Inspirée des aliments mentionnés dans la Bible (huile d’olive, poisson, pain au levain, fruits, légumes, etc.), cette pratique mêle nutrition, spiritualité et engagement politique.
Popularisée sur les réseaux sociaux, elle s’inscrit dans un contexte de regain religieux et trouve un écho dans le mouvement « Make America Healthy Again » du secrétaire d’État à la santé Robert F. Kennedy.
Des influenceurs santé chrétiens, comme la diététicienne Abbie Stasior, proposent des programmes associant conseils nutritionnels et accompagnement spirituel, créant un véritable marché autour de cette approche. Pour ses promoteurs, la Bible constitue un guide de vie applicable à l’alimentation et au bien-être.
Si certains nutritionnistes estiment qu’un tel régime peut être bénéfique lorsqu’il privilégie des aliments peu transformés, d’autres mettent en garde contre les dérives. Par exemple, certains défenseurs du mouvement avancent des guérisons non prouvées.
Né dans les années 2000 avec des ouvrages comme The Maker’s Diet, le régime biblique a gagné en popularité après la pandémie de Covid-19, sur fond de méfiance envers les institutions . Cette tendance séduit par son appel à une alimentation plus saine, mais accompagne souvent des discours complotistes, antivaccins ou anti-médecine conventionnelle, suscitant l’inquiétude d’une partie de la communauté scientifique.
(La Vie, 18.06.26 :https://www.lavie.fr/actualite/societe/le-regime-biblique-nouvelle-tendance-alimentaire-104434.php)
