En Belgique, l’abrogation de la loi de 1999 encadrant l’acupuncture, l’homéopathie, l’ostéopathie et la chiropraxie inquiète les professionnels du soin. Cette loi, dite « loi Colla », était peu appliquée mais fixait certaines règles sur les qualifications requises pour pratiquer l’acupuncture.
Depuis 2022, la loi « Qualité » impose aux praticiens un visa du SPF Santé attestant de leur formation et de leurs compétences. Toutefois, sa mise en œuvre reste incomplète pour certaines médecines alternatives, créant selon les médecins un risque de confusion et de pratiques insuffisamment encadrées.
L’Association belge des médecins acupuncteurs alerte notamment sur les risques liés à des praticiens mal formés : des complications graves peuvent survenir, comme des perforations pulmonaires, des hémorragies ou des lésions d’organes. Les chiropracteurs demandent eux aussi des critères clairs de formation, de compétence et de contrôle.
Par ailleurs, la présence de pratiques controversées, comme la « biologie totale » qui attribue les maladies à des chocs émotionnels, ainsi que de praticiens sans formations reconnues en Belgique inquiètent les professionnels. Les plateformes de rendez-vous vérifient certaines certifications, mais ne peuvent pas toujours confirmer les qualifications des praticiens de médecines alternatives. Dans l’attente d’un cadre plus clair, les collectifs recommandent notamment de privilégier des praticiens disposant également d’un diplôme médical ou paramédical reconnu.
(L’Avenir, 28/09/26 : https://www.lavenir.net/lifestyle/2026/09/26/medecines-alternatives-la-fin-des-derives-4ICRPXLS3JEW3A74AIPTS4IK2Y/)
