Un violeur récidiviste employait des techniques d’emprise et de manipulation mystique

A la Guadeloupe, le procès d’un homme de 56 ans, jugé pour quatre viols et une agression sexuelle, met en lumière un mode opératoire fondé sur l’emprise psychologique. 

Selon les témoignages des cinq victimes, l’accusé se présentait comme un « guérisseur » doté de pouvoirs mystiques, capable de résoudre leurs difficultés grâce à des rituels de purification. Profitant de leur vulnérabilité, il les isolait, instaurait une relation de dépendance et imposait des actes sexuels en les présentant comme indispensables au succès de ces prétendus soins, allant jusqu’à évoquer des malédictions pour les contraindre.

Les victimes, qui ne se connaissaient pas, décrivent un scénario similaire marqué par la peur, la non prise en compte de leur refus et un profond traumatisme. Lors de la deuxième journée d’audience, l’accusé, déjà condamné à quatorze reprises entre 2010 et 2021, a rejeté l’ensemble des accusations, dénonçant des « calomnies » et niant toute manipulation ou violence.

Les experts ont toutefois souligné les importantes séquelles psychologiques des plaignantes, tandis que l’absence d’empathie de l’accusé a marqué les débats. Le procès doit déterminer si cette stratégie d’emprise a permis de fausser le consentement des victimes et caractérise les viols reprochés.

(RCI, 1.07.26)

  • Auteur : Unadfi