Un parc éolien en Loire-Atlantique est le terrain d’une controverse après que deux élevages voisins ont signalé divers problèmes sanitaires attribués aux installations.
Plusieurs expertises ont été menées par le GPSE (Groupe Permanent pour la Sécurité Électrique) puis par une mission interministérielle, sans établir de lien clair entre les éoliennes et les troubles observés. L’affaire a toutefois mis en lumière l’intervention récurrente de géobiologues, sollicités par les exploitants ou les éleveurs, et dont certains concepts se retrouvent dans des rapports officiels malgré leur absence de fondement scientifique. L’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), qui a analysé leurs travaux, relève de nombreuses faiblesses méthodologiques et des interprétations non étayées. Malgré cela, certains services publics ont intégré des diagnostics géobiologiques dans leurs protocoles, notamment en Pays de la Loire. Des recommandations institutionnelles ont même proposé d’encadrer cette activité, bien que l’un des auteurs concernés soit diplômé d’une école de géobiologie. Le ministère de l’Énergie et des acteurs du secteur des énergies renouvelables ont depuis rappelé que cette pratique n’a pas de légitimité scientifique et ne doit pas être associée au développement de l’éolien.
(Source : Afis, 09.11.2025)
