bulletin de l’arrondissement de Rouen assiste à une séance au cours de laquelle il procède à une « transmission de la lumière » à « effet purificateur » sur une jeune femme, le canal de transmission étant la paume de sa main.
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La Nouvelle Acropole, implantée à Bordeaux depuis 33 ans
L’association « La Nouvelle Acropole » dispense des cours de philosophie à une cinquantaine d’adhérents dans des locaux loués à l’Espace Mouneyra.
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Il prétend pouvoir guérir le sida avec des plantes
Le président d’une association périgourdine, qui compte plusieurs centaines d’adhérents, va être entendu par les gendarmes « qui agissent dans le cadre de l’instruction d’une plainte contre X déposée à Paris pour exercice illégal de la médecine et de la pharmacie et mise en danger de la vie d’autrui ». Il prétend pouvoir guérir le sida grâce à un « remède » à base d’une dizaine de plantes de Madagascar.
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Les « autres médecines » avec discernement
De plus en plus de malades « et de bien-portants » recourent aux médecines dites alternatives telles la naturopathie, la kinésiologie, l’auriculothérapie…
Ces disciplines seraient au moins 400 en France d’après la MIVILUDES. Georges Fenech, son président, précise comment procéder pour savoir si une pratique présente un risque sectaire. Il est ainsi recommandé de s’assurer que le psychothérapeute consulté figure bien dans un registre départemental sur lequel ne sont inscrits que les psychothérapeutes reconnus. Ensuite, il faut repérer si le thérapeute ne tient pas un discours anti-médecine conventionnelle et s’il ne présente pas son traitement comme une médecine de substitution. Enfin, il faut réagir si les tarifs sont excessifs. « Lorsque chaque nouvelle consultation est plus chère que la précédente ou quand le thérapeute propose des stages ou des cures à plus de 1.000 euros, il faut se méfier », conseille Georges Fenech.
Rappelons que le ministère de la santé a mis en place un groupe d’appui technique en février 2009, composé de 30 personnalités de diverses institutions, « il est chargé de recenser, d’identifier et d’évaluer les pratiques pour ensuite informer le public ».
Source : Direction Générale de la Santé & Interview de Georges Fenech repris par le site internet destinationsante.com, 02.02.2011
Dossier réalisé par le Direction générale de la Santé consultable en ligne.
Un an dans un groupe d’inspiration Gurdjieff
En 2005 et 2006, Bulles avait publié une série d’articles sur le Système Gurdjieff[voir Bulles n°83, 85, 89 et 92]]. Le troisième, Les Groupes Gurdjieff aujourd’hui, traitait de la pratique et de ses conséquences. Le récit qui suit en est une illustration récente. Dans une démarche d’ouverture et de développement personnel, la jeune femme qui témoigne ici a intégré un de ces groupes et suivi l’enseignement d’un «maître» ; mais sa capacité à garder un certain recul lui a permis d’en sortir avant d’être engagée au point de perdre son autonomie.
