Le dernier rapport de la Sûreté de l’État alerte sur l’implication croissante de jeunes, parfois très jeunes, dans des dynamiques djihadistes. En 2025, un tiers des suspects liés à des projets violents étaient mineurs. La menace est diffuse et difficile à prévenir.
En Belgique, la menace djihadiste prend une tournure alarmante avec l’implication de mineurs. Un enfant de douze ans a récemment été interpellé. C’est ce que révèle le rapport annuel de la Sûreté de l’État. Si le rajeunissement des profils était déjà observé ces dernières années, les chiffres de 2025 marquent un seuil préoccupant. Près d’un tiers des personnes suspectées de projets violents n’ont pas atteint la majorité.
La plupart de ces jeunes ne disposaient toutefois pas de plans concrets ou sophistiqués. Les autorités redoutent désormais des actions isolées ou menées en petits groupes, souvent nourries par des radicalisations en ligne. À l’approche du dixième anniversaire des attentats de Bruxelles, les services de renseignement plaident pour un renforcement de la prévention. Selon eux, « il faut impliquer la justice des mineurs, les familles et le monde éducatif », si l’on veut réussir à « contenir une menace diffuse mais persistante ».
(Source : Actu Roubaix, 15.01.2026)
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