Le projet de création à Béziers du premier campus européen de « médecine traditionnelle chinoise » suscite une vive controverse.
Soutenu par le maire, Robert Ménard, et par la Chine, il prévoit la construction, dès 2027, d’un complexe de 22 000 m² réunissant école, maison de santé, centre pour l’autisme, hébergement et espaces dédiés au taï-chi. Porté par l’ostéopathe Yves Le Gourières, le campus ambitionne d’accueillir plus de 500 étudiants et s’appuie sur un partenariat avec l’Université de médecine traditionnelle chinoise de Shanghai, qui validerait les enseignements.
Les formations reposeront sur les principes des pratiques traditionnelles chinoises (énergies vitales, méridiens, yin et yang…), des pratiques dont les fondements ne sont pas reconnus par la science.
Si la municipalité met en avant les retombées économiques et la création annoncée de 200 emplois, le projet inquiète les autorités médicales. Le Conseil de l’Ordre des médecins redoute des dérives, un risque d’exercice illégal de la médecine et la promotion de pratiques non validées scientifiquement. Des alertes ont été adressées aux pouvoirs publics par ces derniers, sans effet à ce stade.
(Actu Orange, 24.07.26 : https://actu.orange.fr/france/a-beziers-le-projet-controverse-du-premier-campus-de-medecine-chinoise-en-europe-magicExpress-CNT000002qELp8.html)
