La Scientologie belge, sortie indemne d’une procédure judiciaire de 18 ans1, a annoncé qu’elle pourrait décider d’intenter une action en responsabilité civile contre l’État belge. Le jugement est désormais définitif puisque le parquet fédéral n’a pas fait appel de la décision.
Belgique
Procès de Bruxelles : les victimes réclament un procès en appel
Le tribunal de Bruxelles a rejeté les accusations qui auraient pu faire interdire la Scientologie en Belgique. Il a déclaré « irrecevable » l’ensemble des poursuites visant son interdiction. Il ne s’est donc pas prononcé sur les faits d’escroquerie, d’exercice illégal de la médecine et sur l’ensemble des infractions pour lesquelles elle avait été jugée.
Le respirianisme, une pratique responsable de décès
Parmi les pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique, appelée plus communément « médecines douces » ou « thérapies alternatives », le respirianisme1 propose de se nourrir d’air et de lumière. Extrêmement dangereuse, elle aurait déjà fait plusieurs morts. En Belgique, sa pratique est étroitement surveillée par le Centre d’informations et d’avis sur les organisations sectaires nuisibles (CIAOSN).
Les leaders d’OKC exclus du conseil d’administration
Durant le procès de la secte OKC (Ogyen Kunzang Choling)1, le secrétaire général du mouvement a annoncé à la Cour que Robert Spatz, leader du groupe, son fils Perceval ainsi que deux autres femmes du mouvement avaient été écartés du conseil d’administration il y a peu.
Fin du procès
En Belgique, le premier procès visant la Scientologie s’est achevé le 11 décembre 2015. À l’issue de sept semaines d’audience, le parquet a requis la dissolution pure et simple de la branche belge de l’organisation. Deux personnes morales, la branche belge de la Scientologie (ASBL) et le Bureau européen pour les droits de l’homme (émanation bruxelloise du siège américain de l’organisation) et onze de leurs dirigeants étaient jugés pour escroquerie, fraude, pratique illégale de la médecine, violation de la vie privée et extorsion.
OKC : Les enfants oubliés
Ce reportage donne la parole à de jeunes adultes nés au sein d’OKC. Il a pour ambition de révéler le véritable visage de la secte et d’aider à comprendre comment Robert Spatz qui prônait les valeurs du bouddhisme a pu se retrouver au coeur d’une enquête pénale.
Que sait-on de ? OKC
La communauté Ogyen Kunzang Choling a été créée par Robert Spatz dans les années soixantedix. Elle séduit les couples et les familles à la recherche d’une vie spirituelle inspirée par la sagesse bouddhiste et par la nature.
Le procès
Le tribunal correctionnel de Bruxelles a entamé le procès de la secte OKC (Ogyen Kunzang Chöling) le 4 janvier 2016. Robert Spatz, le fondateur de cette communauté d’inspiration bouddhiste, qui se fait appeler Lama Kunzang Dorjé, est le principal inculpé. Lui et dix autres personnes physiques et morales comparaissent pour escroquerie, extorsions, fraudes, faux et usage de faux, séquestrations, tortures corporelles, viols et abus sexuels sur mineures. L’enquête, débutée en 1997, a mis des années pour mettre à jour cette organisation tentaculaire ancrée en Espagne, en France et en Belgique. Elle a révélé que Robert Spatz exerçait une emprise sur ses victimes et abusait de son autorité.
Aller simple pour la souffrance, sans passer par la case « soins »
La Biologie totale vient d’être condamnée à Montpellier en la personne de Claude Sabbah1, son fondateur, reconnu coupable de publicité mensongère. Un motif bien mince au regard des premières inculpations pour exercice illégal de la médecine et blessures involontaires. Mais une condamnation quand même qui rend un peu justice après le décès de l’un de ses plus fervents adeptes. Et une condamnation de plus. Car en 2011, c’était le représentant belge de la Biologie totale qui était condamné, définitivement, pour exercice illégal de la médecine, coups et blessures involontaires et escroquerie2. En attendant le procès initié par Nathalie De Reuck, journaliste et documentariste, dont la mère est décédée des suites d’un cancer du sein, revenons plus en détails sur ce premier cas belge, celui de Maria S.
Déroulement du procès
Dix-huit ans après les premières plaintes, le premier procès visant la Scientologie en Belgique s’est ouvert le 26 octobre 2015. La 69è chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles doit juger deux personnes morales, la branche belge de la Scientologie(ASBL1) et le Bureau européen pour les droits de l’homme (émanation bruxelloise du siège américain de l’organisation) et onze de leurs dirigeants. Ils sont poursuivis pour escroquerie, fraude, pratique illégale de la médecine, violation de la vie privée et extorsion.
