Doulas : entre reconnaissance et risques, un débat qui divise

Alors que le Brésil vient d’officialiser le statut légal des doulas, la question de leur encadrement en France reste entière. Sages-femmes et représentantes des doulas s’affrontent sur les limites de ce rôle d’accompagnement périnatal, entre enjeux de sécurité, de coût et de complémentarité avec le système de santé.

Le 9 avril 2026, le Parlement brésilien a adopté une loi encadrant officiellement la profession de doula, sous condition de formation et de signature d’une charte éthique. En France, cette décision a ravivé le débat sur une éventuelle reconnaissance similaire, que les professionnels de santé continuent de rejeter fermement.

L’association Doulas de France plaide pour une reconnaissance formelle, qu’elle présente comme le meilleur rempart contre les dérives, en s’appuyant sur un cadre de 130 heures de formation et une charte déontologique. Elle se positionne comme complémentaire, et non concurrente, du personnel médical.

L’Ordre des sages-femmes pointe plusieurs risques : atteintes au secret médical, absence de compétence pour évaluer des situations obstétricales dangereuses, et le biais lié au coût élevé des prestations, les gens pouvant accorder plus d’importance à ce que dit une personne qu’ils ont payée plus cher. Une condamnation pour homicide involontaire prononcée à Pau en 2025, à l’encontre d’une personne se revendiquant doula, illustre ces préoccupations. La DGCCRF mène par ailleurs une enquête nationale sur les « coachs en périnatalité ».

(Source : La Croix, 25.04.26)

  • Auteur : Unadfi